Séminaire au profit du 16ème cours d’état-major de l’Ensa : L’innovation dans les armées au cœur des échanges

Moïse DOSSOUMOU 6 décembre 2019

La Fondation Konrad Adenauer et l’Ecole nationale supérieure des armées se donnent la main pour assurer des formations de qualité aux officiers. C’est dans ce cadre qu’un séminaire initié dans le cadre du 16ème cours d’état-major et qui se déroule à la ferme écotouristique Jacqueville de Tori Cada se penche sur la question de l’innovation dans les armées.
Ils sont au total 32 stagiaires dont 23 béninois et 9 venus d’ailleurs à savoir 2 du Congo, 2 du Niger, 2 du Sénégal, 2 du Mali et 1 de la Côte-d’Ivoire à bénéficier de la science et des expériences de formateurs chevronnés qui se relaient sur le site depuis le 1er décembre dernier. « L’innovation dans les armées : un gage de performance au service de la sécurité des citoyens et de rayonnement de l’Etat ». Tel est le thème de ce séminaire qui vise à doter les élèves officiers d’outils modernes et performants.
Chargé du programme Sipodi à la Fondation Konrad Adenauer, Dr Oswald Padonou évoque le fondement de ces formations délocalisées. « Nous avons estimé qu’il était nécessaire que nous accompagnions l’école dans l’organisation d’un séminaire qui s’inscrit maintenant dans une tradition qui a été formalisée récemment à travers un accord entre la fondation et les Forces armées béninoises (Fab). Donc, l’idée pour nous, c’est de participer à améliorer la formation au niveau de l’Ecole nationale supérieure des armées (Ensa) et cela se traduit à travers ce type de séminaire organisé au profit des stagiaires qui leur permet de s’ouvrir sur l’environnement dans lequel ils évolueront en tant que futurs officiers d’état-major », a-t-il souligné. « Pour cette édition, on a souhaité consacrer les travaux sur la question de l’innovation au sein des FAB. L’enjeu, c’est de travailler l’esprit d’adaptation, mais aussi l’esprit d’anticipation de ces futurs officiers d’état major de façon à ce qu’ils puissent implémenter l’innovation au plan matériel sur les équipements mais aussi au plan immatériel par exemple dans la gouvernance des armées, dans les rapports entre l’armée et les civils », a-t-il poursuivi.
De son côté, le Colonel Stano Adanhodé, commandant de l’Ensa, précise que les officiers d’état major ont besoin de notions sur le plan de l’innovation technologique, doctrinale et institutionnelle. « Il était important de mettre l’accent sur ces volets et voir comment le processus est planifié pour amener ces officiers d’état major qui sont les conseillers des différents chefs à mener cette réflexion et à s’imprégner de la manière dont ces processus sont élaborés en vue d’obtenir de meilleures performances », a-t-il martelé. Ce stage majeur qui s’est ouvert le 1er décembre dernier prend fin ce jour.



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