Organisation d’une prochaine Can par le Bénin : le rêve se dessine

Patrice SOKEGBE 23 décembre 2021

S’il y a un candidat non négligeable capable d’organiser des compétitions majeures les années à venir, c’est sans doute le Bénin. A sa dernière sortie dimanche dernier, le Porte-Parole du Gouvernement Léandre Houngbédji a annoncé la construction de deux stades aux normes internationales. A l’entendre, abriter une compétition majeure reste l’un des plus grands défis du gouvernement de la rupture. « On avait dit une vingtaine de stades pour compléter les 22 déjà existants, mais en voyant les perspectives aussi avec la possibilité de faire abriter à notre pays, de grandes compétitions internationales, avec des stades totalement aux normes internationales comme l’exigent la CAF et la Fifa, nous allons refaire totalement le stade Charles de Gaulle à Porto-Novo. Nous allons aussi faire un grand stade à Parakou aux normes internationales. On va avoir deux grands stades », a déclaré Wilfried Léandre Houngbédji. Cela va de soi, car les dernières sollicitations du Stade Gl Mathieu Kérékou ont permis au gouvernement béninois et les instances faitières du football béninois de rêver grand. La finale de la coupe de confédération africaine de football, les matchs à domicile de la Côte d’Ivoire dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde 2022 sont autant d’arguments qui renforcent la conviction du Bénin à abriter les compétitions internationales. Pour rappel, le Bénin n’a abrité qu’une seule compétition statutaire de la Caf, la Coupe d’Afrique des Nations (Can Junior 2005), compétition à l’issue de laquelle les Ecureuils ont été qualifiés pour la Coupe du monde aux Pays-Bas toujours en 2005. C’est dire que ces sollicitations à répétition sonnent comme un appel de pied auquel le Bénin doit réagir.
L’option de la construction de deux nouveaux stades aux normes internationales en rénovant celui de Porto-Novo et en en construisant un à Parakou est un grand pas vers la réalisation de ce rêve. Mais, il est à remarquer que 3 stades seraient encore insignifiants pour abriter une compétition comme la Coupe d’Afrique des Nations. L’idéal serait de prévoir au minimum 5 voire 6 stades pour espérer une organisation parfaite. Car, il ne faut pas perdre de vue qu’avec les récentes réformes, 24 équipes participent désormais à cette compétition au lieu de 16, comme ce fut le cas, il y a quelques années. Disposer donc de 03 stades permet au Bénin d’être à mi-chemin du défi qu’il s’est lancé. Le gros défi reste la définition de l’emplacement des stades.

Des vecteurs touristiques !
En effet, l’organisation d’une compétition majeure représente une valeur ajoutée pour le pays, notamment au plan économique. Le choix des régions ou des villes pouvant abriter lesdits stades est très capital. Identifier des zones fortement touristiques serait un atout pour l’économie béninoise, car les visiteurs auront l’occasion de découvrir les richesses nationales. Il s’agit de la culture, des repas, des places publiques, les sites touristiques, les hôtels, les avenues, les aéroports... Et voilà une autre manière de vendre le Bénin. Dans ce registre, l’Atacora et les Collines font office de favoris pour bénéficier de stades aux normes internationales. En somme, le rêve se dessine mais, des efforts colossaux restent encore à faire pour atteindre l’ultime objectif. Mais, à ce rythme, le rêve est tout simplement permis.





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