L'oeil du consultant : Se décomplexer

La rédaction 2 juillet 2019

Dès le tirage au sort pour les poules de cette CAN Égypte 2019, le Bénin s’est retrouvé en victime expiatoire face aux cadors que sont le Ghana et le Cameroun. Multiples champions d’Afrique et brillants représentants du continent à toutes les compétitions mondiales, tout semblait leur être promis. C’était sans compter avec les outsiders qui s’étaient bien armés pour contester cette hégémonie, en désuétude annoncée. Après avoir contesté les "Étoiles " du Ghana qu’ils ont davantage assombries, nos "Rongeurs " se sont promis de " dompter " les "Lions Camerounais ». Ce qui est loin d’être impossible, au regard des qualités intrinsèques en présence.
Madagascar, pour sa première participation à une phase finale de CAN, a bien montré l’exemple en atomisant le Nigéria (2 - 0), en toute objectivité. En finissant premiers de leur groupe qui comprenait, en plus, la Guinée-Conakry dont les stars écument les grands championnats européens.
De quoi nous faire réfléchir et nous convaincre qu’à force de réelle volonté bien pensée, nous pourrons nous offrir la crinière des " Lions " pour mieux les " dompter. J’entends le Cameroun, notre prochain adversaire du fatidique quitte ou double, pour la suite.

Le bon timing pour les promesses à tenir
Tout en respectant les erreurs de timing passées, nous estimons que c’est le moment propice de reconduire les promesses de motivation : doubler, voire tripler ou quadrupler la prime de victoire contre les " Fauves Camerounais "
Il en va de l’empreinte indélébile du Bénin dans l’historique de la CAN, toutes éditions confondues. Si la magie et la bonne volonté du Gouvernement a permis de majorer la prime de match nul en celle de victoire, face au Ghana, il va sans dire que le moment choisi était mal à propos. Il était plus émotif qu’incitatif. À présent, il nous revient de faire face à l’objectif majeur et historique de battre le Cameroun, pour une qualification au 2è tour. C’est dans nos possibilités. Mais cela doit découler, du plus profond de nous - mêmes, de notre mental de conquérants plutôt que celui de simples figurants. C’est la montagne à franchir. Et impossible n’est pas béninois, comme le dit l’adage. A nos ambassadeurs de nous conforter dans cette croyance.
Béchir MAHAMAT



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