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Symposium des RIAO 2016 : Acteurs culturels et professeurs d’universités échangent sur l’importance des langues maternelles

A l’université d’Abomey Calavi hier, acteurs culturels et professeurs d’universités se sont retrouvés pour discuter de l’importance des langues maternelles dans l’art du conte au Bénin et en Afrique. C’était à la faveur d’un symposium organisé dans le cadre de la 5ème édition des Rencontres internationales des arts de l’oralité (Riao)

Les langues maternelles sont le principal instrument de véhicule et de préservation des valeurs fondatrices de nos sociétés. C’est ce qu’on peut retenir du symposium organisé hier à l’université d’Abomey Calavi sur le thème « L’importance des langues maternelles dans l’art du conte au Bénin et en Afrique ». Ceci dans le cadre des rencontres internationales des arts de l’oralité. Au cours de ce symposium, le communicateur Charles Babadjidé, maitre-assistant à l’université d’Abomey Calavi a montré à travers son exposé sur le thème « Importance et impacts socioculturels des langues maternelles dans les sociétés africaines » que les langues maternelles sont le socle de toute éducation et du développement culturel. Néanmoins, il est remarqué au Bénin que les langues maternelles n’ont pas connu un progrès significatif malgré les textes et lois qui ont été mis en place pour leur promotion. De plus, au-delà du fait que les langues maternelles soient moins parlées chez nous, il se pose le problème du multilinguisme qui entraine la guerre des langues et ne permet pas au Bénin d’aboutir à l’unilinguisme. Le communicateur propose donc que les langues locales soient prises en compte dans les administrations locales et qu’on veille au renforcement de la législation sur les langues nationales. La deuxième communication donnée au cours du symposium par le docteur Fernand Nouwligbeto a porté sur le thème « le théâtre conté en langues maternelles au Bénin et en Afrique ». Ce volet a permis aux participants de cerner le concept de théâtre conté qui, selon le professeur, est une tautologie. « Si le conte traditionnel est déjà du théâtre, pourquoi parler encore de théâtre conté », a-t-il déclaré. On retient de ce symposium que les langues maternelles occupent une place importante dans l’art du conte au Bénin et en Afrique et qu’il faille mettre en place une politique adéquate pour leur promotion au regard de l’aspect traditionnel des contes qui renvoie aux langues maternelles

Impressions de quelques acteurs après le symposium
Dr Fernand Nouwligbeto du département des lettres modernes
Je crois que le thème du symposium est important parce qu’il touche à l’un des aspects fondamentaux de notre culture à savoir nos langues maternelles. La langue est par excellence le moyen de valorisation, de transmission d’une culture. De ce point de vue, dans un contexte mondial de globalisation et d’invasion des cultures étrangères, il est important d’attirer l’attention des créateurs sur cet aspect pour leur montrer que le conte étant par excellence un genre traditionnel, il a des relations étroites avec les langues maternelles et qu’on a tout intérêt à promouvoir ce genre et ces langues maternelles.

Koffi Attede : éditeur et acteur culturel
Les langues maternelles ont une importance dans l’art du conte au Bénin et en Afrique. Je pense que c’est la base ; comme il a été dit tout à l’heure, l’oiseau grandit dans son plumage. Lorsque vous voulez faire passer un message à un enfant qui nait, vous lui parlez la langue qu’il est censé comprendre le plus facilement, et cette langue c’est la langue qui est pratiquée dans son premier milieu de vie. Les langues maternelles, comme l’une des définitions l’a dit tout à l’heure, c’est la langue qui renvoie à sa racine, la racine n’est pas forcément l’origine, la racine, c’est ce sur quoi on s’asseye et si ce sur quoi on s’asseye en matière linguistique, si l’outil linguistique premier est le français, cette langue devient donc la langue maternelle de l’enfant. Il est alors important de mon point de vue de faire la différence entre la langue qui est celle de nos origines, de notre racine et la langue maternelle qui souvent renvoie à la première langue que rencontre l’enfant.
Propos recueillis par Nicaret AMADIDJE (Stag)
Nicaret AMADIDJE (Stag)

11-11-2016, La rédaction


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