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An 1 du régime du Nouveau départ : Talon s’explique et tourne le regard vers l’avenir

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« Nous avons passé 1 an, mais cette année a été nécessaire pour structurer, construire, prendre les textes qu’il faut, sensibiliser les partenaires qui ont intérêt à venir travailler au Bénin, pour que dans les mois à venir, nous commencions à voir de nos yeux la réalité du changement… ». Telle est la quintessence du bilan fait par Patrice Talon de ses 12 mois d’exercice du pouvoir présidentiel, sur les antennes de la télévision nationale le samedi 8 avril 2017. En clair, l’homme du Nouveau départ reconnait une fois encore, que les fruits n’ont pas encore tenu la promesse des fleurs, que la politique gouvernementale n’a jusque là pas comblé les attentes des milliers de Béninois qui ont cru en son projet de gouvernance. Mais pour Talon, le sourire va, d’ici peu, revenir sur les lèvres de ses concitoyens. Il est tout aussi conscient de la mévente qui s’est installée dans les marchés internes et frontaliers, notamment à cause de la baisse des échanges commerciaux avec le Nigéria, de l’effondrement du tissu social, de l’opération de déguerpissement des occupants des domaines publics, et du démantèlement du mini-marché de vente de faux médicaments à Dantokpa. « Ce qui s’est passé est bien dur… mais nous allons installer l’ordre, la beauté, dans notre pauvreté. C’est vrai que ça fait trop à la fois. Mais parfois, il faut avoir le courage d’attaquer tout ‘’le mal’’ à la fois. C’est vrai que le pays va mal, qu’il y a des problèmes d’emploi… Est-ce parce que économiquement, ça va mal, que nous n’allons pas faire les réformes pour régler avec efficacité les problèmes d’ordre économique ? Est-ce que nous avons raison de bâtir notre économie sur l’importation de produits manufacturés en transit vers le Nigéria ? », s’est interrogé le chef de l’Etat, convaincu de ce qu’il faut une refonte de l’économie béninoise. A en croire Patrice Talon, l’Etat n’a pas vocation à créer les unités de production, mais à prendre les textes nécessaires, pour organiser la refonte du système, afin de favoriser l’investissement. Et c’est à cela que s’est attelé son gouvernement ces 12 derniers mois, en prenant un certain nombre de lois pour favoriser l’investissement. « Il est impossible d’entreprendre la refonte de l’économie et d’avoir les résultats en peu de temps… Nous avons beaucoup de projets qui sont en cours, qui sont presque à maturité, qui vont se réaliser les mois à venir », a-t-il précisé.

Talon surpris !
La grosse déception pour le chef de l’Etat, est bel et bien, le rejet de du projet de révision de la loi fondamentale, socle de son projet de gouvernance. Patrice Talon a affirmé la nécessité d’un consensus autour de la réforme constitutionnelle et explique que c’est dans cette perspective qu’il a organisé des rencontres avec toutes les couches de la société, notamment avec la plupart des députés. « Je me suis engagé bien avant d’être candidat. J’ai dit que les réformes étaient nécessaires. Que c’était un préalable, parce que notre modèle comporte des aspects pervers. J’ai pris le temps nécessaire pour soumettre la question au débat. Malheureusement, le débat n’a pas eu lieu. Pourtant, j’ai rencontré la plupart des députés. Et il n’y a pas eu de réticences rationnelles, plutôt de principe et de politique… Mais je ne m’attendais pas à un rejet. Ça, j’ai été surpris. J’ai été déçu, je dois l’avouer, mais je m’incline… », a déclaré Patrice Talon. Ainsi, bien qu’il éprouve une certaine tristesse à voir jeter à l’eau son ambition de moderniser la Constitution du 11 décembre 1990, pour une avancée démocratique, Talon s’incline devant les règles de la Nation et prend acte du blocage opposé par une minorité de députés au projet.

Le défi du coton relevé
A entendre le chef de l’Etat quand il aborde la question de la production cotonnière, notamment pour le compte de la campagne 2016-2017, l’on peut affirmer que pour Talon, c’est sa plus grande réussite au cours de cette première année de gouvernance. Avec assez de fierté, l’homme annonce que le coton va mieux. « Le mal de mon gouvernement est que nous ne communiquons pas. La campagne cotonnière 2016-2017 a déjà dépassé les 400.000 tonnes, un record historique. Et l’Etat n’a injecté aucun franc. Nous nous sommes engagés à faire de cette campagne, une campagne jamais égalée. J’ai su appuyer là où il faut pour avoir un résultat immédiat. Il reste à peine 50.000 tonnes de coton graine dans les champs à la date d’aujourd’hui. Le Bénin a déjà commercialisé plus 350 000 tonnes… », a laissé entendre Patrice Talon.
Mais, à en croire le chef de l’Etat, ce secteur ne sera pas le seul à porter des fruits. Il déplore par exemple le fait qu’à Cotonou, nous ayons des marchés ruraux. ‘’Aucun marché de Cotonou n’a la dimension d’un marché urbain. J’ai choisi l’option la plus impopulaire. Faire instaurer l’ordre avant de construire, d’améliorer…’’, a déclaré Patrice Talon. En ce qui concerne le secteur agricole, Talon explique que le changement climatique a induit un bouleversement dans le calendrier agricole et que de ce fait, le paysan ne sait plus à quel moment semer. C’est pourquoi, le gouvernement envisage introduire une politique d’irrigation pour une meilleure gestion des ressources en eau.
« J’ai un nouveau défi, celui de réussir à la tête du Bénin à faire des miracles. C’est mon nouveau défi, et je prends toutes les dispositions pour réussir. Je me suis débarrassé de tout ce qui pourrait m’attacher aux entreprises », a déclaré Talon en réponse aux critiques formulées contre les supposés conflits d’intérêts entre l’Etat et ses entreprises.
Et puisque son projet de révision est rejeté par le parlement, l’homme d’affaires n’exclut plus un éventuel second mandat à la tête du pays : « Patrice Talon n’a pas d’aversion pour la fonction présidentielle et j’ai été élu pour 5 ans. A titre personnel, je m’en voudrais de dire que j’ai une aversion pour la fonction. En 2021, j’aviserai de ma candidature ou non ». En direction de ses amis, Talon donne la palme d’or à Olivier Bocco et regrette le départ du gouvernement de Candide Azannaï.

10-04-2017, Arnaud DOUMANHOUN


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