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Editorial : Faut-il punir l’adultère ?

Le débat fait rage au sein de l’opinion. Faut-il pénaliser ou non l’adultère ? Voilà la question qui soulève des vagues. La retraite parlementaire qui s’est déroulée ces derniers jours à Dassa a ouvert la boîte de Pandore. Les travaux préparatoires au toilettage du code pénal se sont attardés sur le sujet. Cela en valait la peine d’autant plus que la question touche un nœud non moins important des relations conjugales. Le conjoint ou la conjointe qui opte pour l’adultère s’est-il délibérément mis au ban de la société au point de mériter une sanction ? Par le passé, le législateur a répondu par l’affirmative à cette question. Il a même enfoncé le clou en optant pour une discrimination aussi bien dans la qualification de l’infraction que pour les sanctions appropriées selon qu’il s’agisse de l’homme ou de la femme.
Garante du respect des droits humains, la Cour constitutionnelle a fort heureusement réparé cette injustice en déclarant contraires à la Constitution les articles du code pénal en vigueur qui violent le principe d’égalité des sexes. Si les articles incriminés sont beaucoup plus sévères vis-à-vis de la femme, c’est entre autres parce que le législateur a considéré que la femme est à même de ramener des enfants nés hors mariage au sein du couple oubliant par la même occasion que des enfants bâtards ou illégitimes conçus par l’homme en dehors des liens du mariage peuvent être aussi une source d’instabilité du foyer. Dès lors que la Cour constitutionnelle s’est chargée de remettre les pendules à l’heure, il est apparu nécessaire que le code pénal soit toiletté afin que les dispositions qu’il contient soient en harmonie avec la Loi fondamentale et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.
L’appréhension qui hante les moralisateurs et les conservateurs est liée à la débauche que pourrait entraîner la dépénalisation de l’adultère. Une sorte de « démocratie sexuelle » pour reprendre les termes du magistrat Michel Adjaka. Mais en réalité, le mal est déjà fait. Les couples dans lesquels les conjoints optent pour la satisfaction des désirs sexuels en dehors du mariage foisonnent. Il y a comme une hypocrisie générale qui entoure ce phénomène qui fait fureur depuis la nuit des temps. Sous le couvert de la religion, des traditions ou de la promotion des bonnes mœurs, nombre de couples s’écartent délibérément des exigences de la fidélité. Loin de faire l’apologie de la dépravation, il faut quand même reconnaître que beaucoup de couples ont fini par accepter ce mal qu’ils considèrent comme étant nécessaire.
Au fond, si les députés faisaient le choix de dépénaliser l’adultère, il reste toutefois une faute grave susceptible d’entraîner le divorce. L’article 234 du Code des personnes et de la famille dispose d’ailleurs que le divorce peut être prononcé pour « adultère de l’un des époux ». Avis à ceux qui seraient tentés de laisser libre cours à leurs pulsions au nom de la dépénalisation. Il reste néanmoins que si les peines figurant dans le code pénal actuel devaient être maintenues et étendues à parts égales aux deux époux, il n’en demeure pas moins que le conjoint ou la conjointe préfèrera, sauf en de rares cas, taire le scandale pour préserver l’honneur de son couple. En dehors de ses apparences de modernité, la société béninoise reste conservatrice. Ceux qui choisissent d’aller au mariage sont conscients qu’ils cheminent bien souvent avec le pire plutôt que le meilleur.

8-08-2017, Moïse DOSSOUMOU


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