Suivez Canal3 Bénin sur SIRIUS4 ! Position : 5°Est, Fréquence : 12605Mghz, Symbole Rate : 29905Mbauds, Polarisation Verticale.
Banniere publicitaire


En vérité : Fin de course pour la révision !

La démocratie béninoise a triomphé. La majorité des 3/4 indispensable pour la recevabilité du projet de révision de la Constitution n’a pas pu être réunie hier à l’hémicycle. Conformément aux dispositions de l’article 154 de la Constitution du 11 Décembre 1990, les 60 députés pour au lieu des 63 requis n’ont pas pesé bien lourd devant la majorité de blocage qui se résume aux vingt-deux contre et à une abstention. Plus donc de révision. Pas d’étude du projet porté par le chef de l’Etat à l’Assemblée nationale. Pas de débat sur le fond du projet. Pas d’amendements. Pas de référendum. A présent, passons à autre chose.
Mais avant, sachons que le vote défavorable signifie qu’autant le toilettage de notre loi fondamentale, projet phare du président Talon tombe à l’eau, autant bien d’autres réformes sont, d’ores et déjà, noyées. Malheureusement pour le Bénin. Un autre rendez-vous de manqué avec l’histoire. Un intrigant refus de développement. Finalement, avec le rejet du projet de révision au Palais des gouverneurs, c’est la marche en avant du Bénin qui se dessine en pointillé.
Et, certains ont beau gloser sur l’inopportunité de donner un coup de pinceau à cette Constitution qu’ils ont eux-mêmes, dans un passé récent, décriée, il faudra bien un jour, pour remettre le Bénin à flot, qu’on s’entende pour des réformes politiques, économiques et sociales.
Cette fois-ci, en dépit de la non violation des dispositions de l’article 156 qui stipule qu’aucune révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire, la forme républicaine et à la laïcité de l’Etat, on aura compris que la conjoncture n’était pas favorable. Mais, devant ce refus d’accompagner le chantre du Nouveau départ dans ses ambitions, pourrons-nous le juger sur ses promesses au peuple souverain ?
Dans tous les cas, c’était une belle occasion de toiletter et d’élaguer les incongruités contenues dans la Constitution du 11 décembre 1990. Mais, bien que le projet de révision n’ait plus droit de cité, convaincus sommes-nous que pour notre loi fondamentale, des améliorations sont incontestablement nécessaires. Tout aussi dépités sommes-nous, qu’à cette singulière opportunité où à l’horizon, il n’y a aucun risque d’un troisième mandat, les députés aient délibérément choisi de ne pas user de leur droit d’amendement.
Tout en notant que l’immobilisme, avons-nous choisi, pour encore quelques années, il faut tout de même rappeler aux soupçonneux qu’une Constitution est adaptée à l’évolution de la société. Par ailleurs, étant une œuvre humaine, elle se modifie, a même prévu les mécanismes de sa révision, et dès lors que les procédures sont respectées, c’est parfaitement conforme à l’Etat de droit. Maintenant, au Bénin, c’est tout une autre réalité. Chacun interprète les normes constitutionnelles comme il l’entend, et jaloux que nous sommes de notre démocratie, nous voilà encore une fois empoisonnés par le venin de la méfiance. Dommage. Mais un jour, pour une Constitution plus ambitieuse, sera le bon.

5-04-2017, Angelo DOSSOUMOU


CHRONIQUES

En vérité : Portable perturbateur !
18-01-2018, Angelo DOSSOUMOU
Retour à la concentration maximale dans les salles de classe. Désormais interdit, le téléphone portable perturbateur laissera les enseignants (...) Lire  

Editorial : L’axe de la mort
18-01-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : L’utile réforme intellectuelle (...)
17-01-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Des mots pour guérir des maux
17-01-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : Syndicalisme à l’œuvre !
16-01-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Le parent pauvre du parlement
16-01-2018, Moïse DOSSOUMOU




Nous suivre

Suivez-nous sur les réseaux sociaux







 
 

DANS LA MÊME RUBRIQUE

En vérité : Portable perturbateur !
18-01-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : L’axe de la mort
18-01-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Des mots pour guérir des maux
17-01-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : Syndicalisme à l’œuvre !
16-01-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Le parent pauvre du parlement
16-01-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : En attendant la Cour !
15-01-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Houngbédji et la polémique
15-01-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Exit le Cfa en 2020
20-12-2017, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Dialogue social en panne
19-12-2017, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : La lanterne rouge diplomatique
18-12-2017, Moïse DOSSOUMOU
En toute sincérité : Parole en l’air !
15-12-2017, Naguib ALAGBE
En vérité : Diplomatie en ébullition !
13-12-2017, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Mérite à la Rupture !
11-12-2017, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Le réveil diplomatique
7-12-2017, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Le budget selon l’opposition
6-12-2017, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Un cadeau suspect
5-12-2017, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : La bombe à retardement
29-11-2017, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : L’appel de Léhady Soglo
28-11-2017, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : Viol en crescendo !
27-11-2017, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Repenser les fêtes identitaires
27-11-2017, Moïse DOSSOUMOU


0 | 30 | 60 | 90 | 120 | 150 | 180 | 210 | 240 | ... | 1200

Regain d’activités politiques des Cauris : Les Fcbe refusent de (...)
21-08-2017, Arnaud DOUMANHOUN
Curieuse façon de jaser, d’aller de hameau en hameau pour perturber la tranquillité des citoyens, de jouer les leaders (...)  

Election du 2e secrétaire parlementaire : Le vote en faveur de (...)
26-05-2016, Arnaud DOUMANHOUN
La Renaissance du Bénin (Rb) a voté dans sa majorité pour le candidat du Nouveau départ, soit 6 députés sur les 7 que (...)  

Après l’installation de sa coordination And : So-Ava s’embarque (...)
23-03-2015, Angelo DOSSOUMOU
La commune lacustre de So-Ava est officiellement entrée samedi dernier dans la dynamique unioniste imprimée par (...)