Tournée présidentielle : Aplahoué salue Patrice Talon qui lui a redonné de la dignité

25 novembre 2020

Département du Couffo. Mardi 24 novembre 2020. 10h. Des hurlements de sirènes se font entendre. Des clameurs s’élèvent de la foule massée hors de la salle. A l’intérieur, les gens se lèvent pour s’enquérirer du fait nouveau qui vient briser le calme qui marque l’attente de l’hôte et principal orateur de cette rencontre. L’animation des groupes folkloriques redouble d’intensité. De la langue adja, on peut comprendre plusieurs personnent chuchoter : il est là, il est là..." De la salle, plusieurs invités se dressent sur la pointe des pieds pour participer visuellement à la scène de l’intense accueil qui se produit dehors. Le President de la République entre enfin dans la salle sous une pluie d’ovations. Elles se poursuivent pendant qu’il salue les invités et personnalités aux premières loges. Nous sommes à Aplahoué dans le Couffo. Première étape de cette dixième journée de la tournée nationale de reddition de compte initiée par le Chef de l’état. Il regagne sa place, reste debout et les acclamations s’intensifient.

Premier à prendre la parole, le maire de la commune apporte son grain de volt à une ambiance déjà électrique et toute la salle se lève pour entonner une chanson en adja lorsqu’il déclare : "Ici, dans le Couffo, nous aimons les hommes courageux et les populations vont vous le dire". Frissons et acclamations.

La commune d’Aplahoué, pleine de reconnaissance, par la voix de son maire, rappelle la sollicitude du Président de la République à son égard. Sollicitude traduite par le bitumage de la route Lokossa-Dévé-Aplahoué-frontière Togo, l’érection en cours d’un stade omnisports, la construction et la modernisation du marché d’Azovè. Des efforts louables pour lesquels le maire Allossogbé dit 3 fois akpé (merci) au leader du Nouveau Départ. La gratitude de cette commune envers le Chef de l’état est aussi l’expression de la reconnaissance des injustices réparées à l’endroit de tout un département par l’homme de la rupture qui, selon le maire, a ramené le Couffo dans la communauté nationale. Aussi, invite-t-il l’assistance à se lever pour acclamer un artisan de la paix, de la cohésion et de l’unité nationales. Au nom de ses administrés, le maire a remercié le Président Patrice Talon pour la décision courageuse maintes fois repoussée d’ériger Aplahoué en chef-lieu du Couffo et son engagement à créer de meilleures conditions de vie à la population béninoise.

Toutefois, l’intervention du maire d’Aplahoué a aussi mis en relief les manques qui handicapent encore le développement de sa commune. Il a évoqué le manque d’eau potable, l’insuffisance d’intrants spécifiques. Ainsi, Aplahoué sollicite la mise en oeuvre d’un programme d’urgence, l’asphaltage. Cette commune a aussi besoin d’un Centre culturel pour permettre à ses jeunes de s’adonner à de saines activités. Et pour renforcer son assise économique, la Commune d’Aplahoué demande la réouverture du poste de Douanes à la frontière Togo pour faciliter les échanges commerciaux , la poursuite de la route jusqu’à Tchetti en traversant Djidja pour relier le Ghana et le Nigeria en passant par le Bénin. Le chef-lieu du Couffo veut aussi entrer dans l’ère du numérique. Le maire a donc fait un plaidoyer afin que sa commune bénéficie de l’implantation d’un point communautaire numérique car du matériel est stocké à la mairie depuis un moment.

Mais la réouverture du Centre universitaire d’Aplahoué reste l’une des doléances majeures face à laquelle le Chef de l’Etat n’a pas usé de faux fuyant. Il rectifie que l’université d’Aplahoué n’a pas été supprimée. Selon les explications du Président Talon, elle a été rattachée au centre universitaire d’Adjarra mais on a assisté à sa désaffection. Il précise que l’essentiel est d’avoir des universités équipées avec de bons professeurs et qu’en tant que dirigeant, l’on ne doit octroyer des choses parce que les populations le veulent mais juger de leur pertinence. "Il n’y a rien en termes d’infrastructures pour une université digne ici" , fait observer le Chef de l’état avant de poursuivre pour constater que le système est mauvais et que dans le prochain plan de l’éducation, sur 100 enfants qui sortent 70 doivent être formés aux métiers.
Pour aborder les autres préoccupations, le President de la République plantent le décor : " Les Béninois peuvent ne plus faire de doléances car la dynamique en cours a tout planifié pour que l’effort commun parvienne à satisfaire nos besoins. Cette dynamique est irréversible".

Mais il va répondre à quelques attentes exposées. Le Président Patrice Talon a donné l’assurance qu’il y aurait une amélioration dans l’électrification, l’accès à l’eau potable sera universel au Bénin avant fin 2022. "Avant Noël 2022, tous nos concitoyens auront de l’eau potable. C’est fait. C’est en cours" , confirme le Chef de l’Etat. Il en est de même pour plusieurs infrastructures.

Dans les échanges et pour montrer que les populations d’Aplahoué ne se sont pas trompées dans leur choix, le Président Talon réaffirme sa conviction : "Dieu a fait à chaque peuple la grâce de faire face à ses besoins et de régler ses problèmes, trouver des solutions à ses attentes. En me portant candidat, je voulais montrer que la pauvreté n’est pas une fatalité, que nous ne sommes pas maudits. J’ai prêté serment en disant que c’est possible, que nous sommes capables de changer notre destin où le cours des choses. 5 ans après, avons-nous la certitude que le Bénin a entamé sa marche vers le développement ? Ma conviction, c’est OUI. Le Bénin a commencé à changer". Il se lance alors dans un développement qui fait toucher du doigt les progrès accomplis dans de nombreux secteurs. Et de conclure "On se rend bien compte que l’ampleur des travaux est inédite en un mandat, un quinquennat. Ça n’a l’air de rien mais nous avons commencé à construire un État moderne".

Fasciné par ces résultats, le maire Allossogbé s’interroge et se demande s’il est possible de poursuivre cette dynamique si le Président les abandonne en si bon chemin. Sans vraiment chercher une réponse, il enchaîne que les populations du Couffo lui en voudront s’il s’abstenait de rempiler avant de demander sous forme de supplications : "Ne nous privez pas d’un tel leadership. Veuillez accepter de continuer le sacerdoce au-delà de 2021".





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