Malformations chez les nouveau-nés : Les fentes faciales actuellement curables au Bénin

La rédaction 9 octobre 2019

Certaines malformations faciales chez des nouveau-nés deviennent récurrentes sous nos cieux. Il s’agit précisément des fentes faciales qui ne facilitent pas l’existence de ces enfants. Produites à l’étape embryonnaire chez ces patients, elle n’est pas curable à l’état anténatal mais après leur naissance. Selon des spécialistes, il n’y a plus de souci à se faire, la prise en charge de ce mal est désormais gratuite.

Un nouveau-né avec un visage malformé. C’est la déception qu’expérimentent certains parents. Ce type de malformations susceptibles de toucher les lèvres et/ou le palais, la gencive seule, ou encore la gencive et le palais de l’enfant sont respectivement appelées fentes labiales, palatales, labio-alvéolaires, labio-palatines… Elles sont anténatales. En effet, les fentes résultent d’un défaut de fusion entre les bourgeons (tissus de la face) embryonnaires constituant le visage. Il convient de souligner que ces malformations surviennent déjà chez l’embryon à deux mois de vie intra-utérine. Les fentes sont notamment causées par l’alcoolisme, le tabagisme, la prise des médicaments proscrits aux femmes en état, le manque de foldine, la pauvreté, la soumission ou l’exposition de la femme enceinte à des insecticides et pesticides, aux radiations ionisantes (à travers les examens radiographiques) ; son jeune âge (moins de 18 ans) ou son âge avancé (au-delà de 36 ans).
Il est important de noter que les fentes impactent grièvement les enfants qui en sont atteints. Entre autres inconvénients, on peut citer : un problème de déglutition, une inondation pulmonaire due à la mauvaise trajectoire prise par le lait maternel sucé par le nourrisson susceptible d’entraîner sa mort, des difficultés de phonation et de tonalité de la voix.
Depuis un certain temps, les cas de fente sont remarqués au Bénin. « Lors d’une mission récente de traitement des fentes dans notre pays faite il a environ un mois, nous avons rencontré et soigné dix patients », affirme Serge Mètchihoungbé, chirurgien pédiatre. Cependant, il rassure les populations béninoises de la prise en charge gratuite de cette affection actuellement. « Ce n’est pas un mal pour lequel il faut s’alarmer car sa prise en charge est de nos jours possible et il y a des spécialistes dans notre pays ayant été formés et capables de l’assurer. Aujourd’hui, il y a des organisations qui permettent la prise en charge gratuite de cette pathologie et ce, même à long terme », explique-t-il.
Sinatou A. ASSOGBA (Coll.)



Dans la même rubrique