Mission des députés et développement du Bénin : Les grosses attentes des étudiants de la 9ème législature

24 janvier 2023

Des lois pour l’amélioration des conditions d’études dans les universités du Bénin et des lois pour prioriser la formation technique et professionnelle. Ce sont entre autres les préoccupations qu’attendent des étudiants de l’Université d’Abomey-Calavi des députés à installer à l’Assemblée nationale en février prochain.

Nathanaël Yehouenou, étudiant en Physique chimie
« Des lois pour l’amélioration des conditions d’études des étudiants »

Ce que j’attends de ces députés, ce sont des lois pour l’amélioration des conditions d’études des étudiants dans les universités du Bénin en l’occurrence à l’Université d’Abomey-Calavi. Que les étudiants puissent trouver plus de facilités dans l’obtention des bourses et secours, que les laboratoires soient équipés pour les travaux pratiques. Qu’il y ait des lois en faveur des études universitaires.

Brice Medoadokon, étudiant
« Les étudiants sont toujours entassés par manque de bus »

J’attends des députés de la 9ème législature des textes favorables à l’amélioration des conditions d’études des étudiants. Par exemple quand on prend le volet transport, les étudiants sont toujours entassés par manque de bus suffisamment disponibles. Même dans les transports en commun comme Tokpa-Tokpa, les passagers ne sont pas autant entassés et ils ne restent pas debout non plus. Le service dans ce domaine, depuis la rentrée, lambine. Il y a aussi le problème de l’adéquation de la formation et de l’emploi.

Audrey F. Estelle Ahokpanzon, étudiante en 1ère année à la Faculté de droit et science politique (FADESP)
« Voter des lois favorables aux conditions d’études dans les universités »

Ce serait une bonne chose si les députés de la 9ème législature, qui seront installés, arrivent à voter des lois favorables aux conditions d’études dans les universités. Au campus universitaire d’Abomey-Calavi, des amphithéâtres, datant de l’époque révolutionnaire depuis la création de l’université, sont en état défectueux. Il y manque de micro haut-parleurs et même des tables-bancs.

Géraud Naminawado, étudiant en 2ème année à l’Ecole polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC)
« Il n’y a pas assez de matériels pour favoriser la formation pratique des étudiants »

Si des lois peuvent être votées pour le développement du secteur industriel notamment le secteur génie mécanique et énergétique, ce serait appréciable. Par exemple il n’y a pas assez de matériels tels que les machines pouvant favoriser la formation des étudiants car à ce niveau, c’est la pratique.

Nicolas Kouchaïnon, étudiant en 3ème année de Mathématiques à la FAST
« Les amphis ne sont pas bien équipés »

Que les députés à installer à l’hémicycle en février prochain réfléchissent à propos des conditions d’études des étudiants. Les matériels de travail sont précaires, les amphis ne sont pas bien équipés. Ce qui fait que les études ne se déroulent pas dans de bonnes conditions. Les étudiants sont les futurs cadres de demain. Donc des textes pour faciliter leurs conditions d’études seraient souhaitables.

Marie Divine Montcho, étudiante en première année de philosophie à la Faculté des sciences humaines et sociales (FASHS)
« Que les députés puissent réfléchir sur les conditions d’études des étudiants dans nos universités »

Que les députés à installer prochainement au Palais des gouverneurs à Porto Novo, notamment la commission des lois, puissent réfléchir à propos des conditions d’études des étudiants dans nos universités. À l’Université d’Abomey-Calavi, dans les amphis, les ventilateurs ne marchent pas. Les haut-parleurs ne marchent pas non plus. Dans cette chaleur ardente, à peine vous pouvez entendre ce que dit le professeur devant.

Paterne Honfo, étudiant en fin de formation en Chimie - biologie - géologie à la Faculté des sciences techniques (FAST)
« Il faut qu’il y ait une attention sur les domaines de formation pratique »

J’attends des députés de la 9ème législature une attention sur la formation para académique. On constate que les jeunes s’en sortent mieux au terme de leur formation auprès de quelques-uns qui orientent davantage la formation vers la pratique. Les domaines comme l’informatique, l’électricité, la construction misent beaucoup sur la pratique. Et je pense qu’on a plus besoin de cela aujourd’hui. Il faut qu’à travers des lois à voter, il y ait une attention sur les domaines de formation pratique et c’est mieux que la formation où un étudiant de la Linguistique, en fin de formation, ne peut vraiment pas connaître son débouché professionnel. Beaucoup de jeunes font preuve de leurs talents dans les domaines pratiques mais le système ne leur permet pas de s’affirmer.

Rebecca Adeola, étudiante en deuxième année de philosophie
« Il faut faire quelque chose pour que les allocations nous parviennent à temps »

Si le législateur peut prévoir quelque chose pour que les allocations nous parviennent à temps, cela sera très appréciable. Les bourses et secours viennent toujours aux derniers moments alors que l’étudiant doit faire face à des dépenses au cours de l’année. Alors que nos conditions ne sont pas très fiables pour faire face d’abord à ces dépenses.

Jauspin Amoussou, étudiant en 2ème année
« A chaque faculté, son bus de transport »

Qu’il y ait, si possible, une loi pouvant permettre à chaque faculté de disposer de ses bus de transport étudiant.

Annick Oniodjè, étudiante en année de licence en socio-anthropologie option culture
« Les tables-bancs ne sont pas en bon état et les amphithéâtres sont vraiment exigus »

Je souhaite qu’il y ait une loi pouvant permettre le réaménagement du cadre d’études dans les universités. Par exemple à l’université d’Abomey-Calavi, les tables-bancs ne sont pas en bon état et les amphithéâtres sont vraiment exigus par rapport au nombre d’étudiants. Et la situation est ainsi depuis toujours.

Amplias Aladassivo, étudiant en géographie
« On dit que c’est le système LMD mais plus de mille étudiants se retrouvent devant un professeur »

Mes attentes des députés de la 9ème législature, c’est le défi qui est à relever dans l’enseignement supérieur. Que les lois à voter soient favorables à cet effet. A l’Université d’Abomey-Calavi, université mère du Bénin, les conditions d’études ne sont pas toujours favorables. On dit que c’est le système LMD mais plus de mille étudiants se retrouvent devant un professeur. Et là encore, ce n’est que la théorie. Alors qu’on a plus besoin de la pratique. Et parlant de la pratique, dans les institutions spécialisées de l’UAC comme Le Héraut, c’est déjà une réalité qui se vit et qui n’est plus à démontrer. La formation para académique permet à certains étudiants de se démarquer de la masse. Actuellement, ces institutions sont en difficulté. Qu’il y ait des lois favorables à leur accompagnement.
Propos recueillis Fidégnon HOUEDOHOUN





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