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Activités sportives et culturelles dans les établissements secondaires : Une initiative née sur des épines

Loin de leurs outils de travail, les élèves sont dorénavant occupés les vendredis soirs par des activités sportives. L’initiative qu’ils ont applaudi l’unanimité, ne risque pas de connaitre des trébuchements. Et pour cause, il se pose un problème d’infrastructure et de personnel d’encadrement pour le bon aboutissement pour projet.

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L’une des plus grandes réformes engagées par le Gouvernement dans le secteur de l’éducation est sans doute le renforcement des activités sportives et culturelles dans les établissements scolaires, lancés il y a quelques jours, par le cabinet du ministère de l’enseignement secondaire, technique et de la formation professionnelle. Cette réforme épouse parfaitement l’envie des élèves à pratiquer une discipline sportive. Le vendredi 3 février 2017, pendant qu’il sonnait 16h 30 minutes, au Ceg1-Abomey-Calavi, l’heure était aux activités parascolaires. Sur le terrain de football, situé à quelques mètres du portail principal de l’établissement, se trouvent jeunes de garçons et filles en tenue de sport en train de s’exercer aux touches de balle. Ceux-ci, loin des stylos et des paperasses, profitent bien du moment, malgré l’état désastreux de la pelouse. Toussaint, un élève, féru du football apprécie : « Je salue la décision et je pense que je pourrais nourrir l’ambition de devenir footballeur », confie-t-il à cœur joie. De la dizaine des élèves interrogés, plus de la moitié sont passionnés du football, ceci pour le même motif. « J’aime le football, parce que j’ai envie d’être au rang des Samuel Eto’o, Didier Drogba et autres », lâche Omer, très optimiste. Dans plusieurs autres de l’établissement, des sections étaient également en animation. L’initiative selon les acteurs de l’éducation est louable. « Je suis pour toute réforme qui peut aider à changer positivement les choses dans les écoles. J’apprécie à sa juste valeur cette initiative, car elle permet de développer d’autres talents qui sommeillent en nos enfants », affirme Donald Alexis Acakpo Directeur l’Obssu. A en croire Zacharie Kokou Hounza, Censeur au Ceg le Nokoué, ces activités existaient déjà les mercredis et il se posait un problème d’emploi du temps. « Les mercredis ne sont plus dégagés, car les activités pédagogiques et sportives ont absorbé les heures de l’après-midi... », explique-t-il.

Manque d’infrastructures
L’initiative d’occuper les apprenants par des activités parascolaires est non moins louable. Seulement, elle se trouve heurtée au manque d’encadreurs, et surtout d’infrastructures adéquates. Au Ceg Zogbo, difficile d’identifier une aire de jeu. Idem au Ceg le Nokoué où les élèves jouent au football dans du sable. L’établissement ne dispose ni de terrain de basketball, ni de volley-Ball, ni de Handball. Au Ceg de Cocotomey, la situation est bien pire. « Il serait donc difficile de mettre en œuvre ce projet, en tout cas, pour un début. Pour jouer au Basketball ou au tennis, on est obligé de se déplacer pour le stade de l’amitié. C’est pour cela qu’actuellement, nous n’avons pas la section Basketball ni tennis ici chez nous », laisse entendre Jean-Baptiste, élève en 2nde. D’après le Censeur Zacharie Kokou Hounza, les dispositions sont prises à l’interne pour confectionner des matériels adéquats pour faciliter l’organisation de ces activités. « Aucun moyen financier n’a été à disposition pour appuyer les établissements dans la mise en œuvre de cette mesure. Le Cabinet du ministère a estimé qu’on commence sur fonds propre, et qu’il nous viendra en aide l’année prochaine… », laisse-t-il entendre
La situation est bien plus compliquée dans les établissements scolaires privés. Très peu spacieux, ils ont souvent recours aux collèges publics disposant d’espace pour les activités d’Eps. Avec la nouvelle mesure, il est difficile à ces établissements de négocier des espaces. « Lors de nos séances d’Eps, nous voyons à côté de nous des élèves d’autres établissements qui viennent aussi tenir des séances. Et puisque nous allons occuper l’espace tous les vendredis soirs, on verra bien où ils feront leurs activités sportives », livre Crépin, professeur de sport. Dans un autre complexe scolaire, situé à quelques mètres de la mairie de Calavi, les activités sportives et culturelles sont effectives depuis plusieurs années. Les élèves s’inscrivent dans la section de leur choix. En dehors des sections à caractère culturel, l’on n’enregistre 3 sections à savoir le Handball, le Football et le Basketball. « Avant, l’un des critères d’attribution d’agrément aux collèges privés, c’est la dotation d’un espace pour les activités sportives. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui », souligne Ephrem Kougblénou, professeur de sport à la retraite.

Un personnel d’encadrement défaillant
La réussite des activités sportives dans les établissements scolaires passe également par la disponibilité d’un personnel d’encadrement. « Au Handball, les élèves se font entrainer par un des leurs, expérimenté en la matière », lâche Hermès, élève en 1ère. Pour le Professeur d’Eps, Gabriel Copiery, ancien joueur de Handball et ancien Directeur du développement du Sport pour tous, le début de toute chose est difficile. A l’en croire, l’organisation de ces activités relève de la compétence des établissements qui mobilisent les enseignants capables de diriger des disciplines sportives. « Nous avons déjà tenu une séance entre nous professeurs de sport, pour désigner des spécialistes selon chaque discipline. Il y a un professeur qui s’est porté volontaire à faire la natation. Mais avec la distance qui sépare le Ceg Nokoué et le lieu d’entrainement, il y aura assez de dépenses à faire. Néanmoins, il y tient », déclare-t-il. Plus loin, Zacharie Kokou Hounza souligne que seuls les professeurs d’Eps sont rémunérés. « Les professeurs ordinaires, qui ont aptitudes dans un discipline, ne sont pas rémunérés. D’où leur désintérêt aux activités sportives et culturelles….Mais, par le dialogue, nous les avons mobilisés… », confie-t-il.

Le lit aux dérapages !
Au Ceg le Nokoué, les activités sont également lancées. Sauf qu’ici, « Rien n’est encore organisé », argue Jean-Baptiste, élève en 2nde, qui brûle d’envie de faire du tennis. « Il se pose d’abord un problème de sécurité des élèves. Etant donné que les élèves ne sont plus en uniforme, les gardiens n’arrivent pas à filtrer les entrées. N’importe qui peut entrer dans l’établissement sans être interpellé. La dernière fois, nous avons vu des gens escalader le mur pour avoir accès à l’établissement. Nous ne sommes pas en sécurité », confie-t-il. Ces activités, selon les élèves, encourage la dépravation en milieu scolaire. « A peine les activités ont démarré que les filles viennent en tenues sexy. C’est aussi l’occasion pour elles et mêmes les garçons d’aller à des rendez-vous coquins », souligne-t-il. Le sport à l’école d’accord, mais les préalables d’abord.

10-02-2017, Patrice SOKEGBE


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