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Plume libre : Opposants levez-vous !

L’horizon électoral obscurci par le discours à polémique de Boko a été vite dégagé avec l’argentier national, Komi Koutché. Et désormais, on plonge dans la logique des élections. Maintenant que le gouvernement Yayi décide de jouer la carte de bonne foi pour dégonfler la polémique et rassurer la nation, les pendules de la démocratie sonnent l’heure de la vérité. Si on a tôt fait de conduire sur l’échafaud la troupe cauri, accusée alors d’attentat contre la démocratie, il reste que le péché du pouvoir cauri n’absolve pas la faute d’une opposition dont le procès devient une nécessité.
Avec les multiples ballons d’essai de Boni Yayi, on découvre la passivité fatale d’une opposition qui masque vainement ses déficits. Le discours de Boko, apothéose de l’hégémonie cauri, est l’ultime manifestation d’un pouvoir qui agit selon son libre arbitre et imprime son rythme à la vie politique. Yayi et sa mouvance ont appris à rouler en roue libre devant un conglomérat oppositionnel, spectateur trop joyeux, pour faire preuve de concentration et passer à l’acte. Le gonflement des muscles et les bruits de bottes après le coup de tonnerre du week-end et les cumulo nimbus dans le ciel électoral ne suffisent pas à gommer les ratures de la copie politique du camp anti- cauris. Cette opposition, candidate à l’alternance n’est pas immaculée. Sa complicité passive avec le pouvoir cauri a enfanté la psychose.
A qui la faute si Yayi défriche puis laboure à volonté le champ politique national ? Même en fin de mandat, la mouvance cauri semble en terrain conquis. Et Boni Yayi vogue sur une mer tranquille. A moins de deux ans de la présidentielle, les starting-blocks ne font toujours pas salle comble. Même le ballon d’essai sur le troisième mandat n’a pu déclencher une effervescence des présidentiables. La réceptivité des citoyens à l’intériorisation du message cauri semble ascendante. La capacité persuasive des candidats et des partis de l’opposition demeure plutôt une grande inconnue.
Pour les opposants, le ressort semble cassé alors que les cauris envahissent la sphère politique. Ce vide inspire à la mouvance quelques excès. Le défaut de riposte enfle les appétits d’un yayisme insatiable. Plongée dans un coma inquiétant, l’opposition semble proche de sa tombe. Affaiblie par son manque d’organisation et les querelles fratricides larvées, elle fait le lit de Yayi et de ses supporters qui utilisent royalement la rhétorique « après nous, c’est nous ». Cette opposition empêtrée dans ses contradictions est transformée en une foire d’empoigne où la guerre des intérêts fait rage au point de pousser certains à d’étonnantes compromissions. L’avenir de l’alliance politique est le cadet des soucis de quelques prétentieux jusqu’au-boutistes qui s’abreuvent de ruminations utopistes et d’obsession parlementaire.
Quel destin pour cette opposition qui laisse la mouvance agir en rouleau compresseur ? Elle manque de caractère et camoufle sa timidité par de réponses isolées à une parade musclée et permanente d’adversaires politiques en surexcitation. Empêtrée dans les antagonismes ruineux et la dispersion des énergies, seule une bonne organisation interne la sortira de l’ombre. Sa compétitivité en dépend. Une vraie communion l’aidera à construire le sentiment de solidarité transversale dans la bataille pour l’alternance. Le souvenir imprégnant des tribulations de 2011 devrait modeler la cadence des anti-cauris et les mettre vite dans l’ambiance préélectorale, seule solution pour réchauffer le potentiel militant et confondre les redoutables rivaux de la sphère politique.
L’opposition veut-elle le pouvoir en 2016 ? Nul doute que dans son sommeil profond, son rêve entretient cette ambition. Mais sur le terrain, la musique est en mode « après nous, c’est nous », la symphonie de la mouvance Yayi, jouée avec la sonorité de conservation du pouvoir. Achille aux pieds légers ne peut rattraper la tortue si celle-ci prend départ avant lui. Le paradoxe de Zénon d’Elée peut sanctionner l’activité politique.
La société civile et les médias continueront à combler le vide de l’opposition en dénonçant la gouvernance cauri. Mais eux, n’ont pas pour vocation, la conquête du pouvoir. Si l’opposition, elle, choisit de ne pas endiguer la poussée cauri, 2016 risque de valider l’ambition affichée des hommes de Yayi qui ont déjà proclamé avec sérénité et foi la sentence doctrinale : « après nous, c’est nous ».

25-09-2014, Sulpice Oscar GBAGUIDI


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