Maraîchage à Sèmè Podji : Des jeunes face aux défis de l’auto-emploi

La rédaction 25 mars 2021

L’agriculture est l’un des secteurs visé au Bénin pour pallier le chômage. Une idée qui n’a pas échappé au gouvernement, qui a octroyé environs 1000 hectares à des maraîchers et maraîchères dans la commune de Sémè Podji. Reportage sur le site de la Coopérative des Jeunes Maraîchers de Sémè Podji (Cojemas.)

Nous sommes dans la commune de Sémè Podji. Située à 16 kilomètres de la capitale économique (Cotonou) du Bénin, elle bénéficie d’un grand domaine dont 200 hectares pour le site de Cojemas. Près de 300 hommes et femmes y sont déployés et s’activent à plein temps pour tirer leur semence d’un sol peu riche en matières organiques. Malgré cela, Arsène Dossou, un maraîcher s’adapte à la situation selon les moyens de bord. Sur le site, plusieurs produits sont cultivés. D’une part, il y a des cultures traditionnelles telles que les tomates, l’oignon, les légumes, et d’autre part, des cultures exotiques telles que la carotte, le chou, la laitue, le concombre, la betterave, les plantes aromatiques ou le haricot vert. Il faut note que les jeunes courent vers ce domaine pour satisfaire leurs besoins vitaux et éviter le taux de chômage. Pour avoir un bon rendement, c’est la croix et la bannière, étant donné la pauvreté du sol. « Il s’agit d’un sol sablonneux qui a besoin des fientes et des produits chimiques pour une bonne productivité », explique. Aussi, utilise-t-il une technique culturale archaïque pour rendre le sol fertile. « En ce qui concerne la technique culturale, il faut d’abord le défrisage de la terre, après cela le labour, l’aplatissement. Ensuite faire sortir les planches et la semence des pépinières. Il y a un dispositif d’arrosage qui consiste à faire l’installation des tuyaux pour le drainage de l’eau grâce au forage », confie-t-il. Cependant, Arsène ne fait pas usage des tracteurs pour labourer le sol. « J’utilise la houe, le coupe-coupe et le forage pour l’arrosage. J’ai parfois envie d’essayer les nouveaux engins, mais je suis assez limité…C’est pour réduire les dépenses que je fais usage d’une motopompe d’adaptation de gaz domestique », explique-t-il.

L’alternative engrais chimique
Pour le renforcement du sol en matière organique, Alexis Tchékpo, un autre maraîcher fait usage de l’engrais urée, NPK et les fientes. C’est pour lui, l’une des solutions fiables pour espérer un rendement. A cela s’ajoute l’usage des tuyaux de 15 pour le drainage de l’eau et les tuyaux de 5 pour la sortie d’eau dénommés les ‘’piqués’’. « Après cela, nous utilisons les raccords avec paumes d’arrosage pour les semences », indique-t-il. Sur le site, certaines personnes font usages de motopompe à essence, d’autres choisissent d’adapter le gaz domestique à leur motopompe. « J’ai choisi d’utiliser le gaz pour ma motopompe, parce que cela permet de protéger le moteur, la bougie, le carburateur. Cela augmente la durée de vie du moteur. Cela me permet également de réduire les dépenses en cas de rupture d’essence », déclare Alexis. En effet, pour les utilisateurs du site de Cojemas, il n’y a pas assez de différences entre le coût de l’essence et celui de gaz. Malgré les difficultés, les maraîchers tirent profit de leur travail, ce qui leur permet de subvenir à leur besoin.
Yves TCHEKPO (Stag)





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