Appel à candidature aux postes de Directeur départemental des enseignements : La voie royale pour célébrer le mérite

10 août 2022

L’homme qu’il faut à la place qu’il faut. C’est désormais le crédo du gouvernement de la rupture qui vient de se démarquer à travers un acte assez remarquable. Dans le cadre de la mise en place de la nouvelle gouvernance des structures déconcentrées des enseignements maternel et primaire ainsi que celles des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, la Commission interministérielle chargée de conduire le processus de sélection des Directeurs départementaux a lancé un appel à candidature. En terme plus clair, il faut désormais postuler à ce poste pour espérer le briguer. C’est une première dans l’histoire de ce secteur où les nominations politisées ou par affinité étaient naguère érigées en règle d’or. Au nom d’une éducation de qualité au service du développement, le gouvernement vient de mettre une croix définitive sur une pratique qui n’a fait que progressivement éroder l’espoir des citoyens béninois assoiffés de connaissance et de compétences. L’éducation est encore à la métastase, puisqu’elle est jusque-là improductive. Il fallait donc faire fi des récompenses politiques et s’attaquer à l’essentiel. Plus d’amis ni de partenaires politiques, encore moins de la famille. Seule, le mérite triomphera, condition sine qua non pour une relève de qualité dans le secteur de l’éducation.
Mieux, les candidats sont informés d’avance sur leur cahier de charges. Ce fonctionnement n’a rien d’extraordinaire, mais il permet d’évaluer les candidats sélectionnés au terme de leur mission, car une bonne gestion repose sur la reddition de comptes. Autrefois, ce n’est qu’après nomination que les Directeurs départementaux prennent connaissance de leur cahier de charge. Il s’agissait ni plus ni moins d’une navigation à vue qui a plongé le pays dans l’abîme. Les moins avisés, ne sachant à quel saint se vouer, se battaient tel un diable dans de l’eau bénite, pour couvrir leur médiocrité. L’heure est plutôt à la correction des tares. D’ailleurs, Patrice Talon et ses lieutenants l’ont si bien compris.
Espérons que cet exercice soit élargi aux autres hautes fonctions de la République. Cela participera de la dynamisation de l’administration publique. Le récent processus de sélection dans le cadre de la Réforme structurelle du secteur de la décentralisation au Bénin a été édifiant. Si tous les secteurs connaissent cette réforme, ce sera le Bénin qui s’en sortira grandi. En plus, ce sera l’un des grands héritages qu’aura laissé le gouvernement de la rupture. En somme, la voie royale pour une éducation au service du développement serait bien tracée. Les acteurs du monde éducatif ne demandent pas mieux.





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