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Ceg Gbégamey : Un établissement qui se vide de son effectif

Le Collège d’enseignement général de Gbégamey, premier établissement secondaire de Cotonou, se voit vider d’année en année de son effectif. Cette situation est liée entre autres déménagement des populations vers d’autres quartiers et la création de nombreux établissements privés dans la zone.

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Mercredi 29 novembre. Il est 9 heures. Nous sommes au Ceg Gbégamey. Le plus vieux collège de Cotonou fait peau neuve. Malgré leur état vétuste, la clôture ainsi que les portails ont été peints en vert et blanc. L’enseigne du collège a été remplacée. Vu de l’extérieur, tout porte à croire qu’au Ceg Gbégamey, tout va pour le mieux. Ici, autorités, enseignants et élèves vivent sous le spectre permanent de la diminution de l’effectif depuis plusieurs années.
Dans l’enceinte du collège, c’est le calme plat. Les enseignants chargés des matières littéraires, quant à eux, sont en Animation pédagogique. Ceux chargés des matières scientifiques sont en classe avec seulement 45 élèves environ. Selon le directeur Nicolas Mahouêtin Hountondji, 2340 élèves sont inscrits cette année contre 2195 pour l’année 2016-2017. Cependant, ce n’est que la partie visible de l’Iceberg. D’après lui, dans les années 2010, l’effectif était estimé à plus de 4000 élèves. Premier établissement secondaire public à Cotonou, le Ceg Gbégamey se vide progressivement. ’’Lorsque nous regardons ce collège, il y a 10 ou 20 ans, nous pouvons dire que beaucoup de choses ont vraiment changé. Personne n’aurait imaginé que le Ceg pouvait présenter un aspect pareil », a dit David Houzanmè, habitant du quartier. Pour le directeur Nicolas Mahouêtin Hountondji, ’’le Ceg Gbégamey est le premier collège de Cotonou. « Le Ceg a été créé en 1964 par le professeur certifié en Mathématique Louéké Basile. En cette année, le site n’est pas arrivé ici. Il a transité un peu partout avant de venir ici en 1966. Pratiquement tous les élèves de Cotonou venaient s’inscrire à Gbégamey. Et le Ceg comptait 4000 à 4500 élèves. Mais à un moment donné, l’effectif a commencé par chuter », souligne-t-il.

Les aléas de l’urbanisation
La perte d’effectif au Ceg Gbégamey ne doit guère étonner. Pour Nicolas Mahouêtin Hountondji, le quartier Gbégamey est devenu une ville, sur fond de déplacement des populations. « Il y a eu entre-temps un déplacement massif des populations de ce quartier, en majorité des autochtones, vers des quartiers environnants. Beaucoup ont déménagé vers Akpakpa, Godomey ou Abomey-Calavi. Cette ‘’migration’’ massive a été appuyée par la création, dans les arrondissements de Cotonou, des collèges d’enseignement général et des établissements secondaires privés. Le Ceg Gbégamey a le plus bas effectif de tous les collèges de Cotonou », explique-t-il.
Le quartier est occupé par des commerçants nigériens, libanais, nigérians et autres. Bien que ceux-ci ont des enfants, il leur est difficile de les inscrire au Collège. « Selon l’arrêté 268 du 12 juin 2012, les frais d’inscriptions s’imposent à tous y compris les étrangers. Les étrangers payent 100 000 Fcfa au 1er cycle et 150 000 Fcfa au 2nd cycle…les étrangers ne sont nombreux pas chez nous… », précise-t-il.

Quid de la survie du Ceg ?
Quant à la disparition probable du Ceg Gbegamey, le directeur Nicolas Mahouêtin Hountondji rassure : « cet établissement ne pourra pas fermer, car depuis quelques années, l’effectif s’est stabilisé. Aussi, c’est l’un des collèges où se déroulent les concours et autres examens nationaux ». Malgré cette stabilisation, Fulbert Djodonou, ancien élève du Ceg s’inquiète du sort de cet établissement si tous les autochtones quittaient Gbégamey. A cela, s’ajoute le départ de plusieurs enseignants.

1er-12-2017, Patrice SOKEGBE


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