Crime crapuleux à Cotonou : -Les présumés assassins de Gracia risquent la réclusion à perpétuité

La rédaction 12 février 2020

Vivre sans humanité. Le procureur de la République près le Tribunal de première instance de première classe de Cotonou, Mario Mètonou a révélé hier, à la faveur d’un point de presse, les circonstances de l’assassinat de la fillette de 7 ans. On retient que les deux présumés auteurs de ce crime crapuleux ont été présentés au parquet le mardi 11 février et inculpés des chefs d’assassinat et de pratique de charlatanisme. Des faits prévus et punis de la réclusion criminelle à perpétuité par les articles 458 ; 468 à 471 et 475 du code pénal.

Les faits…
Courant janvier 2020, l’auteur de l’enlèvement de la fillette a été approché par un de ses amis escrocs qui lui a expliqué qu’il avait besoin d’un pouvoir mystique pour convaincre facilement ses victimes d’escroquerie. Le charlatan de circonstance, en acceptant la mission, fait savoir à son ami qu’il aurait besoin d’argent pour acheter quelques ingrédients mais aussi et surtout qu’il faudra procéder à un sacrifice humain pour prélever des organes : le cœur et l’encéphale.
Dans un premier temps les deux complices ont retenu d’inviter une prostituée à passer la nuit au domicile du charlatan puis d’en profiter pour la tuer et prélever les organes. A trois reprises, ils échoueront dans cette tentative. C’est alors que le charlatan a orienté son choix vers une cible plus facile à atteindre : la petite Gracia Prunelle qui avait l’habitude de s’amuser avec lui. Elle était petite et n’opposerait aucune résistance à ses bourreaux.
Profitant d’un moment d’inattention de la mère et de l’entourage, le charlatan a enlevé la fillette et l’a conduite à son domicile au quartier Ste Rita. Une fois sur place, la petite a été assommée avec un objet contondant puis un couteau lui a été enfoncé dans la gorge du côté gauche...
« Le parquet de Cotonou se fera le devoir d’obtenir une condamnation exemplaire des inculpés lors de la prochaine session du tribunal statuant en matière criminelle qui s’ouvre au mois de mars 2020 », a déclaré le procureur Mario Mètonou.





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