En prélude à l’examen du projet de loi de finances 2020 : Le secteur privé devant la Commission budgétaire

Karim O. ANONRIN 12 novembre 2019

Le secteur privé représenté par le Conseil National du Patronat du Bénin (CNPB), le Conseil des Investisseurs Privés au Bénin (CIPB), la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCIB), la Confédération Nationale des Employeurs du Bénin (CONEB) , les divers ordres professionnels (avocats, huissiers de justices, pharmaciens) , les chambres d’agriculture et des métiers et autres a été reçu par la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale ce lundi 11 novembre 2019. Ceci, dans le cadre des audiences foraines en vue de l’examen du projet de loi de finances, gestion 2019. Pendant plusieurs heures d’horloge, les hôtes des députés ont présenté les problèmes qu’ils rencontrent dans leurs activités en relation avec l’administration publique. Plus précisément, les attentes du secteur privé du gouvernement portent sur la reconduction de la suppression de la caution bancaire ; la suppression de l’exonération de la TVA et des droits et taxes de douane sur le matériel informatique, l’institution de la déclaration unique des impôts sur salaires et des cotisations sociales sur un même formulaire, la création d’articles au Code général des impôts en vue d’instituer une taxation des plus-values immobilières. A la fin de l’audience foraine, le président du Conseil national privé du Bénin, Rolland Riboux, s’est prêté à la question de la presse parlementaire.

Rolland Riboux, Président Directeur général de Fludor Bénin, Président du conseil national privé au Bénin
« …Nous sommes venus au titre du chef de file du groupe de travail fiscalité. Tout le secteur privé travaille sur une plateforme présentée en fin d’année au ministère des finances et l’Assemblée nationale. Mes collègues ont été informés un peu plus en détails des différentes mesures. En ce qui me concerne, j’ai insisté sur quelques mesures importantes. Depuis 2017 il y a ce système du paiement cash de 25% du montant contesté en cas de redressement fiscal. C’est ce qui a remplacé la caution qui existe auparavant. On a insisté pour qu’on retourne au système de la caution bancaire. Parce que le paiement cash est trop pénalisant pour les entreprises. Nous avons également évoqué le problème de la taxe à l’exportation de la noix de cajou en souhaitant qu’elle soit consacrée au soutien de la filière cajou. J’ai parlé également du problème de la lourdeur de la fiscalité sur les entreprises. Enfin nous avons souhaité une bonne coopération avec le ministre des finances dont nous souhaitons la présence lors des prochaines réunions du cadre de concertation fiscalité. Nous avons aussi ébauché des rencontres régulières avec la commission des finances de l’Assemblée nationale pour avoir un meilleur suivi pour que lorsqu’on arrive en fin d’année pour représenter la plateforme, ils savent déjà de quoi seront faites nos préoccupations… »
Propos recueillis par Karim Oscar ANONRIN





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