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Actualisation de la Liste électorale : Le Cos-Lépi installé pour ne rien faire

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Bientôt en fin de mission sans aucune activité ! Et ça fera de trois pour le Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi). Après les députés Sacca Lafia et Augustin Ahouanvoèbla, la Cour constitutionnelle sera bientôt appelée à déguerpir l’équipe dirigée par l’He Badirou Aguèmon. Le fait devient récurent et inquiétant. Depuis leur installation en août dernier, les membres du Cos-Lépi n’ont pas démenti les préjugés et prouvé à l’opinion qu’à l’ère de la rupture, on peut gouverner autrement le Cos. Un affichage clairsemé de la liste électorale et c’est le statu quo. Pourtant, l’He Badirou Aguèmon s’est très vite aventuré sur le terrain des promesses : « Nous avons pu les rassurer que le Cos-Lépi tiendra sa promesse conformément à la loi et que, au plus tard le 15 janvier 2017, la Lépi sera effectivement prête et publiée », avait-il déclaré, au terme d’une séance de travail avec les sages de la Cour constitutionnelle. Un pari qu’il lui sera bien difficile de tenir au regard de l’inertie qui s’observe dans le fonctionnement régulier de l’institution, et du non-respect des délais fixés pour l’exécution des différentes tâches. Et pour cause, la même rengaine : le gouvernement rechigne à débourser ce qu’il faut pour permettre au Cos de bien accomplir sa mission. A fin décembre, il paraît évident que la Lépi actualisée ne sera pas disponible à mi-janvier. Et le Cos-Lépi tourne en rond, en attendant que la Haute juridiction ne prenne ses responsabilités, car visiblement, la ‘’démission’’ n’est pas la chose la mieux partagée sous nos cieux. Ailleurs, l’autocensure est une question d’honneur.

La balle dans le camp de l’Assemblée nationale
A quoi sert le Cos, si face à l’incapacité de ses membres d’assumer leur cahier de charges, l’on devrait recourir à chaque fois à la Haute juridiction pour mettre un terme à leur mission après que l’Etat ait déjà investi des centaines de millions de Francs ? S’il est vrai que le Cos-Lépi tient sa légitimité du code électoral, il va sans dire qu’envisager une suppression de cette institution budgétivore exige une réforme de la loi, et seul le législateur est compétent en la matière. Mais la question devrait sérieusement attirer l’attention des élus du peuple. Il faudrait mettre un terme à la pagaille et arrêter la saignée. Cela n’honore guère la démocratie béninoise. D’ailleurs, pour régler cette équation, le législateur pourrait s’appuyer sur l’Agence nationale de traitement (Ant), un organe technique du processus d’actualisation du fichier électoral.

Finir avec les querelles de clocher
En effet, selon les dispositions de la loi 2013-06 du 25 novembre 2013 portant code électoral en République du Bénin, notamment en son article 219 : « Le Conseil d’orientation et de supervision se met en place le 1er juillet de chaque année et cesse ses travaux le 31 janvier de l’année suivante ». Mieux, l’article 18 précise que : « La Commission électorale nationale autonome (Cena) reçoit du Conseil d’orientation et de supervision (Cos), la version actualisée de la liste électorale permanente informatisée (Lepi) établie en début de chaque année, au plus tard dans les huit (08) jours qui suivent sa publication ». Mais force est de constater que ces délais n’ont jamais été respectés par les différentes équipes qui se sont succédé à la tête du Cos-Lépi. Tout commence d’abord par la guéguerre autour de la désignation des députés qui devraient siéger au cos et ensuite, une fois installés, c’est pour ne ‘’rien faire’’, si ce n’est gaspiller les ressources de l’Etat. C’est juste un folklore très coûteux pour le contribuable. En lieu et place du 1er juillet comme le dispose le code électoral, l’équipe dirigée par l’He Badirou Aguèmon a finalement prêté serment le 23 août et depuis, rien n’a véritablement bougé dans le cadre de l’actualisation de la Lépi. A quand la fin de la plaisanterie ?

27-12-2016, Arnaud DOUMANHOUN


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