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« Tares et les avatars d’une économie de rente », une analyse de Louis VLAVONOU, Inspecteur des Douanes à la retraite

Depuis quelque temps, une psychose généralisée s’empare du peuple en raison de la morosité qui s’observe aujourd’hui dans le paysage économique de notre pays. Certains analystes font déjà penser à ce que nous avons vécu au milieu et à la fin des années 80. On annonce une cessation de paiement. C’est la débandade dans les esprits, le sauve-qui-peut généralisé. Cependant, au-delà de cette vue apocalyptique, qu’en est-il en réalité ? Il n’est un secret pour personne que l’économie du Bénin est une économie de traite extravertie basée sur l’agriculture, le commerce et accessoirement l’industrie. L’agriculture occupe 70% de la population. Le secteur secondaire est caractérisé par la prédominance des industries légères et par la quasi-absence d’industries lourdes.

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Le secteur tertiaire est caractérisé par :
-  un commerce intérieur que dominent un circuit traditionnel pour les produits agricoles locaux et un circuit moderne pour les produits manufacturés ;
-  Un commerce extérieur qui se caractérise par la vente à bas prix de matières premières agricoles très peu transformées et l’acquisition de biens d’équipements, de produits manufacturés et de produits alimentaires à prix élevés. Mais pour mieux apprécier la situation économique actuelle, il convient de répondre aux interrogations ci-après :
- 
D’où venons-nous ? Que faire ?

I- D’OÙ VENONS-NOUS ? : DEVOIR DE MEMOIRE

I-1 : De la révolution à la Conférence Nationale
La crise politique qui a conduit le G. M. R (Gouvernement Militaire Révolutionnaire) à prendre le pouvoir le 26 octobre 1972, l’a amené à opter dès 1975 pour un modèle de développement basé sur le socialisme scientifique et pour guide philosophique, le marxisme-léninisme. Cette option qui prônait une société où il fera bon vivre et dans laquelle chacun pourra disposer du minimum nécessaire pour une vie décente, a plutôt débouché sur la gestion catastrophique des ressources de l’Etat. Le pays s’est alors trouvé confronté à de grosses difficultés économiques et financières qui se sont manifestées par un ralentissement sensible de la croissance économique, une baisse importante du revenu par habitant, une dégradation rapide des infrastructures économiques et sociales et l’aggravation des déséquilibres internes et externes. Ces difficultés sont dues, par ordre d’importance, à une politique économique inappropriée, à la détérioration des termes de l’échange, à l’érosion de la compétitivité extérieure du Bénin suite aux dévaluations compétitives non contrôlées de la monnaie nigériane. Le système bancaire de l’Etat devenu insolvable avait plongé l’ensemble du pays dans une grave crise de liquidité. Les salaires n’étaient pas payés non plus. Le secteur des entreprises publiques qui dominait toutes les sphères de l’activité économique était frappé de paralysie progressive. Elles étaient pratiquement toutes au rouge et n’avaient pour la plupart d’autre choix que de fermer leurs portes et de licencier leurs employés, n’étant pas valides, et confrontées à un environnement institutionnel et réglementaire extrêmement contraignant. Les déséquilibres internes et externes avaient conduit à l’accumulation d’arriérés de paiement intérieurs et extérieurs considérables et à un endettement insoutenable envers la Banque Centrale des Etas de l’Afrique de l’Ouest (B.C.E.A.O) ; c’est dans ces conditions qu’une mission du Fonds Monétaire International (F.M.I) composée de Monsieur Jacques Baldet, Bharati Dubey, MM William Byme et Jean-Claude Ferret, a séjourné en février 1989 au Bénin dans le but de préconiser des mesures pour améliorer les recettes de l’Etat. Il ressort de ce rapport que : « -Les rigidités inhérentes au régime du taux de change, la paralysie presque totale du système bancaire, l’étroitesse du secteur productif moderne dangereusement concurrencé par le secteur informel omniprésent et en expansion rapide ont handicapé la performance fiscale ; la crise du système bancaire a contribué au ralentissement des transactions sur le marché officiel dont certaines ont été effectuées par le canal de l’économie souterraine ; le commerce clandestin alimenté par les distorsions de taux de change entre le Bénin et le Nigeria n’a cessé de s’amplifier à la suite des mesures de prohibitions généralisées au Nigeria ; le commerce clandestin connait de fortes fluctuations mais son volume en terme de transactions est considérable bien que difficilement quantifiable. Il alimente une économie souterraine florissante ».

I-2 : Le Renouveau démocratique : le Bénin mis sous assistance respiratoire du FMI et de la Banque mondiale.
Ainsi, pour corriger les distorsions constatées de l’économie béninoise dans les années 80, un Programme d’Ajustement Structurel (PAS) a été conclu et mis en application en 1989. Celui-ci est suivi d’un second programme arrivé à terme le 31 décembre 1994. Avec l’application du programme d’Ajustement Structurel, les entreprises publiques qui étaient au nombre de 120 en 1984 sont passées à 40 en 1988 pour n’être qu’au nombre 25 en 1993 avec conséquence, le licenciement massif des travailleurs. Le gel du recrutement opéré depuis 1986 a dégagé sur le marché du travail en juin 1993, 7000 cadres diplômés sans emploi. Le premier programme de départ volontaire de la fonction publique a permis la réduction des effectifs de 1.500 Agents de l’Etat et le deuxième programme a enregistré 2.313 départs volontaires de Mars à Octobre 1992. Tous ces déflatés sont venus gonfler le monde des « sans-travail » obligés de se donner à la « débrouillardise » pour survivre. La seule orientation qui s’offre à ce monde, c’est le secteur agricole ou le secteur informel. Le problème de propriété foncière étant un domaine sensible pour le Béninois, beaucoup de ces déflatés ont plutôt choisi le secteur informel et plus particulièrement le secteur tertiaire informel. Face aux résultats encourageants enregistrés, ce programme a été remplacé en 1999, par la Facilité d’Ajustement Structurel Renforcé (FASR) qui apparaît comme un guichet de prêt concessionnel du FMI. Ainsi, les pays peuvent emprunter un maximum de 140% de leur quota au FMI dans le cadre d’un programme de trois (03) ans. Ce taux peut être exceptionnellement porté à 185%. Les prêts obtenus au titre du FASR portent l’intérêt à 0,5% avec remboursement semestriel. A la suite de l’élection de la République du Bénin à l’initiative des pays pauvres très endettés (PPTE), il a été retenu que tous les créanciers, aussi bien bilatéraux que multilatéraux renoncent au recouvrement d’une partie de leurs créances. Dans ce cadre, quelques créanciers bilatéraux ont annoncé qu’ils annulent 90 à 100% de l’encours de leurs créances sur le Bénin. S’agissant des multilatéraux, deux (02) tendances s’observent à leurs niveaux qui portent sur : L’allègement du service de la dette jusqu’à concurrence du montant que le créancier a décidé de consentir au Bénin ; l’octroi d’un nouveau prêt hors projets conventionnels dont l’utilisation des ressources est laissée à la discrétion du Gouvernement notamment dans le cadre du programme de réduction de la pauvreté. Il semble que le fruit récolté de tous ces programmes est d’avoir renoué avec la croissance. « Tout le problème est de savoir d’où vient cette croissance ». La base de celle-ci serait triple : les investissements routiers et sociaux, financés en majeure partie par l’aide publique au développement (APD), la forte progression de la production agricole et le commerce avec le Nigeria.
Le pays est toujours l’enfant chéri des institutions de Brettons Woods. Son programme triennal pour la réduction de la pauvreté et la croissance a même été reconduit en mars 2003 dans ce cadre. Il est arrivé à son terme fin mars 2004.
Le Bénin a rempilé pour trois ans, Washington ne tarissant pas d’éloges sur la gestion de ses finances publiques. « En 2003, l’activité économique béninoise a été soutenue, l’inflation a été faible et les performances fiscales ont été satisfaisantes. Des mesures ont été prises pour améliorer, la gestion des dépenses », se félicitait le 29 mars 2003, Anne Krueger, Directrice générale par intérim et présidente du conseil d’administration du FMI. Les finances publiques sont si bien gérées que l’Etat est en excès de trésorerie et dispose de plusieurs mois d’avance de dépenses. En 2002, il possédait plus de FCFA 50 milliards d’avoir à la Banque Centrale. Mais ce qui inquiète tout particulièrement la Banque Mondiale, est la stagnation du taux d’investissement. Celui-ci ne décolle pas des 18%  19% depuis plusieurs années. Car, il faudrait un taux d’investissement d’au moins 30% pour atteindre une croissance suffisamment forte permettant de réduire la pauvreté. Mais, notre pays connait depuis quelques temps une baisse de trafic due essentiellement à la désaffection du port de Cotonou au profit de ceux des pays de la sous-région. Cette baisse a un impact négatif sur les activités commerciales.

Les conséquences de cette désaffection sont :
-  la fermeture de plusieurs magasins de vente de tissus, de friperies dont les propriétaires, étrangers pour la plupart, sont allés s’installer au Togo ;
-  la fermeture et la délocalisation vers le Togo des parcs de vente de véhicules automobiles d’occasion ;
-  la fermeture de plusieurs boutiques de vente de textiles appartenant à des chinois, Indo-Libano-Pakistanais et installés au Nigeria.
Dans le domaine des véhicules d’occasion, le nombre de véhicules importés par le port de Cotonou est passé de 20.000 véhicules par mois en 2001 à moins de 8.000 à la fin de l’année 2003. Dans le domaine des marchandises, les magasins sont remplis de stocks ; des conteneurs sont bloqués au port pour cause de mévente. Les importations des produits carnés congelés dont les 95% sont réexportés sur le Nigeria ont considérablement baissé au point où les sociétés importatrices qui réalisaient au moins 45 conteneurs par mois n’en sont qu’à peine à 15. Les produits alimentaires tels que le riz, la farine de blé et autres qui traditionnellement sont réexportés sur le Nigeria n’ont pas échappé à cette baisse drastique. Les activités de transit et de consignation ont connu elles aussi une baisse sensible. Les marchandises en transit vers les pays de l’Hinterland sont déviées sur les ports de Tema et de Lomé. La plate-forme de Cotonou n’a pas pu tirer profit de la crise ivoirienne pour augmenter sa part de trafic à destination du Niger, du Burkina-Faso et du Mali. Cette situation est pour le moins surprenante lorsqu’on considère la distance qui sépare ces points de ces pays par rapport au port de Cotonou. C’est face à ce tableau peu reluisant que le Président Mathieu Kérékou céda le fauteuil présidentiel à YAYI Boni le 06 Avril 2006.

I-3 : Boni YAYI : l’homme qui a fait rêver avec des reformes au goût inachevé faute de courage politique(*)
Les grandes orientations de la politique économique s’inscrivent alors dans le cadre de la vision Bénin 2025, Alafia : « Le Bénin est, en 2025, un pays-phare, un pays bien gouverné, uni et de paix, à économie prospère et compétitive, de rayonnement culturel et de bien-être social ».Cette vision est déclinée par les Orientations Stratégiques de Développement (OSD). Ces dernières sont à leur tour opérationnalisées à travers la Stratégie de Croissance pour la Réduction de la Pauvreté (SCRP) qui s’appuie aussi sur l’Agenda vers une Economie Emergente et constitue le cadre fédérateur de l’intervention des partenaires au développement. L’orientation de la politique économique du Gouvernement, tout en s’inspirant des documents de politiques nationales ci-dessus cités, tient compte, de la démarche adoptée par le Gouvernement depuis 2006. Au cours de l’année 2007 considérée comme une année de transition, le Gouvernement s’est évertué à regagner la confiance des opérateurs privés, en particulier par l’apurement des arriérés intérieurs, et à renforcer le cadre macroéconomique (accélération de la croissance, assainissement des finances publiques, etc.).Après l’année de transition, il a été question de créer les conditions propices à l’essor économique du pays. C’est à ce titre que l’année 2008 a été considérée comme l’année des réformes. Ainsi, plusieurs réformes structurelles ont été identifiées et engagées : réforme des entreprises publiques, réforme de l’Administration publique, etc. Suite à l’engagement des réformes structurelles, l’étape suivante devrait concerner la mise en place des fondations de l’émergence. Les fondations identifiées pour l’émergence sont au nombre de quatre :
i) la mise en place d’un environnement des affaires de classe internationale ;
ii) le renforcement des infrastructures économiques de base ;
iii) la réforme et la modernisation de l’Etat ;
iv) l’aménagement du territoire.
Dans ce cadre, l’année 2009 a été consacrée à l’accélération de la dynamisation du secteur privé. Par le biais de son budget général, l’Etat a entrepris la mise en place d’un dispositif fiscal favorable à la création d’un environnement des affaires.
Pour 2010, l’orientation de la politique économique axée sur le renforcement des infrastructures de base avait pour but de :
i) consolider les acquis du secteur privé et créer un cadre propice à l’émergence de ces activités ;
ii) poursuivre la mise en place des fondations de l’émergence ;
iii) permettre une accélération de la croissance, compatible avec la vision du Chef de l’Etat.
En 2011, la politique économique a visé la poursuite de la mise en place des bases de l’émergence. Il s’est agi de :
i) poursuivre la mise en place d’un cadre propice au développement du secteur privé ;
ii) renforcer les infrastructures de base ;
iii) promouvoir le développement à la base ;
iv) aménager l’espace national.
A partir de 2012, le Gouvernement a fait l’option de passer des orientations annuelles du budget Général de l’Etat aux orientations quinquennales afin de faciliter leur évaluation.
Ainsi, l’orientation économique retenue pour la période 2012-2016 est le développement de l’entreprise et de l’initiative privée. Les points d’application de cette orientation pour l’année 2012 ont concerné :
i) la réforme et la modernisation de l’Administration Publique ;
ii) la promotion du partenariat public-privé ;*
iii) le développement local.
Pour 2013, les points d’application de l’orientation quinquennale de la politique économique prennent appui sur les documents de politique nationale et le plan de relance de l’économie élaboré en fin 2011. Ils sont axés sur :
i) le renforcement du capital humain et des infrastructures de soutien à la production ;
ii) la modernisation de l’agriculture et la promotion de l’agro-industrie ;
iii) le développement local.
Pour chaque point d’application, des actions phares ont été retenues de concert avec tous les ministères. Elles tiennent notamment compte de la promotion du genre et de l’autonomisation des femmes. Il importe de rappeler que la mise en œuvre de de ces actions n’est pas synonyme d’interruption de celles déjà en cours. Par ailleurs, la mise en œuvre de certaines mesures de politique économique devrait soutenir les points d’applications retenus pour 2013. Il s’agit notamment de :
i) la mise en place d’un nouveau cadre institutionnel pour la filière coton ;
ii) relance des activités des industries textiles et des huileries grâce à l’imposition d’un quota sur les exportations de coton fibre et de graine de coton et la mise en place d’un cadre de détermination de prix intérieur pour ces 2 produits ;
iii) l’orientation de la consommation publique prioritairement vers les biens produits localement ;
iv) la poursuite de la mise en œuvre de la fiscalité de développement ;
v) la création des agences respectivement de la mécanisation agricole, de la diversification agricole, et de l’aménagement des périmètres irrigués.

(٭) Voir différents budgétaires de 2008 à 2015
II- QUE FAIRE ?
II-1 : Quelques équations à résoudre
II-1.1 :L’équation des Dirigeants nigérians
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Le Nigeria n’a jamais fait de cadeau au Bénin dès que la survie de son économie est en jeu. Par exemple, lorsqu’il y a eu récession en 1984 au Nigeria, les frontières ont été fermées unilatéralement par le Général Muhammadu BUHARI pour enrayer le développement de la contrebande par la création d’une zone de protection nationale qui devrait être dépourvue de tout approvisionnement en produits prohibés à l’importation et à l’exportation. Ainsi, pour faire peur aux commerçants ; on a détruit tous les marchés frontaliers avec l’occupation de cet espace par d’importants contingents militaires et ceux-ci pouvaient tirer à vue sur tout contrebandier transportant de produits prohibés à l’intérieur de cette zone dite « Border zone ».
Malgré la réouverture de la frontière en 1986 par le Général Ibrahim BABANGIDA, les choses n’avaient pas pour autant évolué puisque les autorités nigérianes n’avaient maintenu que deux voies légales par lesquelles les opérations d’importation et d’exportation peuvent s’effectuer en provenance ou à destination du Bénin : il s’agit de l’axe Lagos-Igolo et de l’axe Lagos-Kraké.
Il en a été de même avec le Général Sanni ABACHA en 1995, OBASANDJO en 1978-1979 et Shehu SHAGARI sous son mandat de 1979 à 1983. Le Général Yacoubou GOWON en a aussi fait l’expérience pendant la guerre du BIAFRA de 1966 à 1975. C’est seulement sous les mandats de TAFAWA BALEWA (1960 – 1963) et du Dr AZIKIWE (1963 – 1966) que le phénomène de fermeture de frontière ne semble pas retenir mon attention hormis les cas de bref séjour au pouvoir du Général MURTALA Mohammed (1975 – 1976), Général ERNEST SHONEKAN (1993), Général Abdulsalami ABUBAKAR (1998 – 1999).

II-2.2 : l’Equation du commerce de réexportation
En réalité il s’agit d’une contrebande d’Etat. Ce comportement des dirigeants nigérians depuis des lustres n’est que révélateur de l’incapacité des dirigeants béninois à promouvoir une politique économique responsable basée sur une agriculture moderne source d’une industrie moderne transitant par les petites et moyennes industries. Pour lutter contre le commerce de réexportation, il y a en 1984 un accord quadripartite entre le Bénin, le Ghana, le Nigéria et le Togo. Aux termes de ces accords, on note par exemple que ‘’Les autorités douanières des Parties Contractantes devront prendre toutes les dispositions nécessaires pour mettre fin au trafic illégal de devises entre les Parties Contractantes. Toutes les devises transportées doivent faire l’objet d’une déclaration à l’entrée du territoire. ‘’Les règlements entre deux ou plusieurs Parties Contractantes s’effectueront soit par l’intermédiaire de la Chambre de Compensation de l’Afrique de l’Ouest soit dans une monnaie acceptée par les Parties concernées et conformément aux législations en vigueur dans chacune d’elles. ‘’La détention des devises est soumise à la réglementation des changes en vigueur sur le territoire de chacune des Parties Contractantes. Allez à toutes les frontières du Nigéria, de Kraké à Malanville en passant par Savé pour voir comment la monnaie nigériane circule. Ces dispositions sont-elles respectées ? Et quand on va au chapitre VII relatif à la surveillance des personnes, des marchandises et des moyens de transport, l’article 16 de l’accord précise que : ‘’L’administration compétente des Parties Contractantes devra, à la demande expresse de l’une quelconque des Parties Contractantes, exercer une surveillance spéciale sur :
a) les déplacements particulièrement à l’entrée et à la sortie de son territoire, de personnes que la Partie requérante a des raisons de croire qu’elles se livrent habituellement à des activités contraires aux législations douanières du territoire de la Partie requérante ;
b) les mouvements de certaines marchandises particulières signalées par la Partie requérante comme faisant l’objet de trafic illicite à destination ou à partir de son territoire :
c) des lieux particuliers de la Partie requise où ont été constitués des stocks de marchandises qui, selon la Partie requérante, alimenteraient un trafic illicite sur son territoire.
d) Tout véhicule particulier, navire, aéronef ou autre moyen de transport dont on a des raisons de croire qu’ils sont utilisés pour commettre des infractions douanières sur le territoire de la Partie requérante.
Au regard de ce qui précède, on constate aisément qu’aucune de ces dispositions n’est respectée. L’essence de contrebande entre librement au bénin et les produits manufacturés interdits d’entrée au Nigéria y entrent aisément à partir des frontières béninoises par le truchement du commerce de la réexportation. Le Nigéria exaspéré par ce comportement des Autorités béninoises a profité de l’affaire AMANI TIDJANI pour fermer les frontières terrestres en Août 2003. La réouverture de la frontière fermée le 9 Août 2003 ne sera effective que le 15 Août 2003 à 6H à la suite de la signature d’un mémorandum d’entente entre la République du Bénin et la république fédérale du Nigéria relatif aux questions transfrontalières. Une Kyrielle de produits sont alors interdits d’entrée au Nigéria dont les huiles végétales, la farine de blé, les confiseries, les biscuits, les jus de fruits, les poulets congelés etc……Or, ce sont ces produits qui alimentent le commerce de la réexportation à travers un circuit informel de contrebande. Le Nigéria a toujours considéré les pays francophones frontières comme des destructeurs de son économie et a souvent cherché à leur imposer son diktat. Face à cela, nous devrons prendre nos responsabilités et nous affirmer comme Etat souverain en leur montrant notre bonne foi. Bien vrai, nous avons souvent dit que le Bénin ne saurait être le ‘’gendarme ‘’ chargé de surveiller l’entrée des produits de contrebande au Nigéria, mais en signant des accords avec notre grand voisin de l’Est, nous devrons assumer nos responsabilités pour une dignité affirmée.

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II-2.3 : Equation du pacte de convergence, de stabilité, de croissance et de solidarité au sein de l’UEMOA
Ce pacte de convergence s’appuie sur une batterie d’indicateurs qui servent à apprécier les performances économiques et financières des Etats dans le cadre des objectifs d’intégration. A cette fin, huit(8) indicateurs associés à des normes précises ont été sélectionnés en raison de leur pertinence et de leur aptitude à refléter l’évolution des économies des pays membres de l’UEMOA. Ils sont dénommés critères de convergence et se décomposent en critères de premier rang et en critères de second rang.

a) Les critères de premier rang sont au nombre de quatre (4) dont un critère clé :
-  Le ratio du solde budgétaire de base rapporté au PIB nominal (critère clé) doit être supérieur ou égal à 0. Ce critère ainsi défini mesure la capacité d’un Etat à couvrir avec ses ressources propres l’ensemble de ses dépenses courantes et de dégager un excédent pour contribuer aux dépenses d’investissement. Il révèle les efforts d’ajustement nécessaires pour assurer la viabilité des finances publiques.
-  Le taux d’inflation annuel moyen doit être maintenu à 3% au maximum par an.
La poursuite de l’objectif d’un taux de change réel stable commande que des contraintes soient imposées en matière d’évolution des prix. Ce critère vise donc dans un premier temps à minimiser les écarts d’inflation d’un pays à l’autre en vue d’éviter un désalignement des taux de change réel qui n’est pas indiqué dans une union monétaire. L’objectif de ce critère est également de tenir compte de l’inflation de la zone euro en raison de l’arrimage du franc CFA à l’euro afin d’éviter une appréciation du taux de change réel.

- Le ratio de l’encours de la dette intérieure et extérieure rapporté au PIB nominal :
Ce ratio ne doit pas excéder 70%. En effet, le niveau excessif de l’endettement est un frein à l’utilisation de la politique budgétaire comme instrument de politique économique, du fait du poids du service de la dette qui absorbe une partie importante des ressources budgétaires et réduit ainsi la capacité de financement de l’économie nationale.

- Arriérés de paiement :
L’accumulation d’importants arriérés de paiements extérieurs et intérieurs réduit considérablement la crédibilité des Etats auprès de la communauté financière internationale et des partenaires privés nationaux. En plus de ce critère, il est recommandé aux Etats de réduire progressivement leur stock d’arriérés existant en vue de leur apurement total à l’échéance de la convergence.

b) Les critères de second rang sont également au nombre de quatre
-  Le ratio de la masse salariale sur les recettes fiscales ne doit pas excéder 35% :
Le suivi de ce ratio se justifie en raison de l’importance des dépenses de personnel dans les dépenses courantes des Etats de l’Union. La poursuite des politiques d’assainissement des finances publiques en vue de dégager une épargne publique consistante pour le financement des investissements publics, exige que l’évolution de la masse salariale soit maitrisée.

- Le ratio des investissements publics financés sur ressources internes rapportés aux recettes fiscales.
Ce ratio doit atteindre au moins 20%. Le suivi de ce ratio vise à contraindre les Etas à dégager des ressources pour le financement des investissements qui constituent le moteur de la croissance économique. Le financement des investissements dans les Etas membres de l’Union est encore, en grande partie, assuré sur ressources extérieures. De ce fait, dans un contexte international marqué par le reflux de l’aide publique au développement, les efforts internes d’investissements doivent être intensifiés en vue de mieux se protéger contre les rationnements de ressources extérieures qui ne manqueraient pas de perturber le rythme de croissance économique. Une amélioration progressive de ce ratio traduit un plus grand engagement des Etats pour la préparation du futur.

- Le ratio du déficit extérieur courant hors dons par rapport au PIB nominal ne doit pas excéder 5%.
En effet, la préservation de la stabilité de la monnaie dans la zone requiert un effort continu des Etats membres dans le sens de la réduction des déséquilibres extérieurs. C’est pourquoi, un accent particulier devra être mis sur le suivi de ce critère qui traduit le degré de vulnérabilité de l’économie, notamment sa dépendance par rapport à l’épargne extérieure.
- Le taux de pression fiscale doit être supérieur ou égal à 17%.
En effet, dans un contexte marqué par un accroissement de la demande sociale de biens et services collectifs du fait de la pression démographique et des exigences du développement économique, le poids des dépenses publiques dans l’économie s’inscrit dans une tendance à la hausse avec pour conséquence une aggravation des déficits publics. La préoccupation de réduire ces déficits, observée au cours des dernières années, a essentiellement porté sur la maîtrise des dépenses publiques. Afin d’éviter que tout le poids de l’ajustement ne soit supporté par les dépenses publiques, il devient indiqué de suivre l’évolution des recettes fiscales à travers un indicateur.
II-2.4 : Equation de la poursuite des réformes retenues par YAYI Boni
Les cadres de l’Administration ont souvent fait le bon diagnostic, mais la volonté politique a souvent manqué. A ne pas soigner la petite plaie au bon moment, c’est une gangrène qui s’installe et elle peut conduire à une amputation. A ne pas vite changer les rayons défectueux d’une roue de bicyclette, c’est la roue qui se transforme en 8 à force de constituer à rouler la bicyclette dans l’état défectueux des rayons. Nous avons vu la thérapie de choc des années 90, à nous administrée par le FMI sous le programme d’Ajustement structurel : Les Entreprises non viables ont été liquidées. De 120 en 1984, elles sont passées à 40 en 1988 et à 25 en 1993 (Discours sur l’Etat de la motion du président SOGLO en 1994). Les recrutements ont été gelés. L’Etat devrait aux fonctionnaires jusqu’à neuf mois d’arrières de salaire. YAYI Boni avait aussi fait le bon diagnostic mais n’avait pas été courageux pour prendre des mesures impopulaires. Aujourd’hui, le président TALON doit assumer les conséquences de cette incapacité du gouvernement du changement ou de la refondation. Pour mémoire, voici ce qui avait été retenu par le Président YAYI Boni et tiré les documents budgétaires de 2008 à 2015 :
« Les principales réformes structurelles engagées en 2008 devraient se poursuivre en 2009. Elles concernent entre autres :
• La restauration du secteur agricole par :
-  la création d’une société d’économie mixte avec une gestion de type privé pour l’outil industriel de la SONAPRA ;
-  l’institution d’une Autorité de régulation de la filière coton qui veillera au fonctionnement efficace de la filière et à l’observation par tous les acteurs des règles de gouvernance ;
-  la définition d’un accord cadre de partenariat public privé national et étranger.
• La restructuration et l’ouverture du capital de Bénin Télécoms SA ;
• La poursuite des actions dans le secteur de l’énergie à travers
- les actions de redressement de la SBEE à travers la révision de sa Convention Collective et la mise en place d’un nouveau Conseil d’Administration ;
- la définition de la mission et des attributions de la Société Publique de Patrimoine (SPP) et de la nouvelle SBEE par le MPDEAP et le MMEE ;
- la mise en place de l’Autorité de Régulation de l’Electricité et de la redistribution des attributions de la CEB avec la SBEE et les producteurs indépendants ;
• La mise en concession du Port Autonome de Cotonou ;
• La dynamisation de l’industrie et du commerce par la cession de la Société des Ciments d’Onigbolo aux opérateurs privés ;
• La restructuration de l’ensemble des autres entreprises se trouvant dans le patrimoine de l’Etat.

Liste des entreprises à restructurer
Pôle de développement Entreprises à restructurer

Transports, services logistiques et commerce
• Port Autonome de Cotonou (PAC)
• Société Béninoise de Manutention Portuaire (SOBEMAP)
• Organisation Commune Bénin-Niger des Chemins de Fer (OCBN)
• BENIN TELECOMS SA
• Continental Bank-Bénin

Coton et textile
• Société National pour la Promotion Agricole (SONAPRA)
Agro-alimentaire
• Brasserie d’Abomey

Tourisme, Culture et Artisanat
• Hôtel de la Plage
• Motel d’Abomey
• Hôtel TAT SOMBA

BTP, matériaux de construction et autres
• Société d’Energie Electrique (SBEE)
• Société des Ciments d’Onigbolo (SCO)

Que reproche-t-on alors au Président TALON ? Attendre la gangrène pour procéder à des amputations ? Non, ayons le courage nécessaire d’opérer ces reformes, certes douloureuses, mais salvatrices pour le bien-être individuel et collectif du peuple béninois.

III- PATRICE TALON, LE COMETITEUR-NE, L’HOMME DE LA SITUATION A LA FOI AUDACIEUSE : UN PRESIDENT VOLONTARISTE
Si on observe bien, on constate qu’après dix ans de pouvoir, le Bénin tombe dans un même cycle de fin de règne. Tenez :
-  Baisse de trafic due essentiellement à la désaffection du port de Cotonou au profit de ceux des pays de la sous-région avec comme conséquences :
- la fermeture de plusieurs magasins de vente de tissus, de friperies dont les propriétaires étrangers pour la plupart sont allés s’installer au Togo.
- La fermeture et la délocalisation vers le Togo des parcs de vente de véhicules automobiles d’occasion
- La fermeture de plusieurs boutiques de vente de textiles appartenant à des chinois, indiens, libanais etc…
Ce diagnostic est valable autant pour les dix ans de Kérékou que pour les dix ans de Yayi. Aujourd’hui encore, le Bénin se débat ; son destin semble incertain et précaire son avenir. C’est un Bénin marginalisé et chosifié, objet plus qu’acteur dans l’ordre international dont le destin semble une énigme et l’avenir pareil au « rougeoiement incertain d’un soleil crépusculaire confisqué par la mer ». On dirait qu’il est le refuge de nos doutes et de nos interrogations, son sort étant un ailleurs inconnu qui semble voué à l’ossification et qu’habite la désespérance. Mais faut-il accepter un tel état de fait, se complaire dans pareille aberration ? Ce qui équivaudrait à se résigner à une sorte de suicide collectif et admettre ipso facto que le Bénin doit demeurer dans la situation de détresse qui est la sienne ? Assurément non ! Car le futur, l’avenir c’est ce qui commande et doit commander la vision des hommes politiques qui ont de l’ambition pour leur pays. Ainsi, pour conjuguer ce sombre tableau plus au moins apocalyptique au passé, il faut un Président de la République volontariste qui a une foi audacieuse qui lui permet de croire en ce qu’il fait. Ne dit-on pas que « le propre du bélier est de lutter » et que « celui qui peut vaincre les autres est fort alors que celui qui s’est vaincu lui-même est vraiment puissant ». ?
D’où le programme ambitieux du « Bénin révélé ».

Du point de vue économique :
III-1 : Un programme conçu sur la base d’un diagnostic complet(*)
Une nouvelle ère de gouvernance de l’action publique a été lancée avec l’élection du Président Patrice TALON en avril 2016, sur la base de son Programme de société « Le Nouveau Départ ». Le Chef de l’Etat a clairement affiché, dans son discours d’investiture le 6 avril 2016, son ambition d’engager des réformes profondes pour impulser une nouvelle dynamique dans le pays. « L’urgence est donc aux réformes politiques, à la restructuration de l’économie nationale, à la reconstitution du tissu social en redonnant confiance à nos citoyens et à la restauration de la crédibilité de notre pays ». Ainsi, dès la mise en place du nouveau Gouvernement, un diagnostic complémentaire a été réalisé afin de confirmer les projets prioritaires de développement et leur mode de financement. C’est sur les résultats de ce diagnostic, des réflexions sur l’Agenda 2030 pour le développement (ODD) et des conclusions de l’accord de Paris sur les changements Climatiques (COP21) qu’a été conduit le programme « Bénin Révélé ». Le Gouvernement a fait le choix d’agir simultanément sur les leviers politiques, administratifs, économiques et sociaux pour mettre le pays en mouvement, en impulsant une relance rapide, massive et durable de l’économie. Il s’agit concrètement de mettre en place un cadre plus propice à l’investissement et d’améliorer la vie quotidienne des Béninois. D’audacieuses réformes seront ainsi engagées pour plus d’efficacité économique, plus de justice dans l’accès aux services publics, aux ressources et aux opportunités, plus de confiance entre les collectivités, les entreprises et les personnes et plus de participation des populations dans un système démocratique ouvert et transparent. Le Programme « Bénin Révélé » est l’instrument unique de pilotage de l’action gouvernementale et sert pour la programmation des activités des ministères, ainsi que la mise en œuvre du budget de l’Etat.

III-2 : Engager la transformation structurelle de l’économie
Ce pilier est au cœur du Programme « Bénin Révélé ». C’est en réformant en profondeur notre économie que nous pouvons créer les conditions nécessaires à l’amélioration du quotidien des Béninois. Ainsi, le programme mettra en place les réformes structurelles nécessaires pour renforcer le système de gestion des finances publiques et améliorer le climat des affaires. Un cadre macroéconomique sain et stable est non seulement indispensable à la croissance et à l’amélioration du bien-être social à moyen terme, mais il permettra aussi de soutenir le programme d’investissements massifs sur le quinquennat. C’est un levier essentiel pour mobiliser les ressources financières nécessaires. La rigueur dans l’utilisation des ressources publiques, l’assainissement des règles financières, un nouvel environnement générateur de dynamisme économique seront autant d’atouts pour permettre d’accroître les ressources intérieures. Cela restaurera également la crédibilité de la signature économique de l’Etat béninois. Les actions découleront ici de trois axes stratégiques :

III-2.1 : Assainissement du cadre macroéconomique et maintien de la stabilité.
Cela se traduira notamment par l’adoption d’un cadre réglementaire unifié pour les opérations de partenariats public-privé, la modernisation et la professionnalisation du système de passation des marchés publics, l’amélioration de la transparence budgétaire, la prise de mesures fiscales en faveur de l’intégration sous régionale et la promotion de l’industrie de transformation, principalement pour alimenter le marché sous régional.

III-2.2 : Economie numérique
Le Gouvernement de la République du Bénin ambitionne d’utiliser les TIC (Technologie de l’Information et de Communication) comme catalyseur de dynamique économique et l’accélération de la croissance économique et l’inclusion sociale d’ici à 2021. L’enjeu est de transformer à moyen terme le Bénin en une plateforme de services numériques pour toute l’Afrique de l’Ouest. Cette nouvelle stratégie s’appuiera, notamment, sur le développement massif des infrastructures et la généralisation de l’accès au haut débit en vue d’atteindre un taux de couverture de 80% ainsi que sur l’assainissement et la dynamisation du secteur. Tout ceci permettra de doubler la taille du marché et de créer 90 000 emplois nets directs dans les TIC.

III-2.3 : Energies et Mines
Afin d’instituer un système énergétique largement autonome, compétitif et une fourniture d’électricité fiable et de qualité aux unités de production et aux populations béninoises, le Gouvernement prévoit la modernisation et l’extension de la filière thermique. Le développement des énergies renouvelables avec l’implantation de fermes photovoltaïques d’une capacité totale de 95 MW est aussi une des alternatives retenues, pour renforcer les capacités énergétiques du Bénin. Enfin, pour le Gouvernement, la valorisation des potentialités du sous-sol passe par le développement des capacités d’exploitation des ressources minières du pays.

Aller plus loin
Lorsque nous parcourons la liste des entreprises à restructurer et retenues par YAYI Boni, nous notons bien :
-  Le Port Autonome de Cotonou (PAC)
-  La SOBEMAP
-  L’OCBN
-  BENIN-TELECOMS SA
-  CONTINENTAL-BANK
-  La SONAPRA
-  Le BRASSERIE D’ABOMEY
-  L’Hôtel de la plage
-  Le Motel d’Abomey
-  L’Hôtel TATA SOMBA
-  La SBEE
-  Le SCO
-  La SITEX
-  La COTEX
Yayi a fait ce qui il a pu. Mais il aurait fallu aller jusqu’au bout. On accuse TALON de tout privatiser, de supprimer des emplois. Doit –on prendre les ressources du Trésor public pour subventionner les sociétés d’Etat ou d’Economie mixte ? Les comptes spéciaux du Trésor nous renseignent mieux à cet effet. Faut-il laisser les sociétés d’Etat, fonctionner avec 29 mois d’arriérés de salaires à l’instar de l’OCBN (avant que celle-ci ne devienne BENIRAIL) pour agir ? Ou encore augmenter les salaires de manière à ce que sur 100 francs mobilisés, nous prenions la moitié pour payer les salaires, laissant de côté le fonctionnement de l’Etat, les investissements et le service de la dette ? Devons-nous créer des circuits parallèles de dépenses pour asphyxier les finances publiques ? Dans nos administrations nous trainons des punaises si discrètement tapies qu’elles passent inaperçues, mais si redoutables qu’elles sucent notre sang, qu’elles nous inoculent des maladies sociales pernicieuses. C’est ça, ce qui fait regimber contre le président Patrice TATON. Tous les circuits parallèles sont fermés.

Conclusion
Comme nous le chantions aux premières heures de la révolution de 1972,
« La main dans la main,
Nous marchons gaiement,
Prêts pour la Révolution,
Nous bâtirons plus beau notre Patrie le Bénin
Qui grandira, grandira dans la paix.
Au travail, Au travail, peuple béninois (bis)
Retroussons les manches
Plions les Pantalons
Pour construire le Pays »
Car ce ne sont pas les fausses querelles qui changeront l’image de retardataire que le pays donne de lui-même et ce sentiment de tristesse, de désespoir, de fatalité devant un horizon bouché. Ne désespérons surtout pas car comme le dit André Fontaine, écrivain contemporain français, « c’est une des lois de l’histoire que tous les moments de doute et de décadence ont été suivis de périodes de renaissance. Les hommes, le savent bien qui ont su souvent trouvé dans l’espoir d’un avenir meilleur, les moyens de supporter un insupportable présent ».

19-06-2017, Isac A. YAÏ


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