1ère journée des éliminatoires Coupe du monde Qatar 2022 : Le Bénin gagne à l’extérieur, le staff doit poursuivre dans l’effort

Angelo DOSSOUMOU 3 septembre 2021

Beaucoup ne retiendront que la victoire des Ecureuils sur les Barea. Erreur. Hier, sur la pelouse verte de Mahamasina, les ambassadeurs du football béninois ont laissé aux amoureux avertis du cuir rond, une impression mitigée. Car, depuis la rencontre amicale face à la Zambie à Kouhounou en passant par l’élimination de la Can par la Sierra Leone, nos joueurs n’ont cessé d’étaler les mêmes déchets techniques. Si la victoire et les trois points empochés par le onze national chez l’adversaire du jour est l’arbre qui cache la forêt, avant d’en découdre avec les Léopards de la Rdc lundi prochain, le staff technique des Ecureuils doit forcément se rendre à l’évidence qu’il y a encore beaucoup de travail à faire pour prétendre à une participation à la prochaine coupe du monde au Qatar.
Déjà, aussi curieux que cela puisse paraître, la première partie du match a laissé voir des Ecureuils, pour la plupart, incapables de doser convenablement leurs passes. Conséquences, beaucoup de pertes de balle et une piteuse circulation du cuir rond. Les autres déchets que jusqu’ici, le staff technique n’arrive pas encore à régler, c’est le contrôle de balle, les transversales et surtout la finition. Pourtant, la pelouse de Mahamasina était aux normes et la quasi-totalité des joueurs alignés par Michel Dussuyer sont des professionnels.

Battre la Rdc : tout dépend des Ecureuils !
Finalement, il y a lieu de se demander où se trouve le problème ? Est-ce le système trop défensif du coach Michel Dussuyer qui handicape le jeu chatoyant qu’aurait souhaité voir le public béninois ou l’absence d’un meneur de la trempe de Stéphane Sessegnon, capable d’éclairer le jeu ? Pourquoi les Ecureuils n’arrivent-ils plus à scorer plus d’un but par match ? Autant de questions auxquelles Dussuyer devra essayer de répondre avant lundi. Ce qui est sûr, l’étape du match à Madagascar a été franchie avec beaucoup de baraka. Mais, devant les Léopards amenés par la paire d’attaque Mbokani-Bakambu, qui ont faim de participer à leur deuxième mondial après celui de 1974, ce sera, à coup sûr, un autre match. Alors, passons très vite l’euphorie de la victoire au stade de Mahamasina et que le staff technique se remette au travail pour ce qui pourrait être la bonne surprise des deux premières journées des éliminatoires de la Coupe du monde au Qatar. Et la clé pour résoudre l’équation des Léopards ce lundi à Kouhounou, c’est de corriger au préalable les déchets techniques qui persistent dans le jeu des Ecureuils et de faire un travail psychologique à nos attaquants qui, à titre d’exemple, en seconde partie hier à l’extérieur, ont manqué l’immanquable pour tuer tout espoir d’égalisation des Barea. Il est vrai que l’appétit vient en mangeant. Cela suppose que nos Ecureuils, après cette victoire inattendue à Madagascar, ont l’obligation de rehausser leur niveau de jeu. Autrement, et loin d’être un oiseau de mauvais augure, notre joie ne sera que de courte durée. A Dussuyer et à son staff de faire en sorte qu’il n’en soit pas ainsi.





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