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Délimitation de la ligne frontière entre le Bénin et le Togo : L’Abegief engagée pour l’extension du plateau continental en mer

Cotonou accueille du 14 au 16 septembre 2017 la 4e session de la Commission mixte paritaire d’extension du plateau continental du Bénin et du Togo. Cet atelier organisé par l’Agence béninoise de gestion intégrée des espaces frontaliers (Abegief vise à lancer les travaux au-delà de 200 milles marins, sous la direction des experts du cabinet Mzsl.

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Marcel Baglo, Dg/Abegief

L’avenir des nations se trouve désormais en mer. Et le Bénin ne compte pas rester en marge de cette dynamique. Conjointement avec le Togo, il a été décidé de relancer le dossier d’extension du plateau continental et de délimitation de la frontière maritime. Le cabinet international Maritimes Zones Solutions Limited (Mzsl) a d’ores et déjà été recruté par la Coopération allemande pour conduire les travaux. Réunis à Cotonou depuis hier, les experts et représentants des deux pays feront le point des informations collectées et vont échanger techniquement sur la suite à donner à l’étude.
A l’ouverture de la 4e session de la Commission mixte paritaire d’extension du plateau continental du Bénin et du Togo, le Directeur Général de l’Agence béninoise de gestion intégrée des espaces frontaliers (Abegief) Marcel Baglo a rappelé le contexte et les enjeux de ces assises. « Tous les pays côtiers, suivant la convention de Montego Bay ont droit à l’extension de leur plateau continental au-delà de 200 milles marins. Mais on a remarqué qu’il est possible d’aller au-delà, voire jusqu’à 325 milles marins, si on remplit les conditions.
La réunion d’aujourd’hui est spéciale parce que nous lançons les travaux avec le cabinet international. Ça permettra d’étendre notre souveraineté et de pouvoir explorer, quand nous aurons les capacités ces ressources », a expliqué le Professeur Marcel Baglo. Quant au Président de la Commission nationale des frontières maritimes du Togo, Col. Néyo Takougnadi, il a aussi exprimé la volonté des deux parties de délimiter ces frontières et de les mettre en œuvre dans l’intérêt des populations, dont les liens sont séculaires.

Poser les jalons de l’extension
Contrairement aux frontières terrestres, la délimitation des frontières maritimes requiert une particularité. Elles ne sont pas décrites dans les documents coloniaux, puisqu’à l’époque, le concept n’existait pas encore. Et pour éviter que ce processus ne débouche sur des différends, comme c’est le cas entre le Côte d’Ivoire et le Ghana, le Bénin et le Togo travaillent en synergie avec le soutien de la coopération allemande. Pour le Représentant de l’Ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne Gunter Sohr, Cette réunion témoigne du lancement des travaux au-delà de 200 milles marins, sous la direction des experts du cabinet Mzsl. « Cet effort montre non seulement la volonté des deux Etats de mettre en valeur leurs espaces maritimes, mais aussi d’y travailler ensemble. La République Fédérale d’Allemagne vous félicite de cette manifestation de coopération transfrontalière au plus haut niveau », a-t-il laissé entendre.
Ainsi, pendant trois jours, les participants à ces assises auront à cerner les contours de l’article 76 de la Convention de Montego Bay sur le droit de la mer et ses implications sur l’extension du Plateau continental des deux pays. Selon ladite convention, le plateau continental comprend en effet les fonds marins et leur sous-sol au-delà de sa mer territoriale, sur toute l’étendue du prolongement naturel du territoire terrestre de cet Etat jusqu’au rebord externe de la marge continentale. C’est aussi l’occasion pour les participants de maitriser les notions préliminaires d’utilisation du logiciel géocap et de procéder à des exercices d’identification des limites extérieures du plateau continental. Au nom du Ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique, le Directeur de Cabinet Mora Ouorou Baro a rappelé la vision du Gouvernement en matière de gestion des frontières.

Extrait de l’article 76 de la Convention de Montego Bay
Définition du plateau continental
1. Le plateau continental d’un Etat côtier comprend les fonds marins et leur sous-sol au-delà de sa mer territoriale, sur toute l’étendue du prolongement naturel du territoire terrestre de cet Etat jusqu’au rebord externe de la marge continentale, ou jusqu’à 200 milles marins des lignes de base à partir desquelles est mesurée la largeur de la mer territoriale, lorsque le rebord externe de la marge continentale se trouve à une distance inférieure.
2. Le plateau continental ne s’étend pas au-delà des limites prévues aux paragraphes 4 à 6.
3. La marge continentale est le prolongement immergé de la masse terrestre de l’Etat côtier ; elle est constituée par les fonds marins correspondant au plateau, au talus et au glacis ainsi que leur sous-sol. Elle ne comprend ni les grands fonds des océans, avec leurs dorsales océaniques, ni leur sous-sol.
4. a) Aux fins de la Convention, l’Etat côtier définit le rebord externe de la marge continentale, lorsque celle-ci s’étend au-delà de 200 milles marins des lignes de base à partir desquelles est mesurée la largeur de la mer territoriale, par :
i) Une ligne tracée conformément au paragraphe 7 par référence aux points fixes extrêmes où l’épaisseur des roches sédimentaires est égale au centième au moins de la distance entre le point considéré et le pied du talus continental ; ou
ii) Une ligne tracée conformément au paragraphe 7 par référence à des points fixes situés à 60 milles marins au plus du pied du talus continental.
b) Sauf preuve du contraire, le pied du talus continental coïncide avec la rupture de pente la plus marquée à la base du talus.
5. Les points fixes qui définissent la ligne marquant, sur les fonds marins, la limite extérieure du plateau continental, tracée conformément au paragraphe 4, lettre a), i)
et ii), sont situés soit à une distance n’excédant pas 350 milles marins des lignes de base à partir desquelles est mesurée la largeur de la mer territoriale, soit à une distance n’excédant pas 100 milles marins de l’isobathe de 2 500 mètres, qui est la ligne reliant les points de 2 500 mètres de profondeur. (…)
Fulbert ADJIMEHOSSOU

15-09-2017, La rédaction


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