Interview avec l’artiste musicien Aurel Medy : « J’ai reçu un gros coup à cause de cette pandémie… »

La rédaction 8 septembre 2020

Cossi Marc Hounyegbo est étudiant en fin de formation en cinéma audiovisuel à l’Institut national des métiers d’archéologie et de la culture (Inmac) de l’université d’Abomey-Calavi. Il a embrassé depuis tout petit la musique, et aujourd’hui, sous son nom d’artiste Aurel Medy, il fait parler de lui au plan national et au-delà des frontières. A travers l’interview ci-dessous, il parle de sa passion et des ambitions.

Pourquoi avez-vous choisi la musique ?
Je ne dirai pas que j’ai choisi la musique, mais cette dernière s’est imposée à moi depuis ma tendre enfance. Je peux aussi dire que c’est un don que j’ai cultivé.

Combien d’années de carrière avez-vous eu et quels sont les albums que vous avez à votre actif ?
Parlant de carrière, je suis entré en studio en 2016. Donc, cela fait 4 ans, je n’ai pas encore d’album à mon actif. Mon objectif premier est de me faire connaître à l’international

Avez-vous connu de succès concernant le domaine artistique ?
Une carrière musicale est un long parcours. J’ai commencé à avoir du succès lors de mes interprétations, à partir de l’année 2013 jusqu’en 2015. En septembre 2016, il y a eu mon entrée en studio pour faire le remix One Time de Justin Bieber en traduction française. En 2018, j’ai signé un contrat avec Legend Beat. J’ai commencé avec la sortie d’une de mes chansons « I need money » et d’autres. Mon nouveau single ‘’Sommet’’ est le morceau qui remporte le plus sur le marché, aussi bien au plan national qu’international. Je parlerai des singles ‘’Sommet’’ et « Fire Love ». Ce nouveau single était attendu par le public béninois. En somme, je ne me plains pas, car je fais mon petit bonhomme de chemin. Chaque chanson avec sa chance.

N’avez-vous pas eu de difficultés entre vos études et votre passion ?
Je n’ai pas eu de difficultés en tant que tel, depuis bon nombre d’années. Je vis la musique dans mes études, c’est un complément pour mon épanouissement.

Quelles sont les conséquences positives et négatives qui en découlent ?
Les conséquences négatives sont liées aux difficultés financières, l’accord des parents et le regard de la société. Comme conséquences positives, il y a en premier le soutien des proches, un canal par lequel je peux m’exprimer. Secundo, les contacts, c’est une arme capitale pour le bon fonctionnement de ma carrière.

Que pensez-vous des jeunes artistes béninois ?
Les jeunes artistes béninois, j’en fais partie. J’ai eu la chance d’appartenir à une génération qui veut tout faire connaître. Si je prends exemple sur mes aînés comme Nikanor, je pense que la jeunesse béninoise musicale est un pilier sur qui on peut compter. Même s’il n’y a pas de sponsors, la jeunesse béninoise se bat pour donner le meilleur d’elle-même. A l’écoute des chansons de mes confrères béninois, je sens que nous désirons ardemment que la musique béninoise aille au-delà des frontières.

En ce temps de pandémie qui sévit actuellement dans le pays, n’avez-vous pas reçu un coup dans votre carrière musicale ?
J’ai reçu un gros coup, car je prévoyais un concert à l’espace Mayton sise à Calavi, l’organisation et les démarches ont été acceptées mais à cause de cette pandémie, elle a été mise en veilleuse. Le contact physique a pris un coup, la publicité de mes chansons se fait via les réseaux sociaux.

Un appel à lancer à votre public et au gouvernement ?
D’abord, je dirai merci à tous ceux qui me soutiennent de près ou de loin. Merci à tous les artistes béninois, merci à mon staff et principalement à mon manager Auguste Amoussou qui a accepté me faire confiance et cheminer avec moi. A mon cher gouvernement, je dis un grand merci. Je leur demande d’autoriser les émissions telles que Acapella, même avec toutes les règles de geste barrière afin que les talents cachés puissent voir le jour.
Sakinatou OROU N’GOBI & Ornella DOSSOU-YOVO (Stags)





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