Football : entre fanatisme et réalités (suite)

11 mai 2022

Avant de développer notre sujet, nous avons jugé primordial de revenir à l’historique du football en Afrique. Il y a été introduit par le colonisateur qui, toutefois et pour des raisons racistes, ne voulait pas voir les autochtones, le pratiquer. Sous prétexte que ce serait un luxe très compliqué à comprendre pour eux. En réalité, ils avaient peur de voir ceux-ci s’émanciper.
Ce sont les prêtres de l’église catholique qui, en premier, ont accepté d’enseigner le football à leurs fidèles. A condition que les premières équipes soient uniquement constituées de leurs fidèles. Dans les colonies anglaises d’abord, belges ensuite. Françaises enfin, seulement à partir des années 1920.
Du fait que le Sénégal avait été investi Capitale de l’Afrique Occidentale Française ( AOF ), ce sont les adeptes chrétiens de ce pays qui seront les premiers bénéficiaires d’équipes de football composées d’autochtones . Mais convertis, et sous l’étiquette de l’église catholique. Les équipes devaient être baptisées des noms de Saints de l’église. C’est ainsi que naîtra l’Association Sportive Jeanne d’Arc de Dakar (ASJA). Néanmoins, en 1928, certains autochtones décidèrent de créer l’Union Sportive des Indigènes (USI). Mais l’église catholique les menaça d’excommunication si jamais ils se risquaient à jouer contre l’ASJA.
Au Dahomey aussi, les premières équipes seront d’obédience catholique et auront pour nom, entres autres : Renaissance de Cotonou, ASSO Cotonou, Jeanne d’Arc (JA ) de Cotonou , Etoiles Filantes de Porto Novo…
A SUIVRE .
Béchir Mahamat





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