Covid-19 au Bénin : Le temps des confessions !

Fulbert ADJIMEHOSSOU 30 juin 2020

Les langues se délient timidement. Sur les réseaux sociaux, ça confesse pour les uns le miracle d’avoir été guérie de la Covid-19 et pour d’autres la preuve de l’existence du mal. Aux « St Thomas » de la Covid-19, des patients s’adressent du fond de leur cœur. « J’ai commencé une petite toux il y a deux semaines. J’ai pris mon citron gingembre et miel. Je n’étais pas inquiète », commença dame Yolande dans un post ayant l’allure d’une nouvelle. Puis, elle plonge ses compatriotes au cœur de la réalité. « Première nuit, deuxième nuit, troisième nuit, fièvre de 40 degrés avec toux violente... entre deux toux, je regardais souvent vers ma voisine... oui, nous étions deux dans ma chambre... ma voisine de chambre était aussi souffrante que moi de ce méchant Coronavirus... Nos regards étaient souvent plein d’espoir... nos silences étaient sources d’incertitudes ». Mais au bout, de 20 jours de combat, dame Yolande et ses enfants infectés retrouvent le sourire et supplie même ses compatriotes. « Respectez les gestes barrières...Je vous en supplie. Le coronavirus sévit et tue », insiste-t-elle.

Faire des personnes guéries des soldats
Tout comme celle-ci, d’autres patients décident de parler de leur aventure. Mais il aura fallu attendre trois mois après que le Bénin ait été infecté pour assister ces jours-ci à cette tendance de témoignages pour sensibilisation. A la date du 28 juin 2020, nous sommes à un total de 1187 cas confirmés à l’infection au Covid-19, avec 845 personnes sous traitement, 323 personnes guéries et 19 décès. Si quelques dizaines de ces personnes guéries peuvent s’investir, témoigner et sensibiliser, la perception des Béninois vis-à-vis de la Covid-19 aura d’une manière ou d’une autre changée. Beaucoup se seraient rendu compte que le mal existe vraiment. La communication a sans doute un rôle a joué dans ce contexte où il faut à tout prix éviter d’avoir une floraison de cas graves et d’anticiper sur une probable stigmatisation. Alors, si pour certains, la Covid-19 est du leurre, personnes guéries qu’en dites-vous ? C’est le moment.





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