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En vérité : Sauver Cotonou du drame d’Abidjan

La ville est plongée dans le deuil. Abidjan, la belle, pleure ses morts. Cette cité cosmopolite a troqué son charme contre les affres des pluies torrentielles de ces derniers jours. Bien qu’habitués à ce phénomène cyclique, ses habitants étaient loin d’imaginer qu’ils démarreraient cette semaine dans l’émoi et la désolation. Dans la nuit du 17 au 18 juin, une grande pluie s’est invitée jusque dans l’intimité des ménages. A l’aube de ce lundi, c’est un enchevêtrement de gravats et de carcasses de véhicules embourbés qui fait le lit du décor sinistre qui s’offre à la vue. Par endroits, les eaux de ruissellement ont totalement arraché le bitume, comme s’il s’était agi d’un tremblement de terre. Ces images post-apocalyptiques font le tour du monde et suscitent mille et une interrogations. Le bilan macabre fait état d’une vingtaine de morts. A ceux-ci s’ajoutent plusieurs centaines de déplacés.
Les Ivoiriens mettront du temps à se remettre de ce drame qui les secoue une fois de plus. Les autorités à divers niveaux, accusés pour la plupart de laxisme, se feront le devoir de colmater les brèches et la vie reprendra son cours. Dans le meilleur des cas, des mesures seront prises pour réduire les peines des populations au prochain sinistre. A Cotonou comme à Abidjan, pour ce qui est de la gestion des inondations, les réalités sont quasiment les mêmes. Ce sont deux villes qui sont sujettes à ce phénomène pour des raisons connues de tous. L’urbanisation anarchique, la mauvaise gestion de la voirie, l’installation humaine dans des zones impropres à l’habitation sont quelques uns des motifs qui expliquent les dégâts causés par les pluies de manière récurrente. Comme s’ils étaient impuissants face à cette situation, les pouvoirs publics continuent de laisser faire en optant pour une gestion à la petite semaine.
La solution la plus pertinente et la plus radicale consiste à libérer le passage des eaux tout en renforçant le système de la voirie urbaine. Des actions énergiques et coordonnées accomplies sur la base d’études sérieuses suffisent à réduire de manière drastique les catastrophes occasionnées par les pluies diluviennes. Les populations installées à leur guise dans les marécages ont bénéficié à un moment ou à un autre de la complicité voire de la complaisance des pouvoirs publics. Ces derniers ont également très vite jeté les armes quant à une gestion responsable et professionnelle de la voirie. Ce qui fait que les tas d’ordures, au lieu de se retrouver sur les sites de traitement appropriés, se retrouvent dans les bas-fonds, empêchant ainsi l’eau de circuler. De même, les caniveaux construits aux abords des chaussées sont soit inadaptés pour contenir les eaux, soit insuffisamment récurés.
Les autorités municipales sont très vite attaquées à Cotonou lorsque des milliers de familles ne savent plus où donner de la tête parce que encerclées par les eaux. En de pareilles circonstances où l’émotion est plus forte que la raison, l’opinion oublie très vite que les victimes ont participé de manière active au malheur qui les frappe. N’empêche. Compte tenu des dégâts de plus en plus importants causés par les pluies, les dépositaires du pouvoir public sont obligés de sortir des sentiers battus. Jusqu’à nouvel ordre, à l’inaction de la mairie est opposée l’indolence du pouvoir central. Maintenant plus que jamais, ces vieilles habitudes doivent être combattues. Cotonou peut se décider à sortir du cercle infernal des inondations à condition que le passage des eaux soit libéré sur toute l’étendue de la commune. C’est un combat de longue haleine qui doit être engagé dans les meilleurs délais. Il suffit d’une action ferme mais à visage humain pour que la donne change.

22-06-2018, Isac A. YAÏ


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