Contrôle des 16 communes à majorité relative : Le jeu d’alliances : rien n’est gagné d’avance

Angelo DOSSOUMOU 25 mai 2020

Moissons diverses pour l’UP, le BR et les FCBE aux sorties des communales du 17 mai 2020. Si les Progressistes se sont taillé la part du lion avec 34 mairies d’office arrachées laissant 20 aux Républicains et quelques 7 aux cauris, il reste encore 16 dont seules les alliances décideront de la couleur de la première autorité de l’hôtel de ville. Si a priori, les deux partis soutenant les actions du chef de l’Etat doivent pouvoir accorder leurs violons pour empêcher les opposants Fcbe de prendre les devants des communes en ballotage, le réalisme politique peut également peser dans la balance. Car, sur le terrain, rien ne dit que pour mieux contrer la suprématie du parti en tête, les deux autres ne peuvent s’entendre pour lui damer le pion.
Déjà, dans des cas de figure où un trio a du mal à se départager, le plus exigeant est celui qui est courtisé. Evidemment, dans les 16 communes à majorité relative, la sollicitation de l’un ou de l’autre partis sera de mise pour le partage des postes en jeu. Par exemple à Banikoara où l’Up dispose de 13 conseillers, le Br de 5 et les Fcbe de 15, il faut être devin pour savoir de quel côté se penchera la balance. Ce qui est sûr, à ce niveau, les cauris sont en position de force et useront de toutes les stratégies pour capitaliser cet acquis électoral dans le partage des postes de responsabilité à la tête de la mairie. Par contre, à Gogounou, avec 7 pour l’Up, 10 pour le Br et 8 pour les Fcbe, la bataille promet d’être rude et serrée. Ceci, parce que les prétentions de contrôle de la mairie peuvent venir des trois partis représentés.

Par ailleurs, à Malanville, Kérou, Kouandé, Ouassa-Péhunco, Tanguiéta, N’Dali, Nikki, Tchaourou, Dassa, Ouèssè, Savalou, Bassila, Bopa et Dangbo, même si les données ne sont pas identiques aux cas précédents, la constance des alliances obligatoires est toujours là. Alors, jusqu’au dénouement du vote des conseillers élus dans les 16 communes, le jeu des alliances se jouera et, pour l’instant, difficile de placer une pièce sur le gagnant. Et même si, tout porte à croire que dans le trio qui a droit de siéger dans les communes, il y a un adversaire commun, ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué. En définitive, empiétées entre les Progressistes et les Républicains dans la bataille du contrôle des mairies, les Fcbe n’auront pas la tâche facile.

Mais, sait-on jamais ! D’ailleurs en politique, rien n’est gagné d’avance surtout que par endroits, entre Up et Br, c’est loin d’être la lune de miel et quand il en est ainsi, autant donner sa langue au chat.





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