Avant-projet du code de l’industrie cinématographique : Une révolution du secteur en vue

Géraud AGOÏ 29 novembre 2021

« Plus qu’un dernier regard du Ministère du tourisme, de la culture et des arts pour que le projet de loi portant code de l’industrie cinématographique en République du Bénin soit introduit auprès des instances politiques et obtienne leur adoption », a affirmé Florent Couao Zotti, Conseiller technique à la Culture du Ministre Abimbola à la sortie de l’atelier de Bohicon. Durant toute la semaine écoulée en effet, les professionnels du cinéma ainsi que des acteurs institutionnels, à la faveur d’un atelier, ont revu une dernière fois afin de le finaliser, l’avant projet du code de l’industrie cinématographique au Bénin. « En plus du toilettage de l’avant projet, nous avons élaboré l’exposé des motifs, le tableau comparatif et tous les autres documents qui accompagnent normalement un projet de loi, ceci, pour faire aboutir ce code une fois dans le circuit d’adoption », a dit Guillaume Codjo, chef cellule juridique du Ministère du tourisme. C’est dire donc que tout est fin prêt pour que le projet du code de la cinématographie emprunte le couloir devant aboutir à sa mise en vigueur. Le texte qui sera très prochainement introduit en Conseil des Ministres est structuré en six (06) titres. Le premier titre aborde les dispositions générale qui entre autres, clarifient les concepts du domaine, les branches et sous branches du cinéma. Le deuxième titre rappelle les conditions générales et particulières d’exercice des activités du secteur avec l’institution de l’agrément ou de la carte professionnelle. « Le titre 3 est relatif à la promotion et le développement de l’industrie cinématographique. Il prévoit la création de cadres institutionnels tel que la cinémathèque nationale ainsi que les actions de soutien qui seront matérialisées par la création du fonds de soutien au développement du cinéma. Le titre 4 aborde les droits d’auteurs, les droits voisins et l’immatriculation des œuvres par la création d’un registre public. Le titre 5 fixe les sanctions administratives et pénales tandis que le titre 6 aborde des dispositions diverses et donne prérogatives au gouvernement de nouer des partenariats internationaux pour booster le développement du secteur », a dit Guillaume Codjo. Selon plusieurs cadres du ministère du tourisme, ce code, après sa mise en vigueur va déclencher une série d’actions devant étoffer l’écosystème du cinéma au Bénin. Le ministère, selon Florent Couao Zotti, va mettre en place un bureau de tournage répertoriant tous les techniciens, décors et plateaux de l’espace cinématographique. « Il est prévu la création des centres de diffusion qui sont des multiplex projetant plusieurs films à la fois avec tout autour, des salles de jeux, des restaurants et autres cadres de divertissement. Nous travaillons aussi à varier les supports de diffusions pour satisfaire différents publics et à instaurer un festival du cinéma pour créer beaucoup d’engouement autour du Bénin », a t-il ajouté. Il faut croire, aux dires des acteurs du monde du cinéma, qu’une véritable révolution du secteur se peaufine avec ce code de l’industrie cinématographique dont l’avant projet est désormais finalisé ! Rappelons que le Président de la commission des lois, l’honorable Orden Alladatin et son collègue Aké Natondé sont allés à tour de rôle, constater la progression des travaux de cet atelier. Le passage des deux députés, selon plusieurs acteurs, est une opportunité qui certainement, contribuera à l’accélération du processus du vote une fois le projet introduit au parlement.





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