Interview avec Elifaz : “Toute ma vie n’est que art”

28 mai 2021

Vodisfait Elifaz Gérad Houndekpondji est artiste slameur et humouriste béninois. Il s’est fait découvrir au Bénin lors de son grand spectacle d’humour “la grande reunion familiale” en 2019. A travers cette interview, il nous renseigne beaucoup plus sur sa vie.

Parlez nous un peu de vos débuts.
Au début, j’ai voulu être producteur, je le suis. J’étais trop timide et je ne voulais pas aller sur scène donc j’étais derrière les artistes. Maintenant, le milieu à ses réalités et quelques devoirs. Par finir, j’ai décidé d’aller sur le terrain, d’affronter la crainte de la scène. J’ai commencé par faire petit à petit le slam en 2009. J’ai fait un premier album que j’ai présenté à l’espace culturel Yes Papa en 2012. À la suite j’ai voulu faire un deuxième album ce qui m’a amené au Burkina Faso. C’est une fois là-bas qu’est arrivé l’humour.

Combien d’années d’expérience déjà ?
Si je dois me focaliser sur mon premier concert, je dirai que je suis dans ma neuvième année. Mais si je dois aller au delà de ça, j’ai déjà fait plus de 10 ans de carrière.

Comment vous tenez-vous devant le public pour qu’il soit satisfait ?
C’est très difficile, il n’y a même pas de formule magique pour ça. Il faut juste travailler encore et encore pour y arriver.

Avez-vous suivi une formation en comédie ?
En matière d’humour, j’ai fait des ateliers de formation avec Adama Daïco et ici, j’ai travaillé avec notre aîné Cocou Yèmandjè qui nous avait fait une formation entre temps, en plus de ce que j’ai glané moi–même.

Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées ?
Ah les difficultés, il y en a eu énormément. Mais maintenant, cela fait partie du jeu. C’est un peu comme un fonctionnaire, il a ses difficultés. Moi, je ne prends pas ça comme des difficultés. Cela fait partie du chemin. Je ne considère pas ça comme des difficultés parce que avant de commencer, je savais qu’il y aurait des difficultés. Donc quand ça arrive, c’est normal.

Quelles sont vos sources d’inspiration ?
Je m’inspire beaucoup plus du quotidien, de tout ce qu’on vit et aussi du show business politique.

Quelles sont vos préférences ?
En ce qui concerne mon style vestimentaire, je me sens à l’aise dans un pantalon, chemise. J’aime la pâte de maïs accompagné de sauce vernonia. Hormis cela j’aime les frites de pommes de terre. Je préfère la femme africaine avec des rondeurs mais pas trop.

Quels sont vos loisirs ?
J’écoute beaucoup la musique. Je regarde les films mais j’ai de moins en moins le temps pour suivre un film du début jusqu’à la fin. Donc, j’écoute énormément la musique.

À part la comédie, le slam que faites-vous d’autre ?
Je suis dans la production. Toute ma vie n’est que art.

Que pensez vous de la comédie au Bénin ?
Ça évolue, ça avance. Il y a beaucoup plus de jeunes qui s’intéressent à la chose, c’est très bien. Maintenant, il ne faudrait pas non plus que les gens confondent. Quelqu’un qui a pu faire un truc et qui a eu du succès sur les réseaux sociaux n’est forcément pas un humouriste ou n’est forcément pas comédien. Si tu le fais et ça a buzzé, maintenant il faut sérieusement travailler pour devenir comédien. Sinon, à un moment donné, tu n’auras plus le résultat comme tu le souhaites.

Des projets ?
Mes projets, déjà il y a la grande réunion familiale 3 qui va se dérouler le 7 août au Hall des Arts. Il y a le concours jeune talent de l’humour qui va connaître sa deuxième édition en 2022. À part ça, on a quelques petites dates hors du pays.

Votre mot de la fin
Je remercie tout ceux qui nous soutiennent, qui croient en l’humour béninois et qui continuent de porter les artistes béninois. Car, personne ne viendra d’ailleurs pour faire de nos artistes des stars. Donc, je dis déjà à ceux qui croient merci et ceux qui ne croient pas encore, que c’est le moment de croire en nous et de venir surtout à nos spectacles.
Propos recueillis par : Ruth-Elfède HOUNGA (Stag)





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