Soirée théologique à Cotonou : Le développement de la culture béninoise par la foi chrétienne au menu

28 novembre 2022

L’Ecole d’initiation Théologique et Pastorale (EITP) a organisé une soirée théologique le samedi 26 novembre 2022 sur le site de ladite école. À cette occasion, Père Rodrigue Gbédjinou, théologien et prêtre du diocèse de Cotonou, à la faveur d’une conférence de presse, a mis en lumière la place de la foi chrétienne dans le développement de la culture.


‘’Foi-Développement-Culture’’. C’est le thème sous lequel est placée la soirée Théologique qu’a organisée l’Ecole d’initiation Théologique et pastorale. A l’occasion d’une conférence de presse, Père Rodrigue Gbédjinou, sans minimiser la tâche à laquelle les missionnaires étaient investis, a évoqué le contexte où les peuples africains étaient considérés comme des peuples sans culture. « Il nous faut aussi avoir le courage d’évaluer les diverses appréciations des ethnies ou peuples dont les coutumes sont différentes des nôtres », a-t-il laissé entendre. Il a également souligné le fait qu’au-delà de certaines limites objectives à cause desquelles certains intellectuels ont pris des distances par rapport à la foi chrétienne, des axes fondamentaux de la culture ont été intégrés à la mission. Le promoteur de la Fondation Afrique Espérance n’a pas manqué de rappeler l’importance des missionnaires dans la valorisation des cultures endogènes. « Des missionnaires, au-delà de la conception ambiante sur nos lois, ont cherché à connaître et à valoriser nos cultures. Certains ont payé le tribut souvent lourd. Plusieurs de nos cultures ont été mises en valeur par les missionnaires. Cet engagement de la culture poursuivi avec la génération des premiers prêtres autochtones, s’est intensifié et mieux structuré en 1956. Le concile Vatican II a joué une part importante avec la déclaration sur les relations de l’Eglise avec les religions non chrétiennes », a confié Père Rodrigue Gbédjinou. A l’en croire, l’Eglise s’est engagée dans la promotion de la culture. « Ce qui signifie que l’Eglise s’est engagée pour la promotion de la culture mieux que ceux qui l’accusent », a-t-il fait comprendre. Ayant indiqué que la culture est tout sauf figée, le père a fait observer que la foi s’enrichit, la culture est purifiée et l’évangile transcende toute culture. « La rencontre de la foi et la culture restera alors sans ambiguïté », a-t-il signalé. Aussi a-t-il souligné que vouloir recopier en Eglise à tout prix ce qui se fait dans les traditions endogènes pourrait créer des ambiguïtés au mépris de la foi authentique. « La pastorale doit libérer le peuple de Dieu et non lui proposer des pratiques qui l’enfoncent dans la peur », a suggéré Rodrigue Gbédjinou. Pour lui, il y a l’urgent besoin d’évaluer et d’analyser certaines des pastorales de l’Eglise. « La pastorale non suffisamment nourrie de sève théologique produit des fruits chétifs même s’ils paraissent abondants et crée de polémiques », a-t-il fait remarquer.

Fidégnon HOUEDOHOUN





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