Règles douloureuses : Une alimentation saine soulage les femmes

La rédaction 30 juin 2020

Encore connue sous le nom de règles douloureuses, la dysménorrhée est une maladie qui se manifeste uniquement chez les personnes de sexe féminin. Considérée par beaucoup comme une maladie incurable, il existe pourtant des astuces simples et efficaces pour soigner ce mal.

Crampe, douleur au bas ventre, maux de tête, nausée, vomissement, diarrhée etc… Ce sont entre autres les signes remarquables chez une personne atteinte de la dysménorrhée. Cette pathologie est très répandue et touche près de 40 à 50% des femmes, selon le site d’informations sanitaire www.santémagazine.net. « Je souffre des règles douloureuses depuis l’âge de 15ans. Mes menstruations sont toujours accompagnées de vives douleurs au bas ventre », s’est plainte Rose Adankon, la vingtaine environ. Comme elle, Estelle Houngbédji a connu elle aussi cette douleur périodique. « Ce n’est qu’après l’accouchement de mon premier enfant que les douleurs qui accompagnent mes menstruations ont disparu », a-t-elle témoigné.
Selon le gynécologue obstétricien Stéphane Hountovo, la dysménorrhée ou encore règles douloureuses sont des douleurs périodiques voire cycliques qui surviennent à chaque menstrue. Ce sont des douleurs qui commencent généralement avec le début des règles et durent parfois jusqu’à la fin. « Avant tout, la douleur est liée à la personne qui souffre de la maladie. Certaines personnes ont des douleurs relativement intenses. Ces douleurs peuvent être insupportables surtout si l’environnement s’y prête », a ajouté le gynécologue.

Les types de dysménorrhée
Il existe deux types de dysménorrhée : la dysménorrhée primaire et la dysménorrhée secondaire. La dysménorrhée primaire se manifeste dès l’adolescence. A l’entame des règles chez la jeune fille, les symptômes de cette pathologie sont observables. C’est le type de dysménorrhée le plus fréquent. En ce qui concerne la dysménorrhée secondaire, les douleurs surviennent d’un jour à l’autre alors qu’autrefois, ces règles étaient sans douleurs. « Pour le premier groupe, c’est-à-dire celui des dysménorrhées primaires, c’est souvent une contraction excessive du muscle utérin qui en est la cause. Pour que les règles s’écoulent, il faut que les muscles se contractent, mais chez certaines femmes, la contraction est plus forte. Parfois, des malformations empêchant le sang de circuler de l’utérus à travers le vagin peuvent également en être la cause. Dans le cas de la dysménorrhée secondaire, c’est souvent une maladie organique, généralement un accolement de l’intérieur de l’utérus qui peut subvenir après un accouchement normal ou après un curetage », explique Hountovo Stephan.
Il fait savoir que cette maladie, quand elle n’est pas vite diagnostiquée et prise en charge, peut avoir de graves conséquences sur celles qui en souffrent. Elle affecte aussi bien psychologiquement que professionnellement celles qui en souffrent. « C’est difficile de vivre avec les règles douloureuses. J’en ai honte et je ne vais pas au cours quand les douleurs commencent. Cela agit parfois sur mes rendements scolaires », affirme Chantal Houndji, une élève en classe de seconde. La dysménorrhée même si elle n’est pas source d’infertilité ou de stérilité, une mauvaise prise en charge peut conduire à l’endométriose, une maladie infectieuse qui entraîne souvent la stérilité.

Consommer moins de sel
Une alimentation saine et le respect de certaines mesures diététiques peuvent soulager les femmes atteintes de cette maladie. « Les personnes atteintes de la dysménorrhée doivent consommer moins de sel car cela favorise la rétention d’eau. Elles doivent aussi diminuer la consommation des matières grasses et des viandes rouges. Boire beaucoup d’eau et pratiquer régulièrement des activités physiques. Les fruits et légumes doivent être privilégiés », a conseillé Ruth Somahoué, une herboriste. Selon elle, le stress entraîne une période menstruelle plus lourde et plus douloureuse. Ainsi, il faut alors bien dormir pour réduire le degré de stress et diminuer les douleurs. A côté de la médecine moderne, elle affirme que certaines femmes font recours à la phytothérapie pour se soigner. « L’automédication présente des risques énormes pour ceux qui s’y adonnent. Avant toute prescription, le malade doit être soumis à des examens gynécologiques. Car il existe d’autres maladies qui se manifestent comme la dysménorrhée. Après cela, des décoctions de plantes peuvent être utilisées pour réduire la douleur ou pour guérir le mal », a précisé l’herboriste.
Elvire AGOSSOU (Stag.)





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