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Fête des morts à Cotonou : Les Saints célébrés demain

Demain vendredi, les Saints seront célébrés à travers la fête des morts. Dans les cimetières de Pk 14 et de Calavi, les parents s’activent pour nettoyer les tombes et désherber les alentours. Avec ces temps de crise économique, on ne note pas un grand engouement par rapport aux activités connexes qui se développent autour. Une chose est claire, les Saints seront célébrés ce vendredi et les morts fêtés le lendemain.

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L’Eglise Catholique célèbre les saints. C’est la journée du 1er novembre qui est consacrée à cette commémoration. Ce jour, les chrétiens catholiques vont à l’Eglise pour prier pour les saints. Cette année également, les fidèles vont sacrifier à la tradition. Déjà, les préparatifs vont bon train. Pour le père Henri Azankpoto, curé de la paroisse Sainte famille de Tankpè, la fête de Toussaint célèbre non seulement tous les saints canonisés, c’est-à-dire ceux dont l’Eglise assure, en engageant son autorité, qu’ils sont dans la Gloire de Dieu, mais aussi tous ceux qui, en fait les plus nombreux, sont dans la béatitude divine. A l’en croire, cette fête rappelle à tous les fidèles, la vocation universelle à la sainteté. « Notre pensée de tous les jours doit être de marcher dans le droit chemin que Dieu a tracé en vue de bénéficier de sa gloire la dernier jour. Tout le monde doit se battre dans la prière pour être saint », a-t-il laissé entendre.

Le Curé a également tenu à expliquer que la Toussaint ne doit pas être confondue avec la fête des défunts, qui selon ses dires, est célébrée le lendemain. Il a indiqué que la fête de Toussaint est de nos jours confondue à celle des morts dont la date de commémoration est plutôt le 2 novembre. « La fête des Saints et la fête des défunts ne sont pas les mêmes. L’une se fête le 1er et l’autre le 2 du mois de novembre. Mais on a jumelé les deux aujourd’hui si bien que l’on prend l’un pour l’autre et vice versa », a-t-il dit.

Une fête, une origine

Littéralement, la Toussaint est la fête de tous les saints. Pour les chrétiens, c’est une fête en l’honneur des saints et des martyrs. Bien que la Toussaint soit célébrée depuis le Vème siècle, la date de la fête fut déplacée à plusieurs reprises. A en croire le père Henri Azankpoto, la Toussaint est aujourd’hui célébrée le premier novembre, parce que c’est à cette date que le pape Grégoire III a dédié aux morts l’une des chapelles de la Basilique Saint Pierre. Pendant la messe de la célébration de la Toussaint, le prêtre procède à la lecture de textes bibliques et d’évangiles faisant référence aux saints et aux chemins menant à la sainteté. Le Curé a, à cet effet, invité les fidèles à se rendre à l’Eglise ce jour pour prier et invoquer les bénédictions des Saints sur eux sans toutefois oublier d’aller entretenir les cimetières où reposent les morts qui sont également concernés par cette fête.

Des préparatifs de la fête de Toussaint sans grand engouement

Abomey-Calavi s’active pour rendre son cimetière attrayant

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Le cimetière de la commune d’Abomey-Calavi fait déjà sa toilette. La fête de Toussaint et celle des défunts s’annoncent et les familles ne veulent pas rester en marge de l’évènement. Hier aux environs de 11 heures, 6 hommes sarclent, torse nu sous un soleil ardent les lieux. Pour Léonard Coovi Zannou, gardien du cimetière d’Abomey-Calavi, le nettoyage des lieux est rendu possible grâce au maire Patrice Hounsou-Guèdè. « Ces personnes ont été engagées par la mairie d’Abomey-Calavi, pour nettoyer le cimetière. Aussi, le maire a-t-il déjà envoyé un électricien pour l’éclairage et la sécurité des lieux », explique-t-il.

Dans l’angle supérieur gauche du cimetière, certaines tombes sont déjà badigeonnées. Selon Léonard Coovi Zannou, elles ont été peintes en blanc par les sœurs. « Les sœurs d’à côté sont venues peindre les tombeaux de leurs sœurs défuntes », dit-il. Toujours est-il que la grande partie des tombeaux ne sont pas encore mis au propres, mais, selon Léonard Coovi Zannou, le cimetière fera jusqu’à la fin de ce jour, sa toilette complète. A l’en croire, toutes les tombes ne peuvent pas être retouchées. « …D’une part, certains tombeaux, pour des raisons financières, ne peuvent être badigeonnés. Mais à la tombée de la nuit, des bougies seront allumées sur ces tombes. D’autre part, les tombeaux carrelés, ne peuvent recevoir de la peinture… », affirme-t-il.

Faible engouement pour la fête à Pk 14

Excepté quelques ouvriers venus exécuter des travaux circonstanciels ou encore les travailleurs habituels des lieux, le cimetière Pk 14 était presque désert durant toute la journée d’ hier. Les rares citoyens rencontrés sur les lieux sont unanime sur un point : on note cette année, un très faible engouement pour la célébration de la fête de Toussaint. A 48h donc de la fête, seulement quelques personnes sont allées mettre au propre les tombes de leurs parents. Elles y étaient essentiellement pour raviver les inscriptions des tombes, effectuer des travaux de retouche de maçonnerie, de lavage des tombes carrelées, la pose de carreaux ou de marbre pour ceux qui en ont les moyens. La mairie de Cotonou, a elle aussi fait le service minimum. Elle a juste désherbé le cimetière dans sa totalité puis s’est retirée.
La crise économique est-elle passée par là ?

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« Nous sommes tous d’accord qu’actuellement, la crise sévit dans tout le pays. Néanmoins, nous pouvons et devons faire le minimum pour nos défunts parents. On n’a pas besoin d’argent par exemple, pour désherber le pourtour des tombes de nos parents. Je m’étais promis de carreler cette année, la tombe de mon feu père. Mais je n’ai pas eu les moyens. J’ai alors décidé de venir y inscrire moi-même une épitaphe. Il devrait (mon feu père) me venir en aide pour que je trouve de l’argent pour embellir davantage sa tombe », a affirmé Richard Hounnoukpè, décorateur calligraphe venu sur la tombe son père Ernest décédé, il y a 12 ans. « Le pays est actuellement sec. Et n’oubliez pas que vous verserez quelque chose à la mairie avant d’entreprendre le moindre travail de réfection. C’est aussi possible que les personnes attendent la veille pour se manifester », a affirmé Jean Luc Tessi, carreleur. La crise en est donc pour quelque chose. Mais d’autres expliquent ce manque d’engouement par la négligence des parents ou les tracasseries que l’on vit sur le tronçon Godomey-Pahou-Ouidah actuellement en chantier.

La mairie a-t-elle perdu tout intérêt pour les lieux ?

La mairie marque sa présence sur les lieux seulement à la veille des fêtes de toussaint. « Plusieurs tombes sont cassées et laissées ouvertes à cause de la négligence de certains parents. Si ces derniers sont des personnes démunies, alors la mairie devrait s’en occuper. Elle devrait aussi renforcer la sécurité sur les lieux en recrutant peut-être du personnel », a affirmé Jean Luc Tessi. « Elle pourrait, à l’approche de la Toussaint chaque année, initier des travaux de réfection sur les tombes », a-t-il ajouté. La célébration de la Toussaint devrait être l’occasion pour embellir nos cimetières et rappeler notre attachement à nos proches décédés. Mais ce n’est pas le cas. Il est donc légitime de se demander si la mairie a perdu tout intérêt pour nos cimetières.

31-10-2013, La rédaction


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