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Editorial : La cité ministérielle : à quelles conditions ?

Une cité ministérielle à Cotonou. C’est le rêve que nourrit Patrice Talon qui veut marquer sa présidence d’une empreinte indélébile. Bras opérationnel du projet, le ministère du cadre de vie et du développement durable s’investit dans la concrétisation de cette ambition. Prévue pour être érigée sur une superficie de 5 hectares, cette cité abritera les bureaux de tous les ministres, leurs cabinets respectifs et les services centraux de l’administration. Ce sera un ensemble de 10 bâtiments de type R+5. Le site devant accueillir une telle infrastructure est déjà disponible et les études sont en cours de finalisation. Ce n’est plus qu’une question de temps pour que les travaux proprement dits soient lancés. Vouloir réunir sur un seul site l’ensemble des services des ministères n’a rien de négatif. Sous un certain angle, l’idée peut être pertinente. Certains pays de la sous-région ont fait cette expérience avec succès. Mais pour qu’il en soit ainsi à Cotonou, il faut des préalables.
En s’investissant dans la réalisation d’un tel projet, le gouvernement poursuit plusieurs objectifs à la fois. L’amélioration des conditions de travail des fonctionnaires de l’Etat demeure une préoccupation de tous les instants. L’érection de cette cité contribuera largement à la satisfaction de cette doléance des travailleurs mais aussi à un meilleur rendement de leur part. L’allègement des procédures et la simplification des démarches pour les usagers font partie des gains substantiels recherchés. Cette option du tout en un, limite considérablement les tracasseries pour les administrés contraints de faire des allers-retours d’un ministère à un autre, d’une direction à une autre, avant d’obtenir satisfaction. Cette cité ministérielle appelée à sortir de terre aura une incidence directe sur les caisses du Trésor, car elle induira la maîtrise du coût exorbitant des charges locatives. Si les finances publiques se portent mieux, l’Etat et les citoyens en ressentiront les effets.
En dépit de ses nombreux avantages, la construction d’une telle cité à Cotonou ne sera pas sans conséquences sur les travailleurs et les populations de la ville en général. En effet, les routes et les ouvrages d’art font cruellement défaut à la métropole. Il suffit de s’aventurer à Cotonou les jours ouvrables aux heures de pointe pour toucher du doigt l’enfer que vit la masse laborieuse au quotidien. Le spectacle désolant des embouteillages interminables dans une ambiance surchauffée n’est pas prêt de s’arrêter. Et si par malheur, des accidents de la circulation impliquant des gros porteurs s’invitent dans ce décor, la peine des usagers de la route se trouve décuplée. L’échangeur de Godomey construit il y a peu et qui était censé atténuer le phénomène dans une large mesure montre déjà ses limites. De deux choses, l’une. Soit le gouvernement mise d’abord sur les infrastructures routières, soit il lui faudra délocaliser certains ministères dans les communes situées à la périphérie de Cotonou.
Dans l’hypothèse où la cité ministérielle est maintenue sur le site de Cotonou, les carrefours communément appelés « la béninoise » et « cica toyota » de même que celui de la place de l’étoile rouge devront accueillir des échangeurs ou tout au moins des passages supérieurs. L’élargissement de certaines artères très fréquentées ne sera pas de trop car leur exiguïté n’est pas de nature à favoriser la fluidité de la circulation. Si par contre, certains ministères sont délocalisés à Porto-Novo, Sèmè-Podji, Abomey-Calavi, Allada et Ouidah, de nouvelles infrastructures verront le jour dans ces localités et ce ne sera pas pour déplaire aux populations résidentes qui viennent chercher leur gagne-pain à Cotonou parce que ne disposant pas du minimum sur place. La décision revient au gouvernement. Nul doute qu’il ne reviendra pas sur le lieu d’implantation du projet. Mais, à l’heure où Abidjan ne jure que par le métro, Cotonou qui traîne lamentablement les pas, peut tout au moins moderniser son réseau routier.

16-10-2017, Moïse DOSSOUMOU


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