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Artisanat au Bénin : La sculpture, un métier en difficulté

Plusieurs métiers d’arts disparaissent, de jour en jour, compte tenu de la rareté des matériaux utilisés et aussi à cause de la faible valeur que la population accorde aux
objets ; c’est le cas du métier de sculpteur.

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Maurice, un sculpteur de formation vivait bien de son métier. Aujourd’hui, il mène une vie de misère. En 1996, il disposait d’un grand atelier situé à Gbégamey où il expose les objets pour vendre, mais son chiffre d’affaires a chuté compte tenu des difficultés que rencontre le métier. La sculpture, l’une des plus grandes richesses culturelles au Bénin, et qui nourrissait son homme auparavant, disparaît de plus en plus dans la société. Les sculpteurs sont confrontés à la floraison des boutiques vendant des objets importés des pays voisins et aussi à diverses difficultés. A en croire les artisans, le métier est difficile à exercer à cause de l’utilisation d’outils archaïques et surtout l’importation des objets.

La particularité des objets sculptés au Bénin

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La particularité des objets fabriqués au Bénin est que l’artisan conçoit des statues, des chaises, des objets de grande taille alors que ce n’est pas le cas pour les produits importés.

Un métier en difficulté
Le métier de sculpteur est en voie de dispiration car la mévente s’installe. Les gens préfèrent se procurer des sculptures importées, vu l’attirance que dégagent celles-ci, ayant été travaillées et peintes de façon industrielle. Ange, un jeune entrepreneur rencontré au Cpa, veut acheter des objets d’art pour embellir son bureau. Sa présence en ces lieux s’explique par la beauté et les prix relativement bas de ce côté. Et tout comme lui, nombre de visiteurs se comportent ainsi. Du coup, les sculpteurs locaux font juste l’objet de contemplation. Il faut noter que peu de Béninois accordent d’importance aux objets d’art, mentionne Maurice, un sculpteur au centre de promotion de l’artisanat. La soixantaine, sculpteur de formation et fort de ses nombreuses années d’expérience, il explique que s’il est encore dans le métier, c’est à cause des touristes qui viennent voir et acheter les objets, lui dire toute leur admiration et qui l’encouragent à continuer. Il s’indigne : « nous, nous sommes là pour nous soumettre aux promoteurs des boutiques puisque tout le monde se lance aujourd’hui dans la commercialisation des objets importés et cela crée une concurrence qui ne dit pas son nom ». Membre de l’association des sculpteurs « Nouwagnon », association qui avait pour but l’organisation des expositions d’art et aussi des foires pour promouvoir l’art béninois, il évoque tout de même le manque de moyens et de soutien financier. « Notre association n’a pas prospéré car ne disposant pas de moyens financiers et de sponsors », explique-t-il. Il va plus loin en confiant qu’il avait eu, par le passé, un projet dénommé Fenab, qui aidait les artisans à avoir des prêts pour poursuivre leurs activités. Mais le projet n’a pu durer. Et pour cause, la politique s’en est mêlée.

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Quant aux promoteurs des sites de vente des objets d’art, ils estiment que l’artisanat est oublié par les gouvernants. Les touristes achètent les objets et pour les amener dans leurs pays, ils éprouvent d’énormes difficultés, surtout au niveau de l’aéroport, car ils payent le double voire le triple du prix de l’objet avant d’aller chez eux ; ce qui empêche parfois les étrangers d’acquérir nos objets. Les artisanats invitent les autorités à revoir les textes qui régissent le secteur et augmenter les moyens financiers mis à la disposition de l’artisanat et diminuer les taxes d’exportation des objets par les touristes.
Jonas GANGNITO (Stag)

25-04-2014, La rédaction


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