Assemblée nationale : Louis Vlavonou parle de sa légitimité

Karim O. ANONRIN 30 juin 2020

Le président de l’Assemblée nationale, 8ème législature, Louis Gbèhounou Vlavonou, vient de passer 12 mois à la tête de l’institution. Dans le cadre de la présentation du bilan de ses actions, il était hier lundi 29 juin 2020, sur la chaîne de télévision nationale ORTB à la faveur d’un entretien pour en parler. Au nombre des sujets abordés au cours de cet entretien, il y a la question de la légitimité de la 8ème législature. C’est un secret de polichinelle que les élections législatives ayant engendré cette législature ont été les plus controversées depuis l’avènement du renouveau démocratique parce que seuls deux partis de la mouvance présidentielle y ont pris part. Sur le sujet, le président de l’Assemblée nationale, Louis Gbèhounou Vlavonou, a laissé entendre que ceux qui crient à l’exclusion par rapport à ces élections sont pour la plupart ceux-là mêmes qui ont participé au vote des lois ayant servi à ces élections. Mieux, il a déclaré que ceux-ci n’auraient pas voté ces lois s’ils savaient qu’elles se retourneraient contre eux-mêmes.

En clair, le président Louis Gbèhounou Vlavonou se dit fier du Parlement qu’il dirige. Plus précisément, il a laissé entendre que le pays était en face d’une situation où il fallait choisir entre le scénario ‘’Wahala’’ qui allait le conduire à un vide juridique ; c’est-à-dire un Bénin sans Parlement et le scénario ‘’Alafia’’ qui sauvait le pays de ce vide juridique, c’est-à-dire avoir un Parlement même si ce n’était celui souhaité par tout le monde.
Toujours à propos de la question de la légitimité du Parlement, 8ème législature, le président Louis Gbèhounou Vlavonou a déclaré que dès sa prise de fonction, les premières démarches ont été de faire en sorte que le Parlement soit accepté par les grandes chancelleries et les organismes régionales. La conséquence est qu’aujourd’hui, la diplomatie parlementaire du Bénin fonctionne. Pour lui, l’essentiel à considérer est la portée des lois que l’institution prend pour le développement, la stabilité et le bien-être des populations. A titre illustratif, il a cité la fin des mouvements de débrayage dans l’administration publique. « …Quels que soient les motifs de mécontentement des uns et des autres, c’est le peuple qui gagne.

C’est la majorité des populations qui importe… », a dit le président Louis Gbèhounou Vlavonou. Quant à la question du contrôle de l’action du gouvernement, le président de l’Assemblée nationale a dit qu’il a hérité d’un budget qui n’avait pas assez suffisamment de fonds pour contrôler l’action du gouvernement. Selon lui, le contrôle de l’action du gouvernement revient assez cher parce que parfois, il faut avoir recours à des spécialistes qui sont externes à l’institution. Il n’a pas manqué de rassurer que le contrôle de l’action gouvernementale se fera incessamment avec des innovations. « …Ce que nous avons commencé par faire, c’est de contrôler notre propre gestion sur plusieurs législatures et cela nous a révélé qu’il fallait réajuster les choses… », a dit le président Louis Gbèhounou Vlavonou.

Parlant d’innovations dans le contrôle des actions du gouvernement, il a confié que dans le Règlement intérieur du Parlement du Bénin, la Commission des finances et des échanges dispose des prérogatives qui puissent lui permettre d’aller jusqu’à contrôler la gestion des entreprises publiques ; ce que la 8ème législature entend mettre en œuvre.





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