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Comment se faire des amis

J’ai lu pour vous ce célèbre livre de l’Américain Dale Carnegie. Edité pour la première fois en 1936, il est sans cesse réédité à u rythme accéléré. L’auteur a voulu d’une psychologie du concret, sans suppositions ni mystification. Alors, son œuvre est un best-seller mondial depuis 1936. Elle est traduite dans de nombreuses langues et vendue en dizaines de millions d’exemplaires à travers le monde.

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Mais qu’est-ce que contient ce bouquin pour mobiliser autant de lecteurs ? Quand je vous aurais résumé l’œuvre, vous vous ferez votre propre opinion sur la question. Mais je préviens que la tâche ne sera pas aisée, car toutes les trois cent dix-huit pages mériteraient d’être lues.
La démarche de l’auteur a consisté à énoncer trente principes de comportements que l’individu devrait avoir avec les autres. Cheque principe fait l’objet d’un chapitre. Je ne pourrai pas présenter tout les trente principes. J’en choisirai peut-être une petite dizaine que je considère (arbitrairement) comme plus importantes que les autres. Voici donc ces principes et leurs développements.

1/ Ne critiquez pas, ne condamnez pas, ne vous plaignez pas.
Two-Guns Crowley était un tristement célèbre gangster et assassin américain. « Two-Guns » était en fait son surnom, car il avait toujours deux revolvers sur lui. Le 7 mai 1931, il fut arrêté à New York après une chasse à l’homme ayant mobilisé cinquante policiers qui finirent pas assiéger Crowley dans un bâtiment. Il y eut un terrible échange de coups de feu. Dix mille personnes observaient cette bataille. Après avoir capturé l’homme, voici ce qu’a déclaré Mulroney, le chef de la police : « Cet homme est un des criminels les plus dangereux que j’ai connus. Il tue pour rien. »
Mais que pensait Crowley de lui-même ? Voici la lettre qu’il a écrite au moment où il était assiégé et blessé. Il a écrit la lettre pour qu’on la trouve à côté de son cadavre : « Sous ma veste bat un cœur las, mais bon, et qui ne ferait de mal à personne ». Il fut conduit à la chaise électrique. Arrivé à la chambre d’exécution, il dit : « Voilà ma punition pour avoir voulu me défendre ». Je crois que vous avez compris, Crowley ne se jugeait donc pas coupable. Pourtant, peu de temps ces événements, il venait d’abattre sauvagement un policier qui lui demandait simplement son permis de conduire.
N’allons surtout pas penser qu’une telle attitude, c’est-à-dire le fait qu’un criminel se juge réellement innocent soit un cas d’exception. En effet, même Al Capone que je ne vous ferais pas l’affront de vous présenter disait ceci : « J’ai passé les meilleures années de ma vie à donner du plaisir et de l’amusement aux gens, et quelle a été ma récompense ? Des insultes et la vie d’un homme traqué ».
Pourquoi ai-je tenu à souligner ces exemples figurant dans ce livre ? Tout simplement pour que nous puissions nous poser la question suivante : si les criminels les plus dangereux se considèrent très souvent innocents, incompris, mal remerciés, que pensent alors les gens ordinaires comme vous et moi ? Nous nous prenons presque tous pour des saints. Alors, des personnes assez clairvoyantes ont compris assez tôt que la critique est vaine. Elle ne fait que mettre l’individu sur la défensive et le pousse à se justifier. La critique blesse l’amour-propre de l’autre et le pousse même parfois à une rancune tenace, au suicide ou au crime. De nombreux exemples ont été donnés pas l’auteur mais je n’en citerai que deux.
Lorsque le Président Abraham était en train de mourir après l’agression mortelle commise contre sa personne, son ministre de guerre Stanton, disait ceci : « Voilà le plus parfait meneur d’homme que le monde ait jamais connu ». Pourtant, Lincoln n’a pas toujours été ainsi. Dans sa jeunesse, il critiquait beaucoup. Il allait même jusqu’à écrire des épigrammes, des lettres dans lesquelles il ridiculisait certaines personnes, et qu’il laissait tomber sur les routes en faisant en sorte que les intéressés les trouvent. Il provoquait aussi ses adversaires dans des lettres ouvertes adressées aux journaux. Mais il atteignit le comble.
En effet en 1842, il s’attaqua à un politicien d’origine irlandaise et le ridiculisa outrageusement. Toute la ville en riait. James SHIELDS, c’est le nom de l’Irlandais, retrouva l’auteur de l’article, Lincoln, qu’il provoqua dans un duel. Lincoln ne voulait pas du combat, mais pour sauver son honneur, il accepta. On lui laissa le choix des armes. Ayant de longs bras, il choisit le combat à épée et prit des leçons d’escrime. Le jour prévu, les adversaires étaient sur les bords du Mississipi, prêts à se battre à mort. Heureusement, à la dernière minute, les témoins intervinrent et arrêtèrent le duel.
De cet incident, le plus tragique de sa vie privée, Lincoln tira une précieuse leçon sur la manière de traiter ses semblables. Il n’écrivit plus jamais une lettre d’insulte ou de sarcasme. Cette renaissance (le mot est de moi) contribua certainement à hisser Abraham Lincoln à la tête des Etats-Unis. Même pendant la Guerre de Sécession où les généraux faisaient de graves erreurs et le plongeaient dans ledésespoir, il les changeait certes, mais restait très modéré dans ses propos à leur endroit.
Deuxième exemple, nous, parents, sommes souvent habitués à critiquer nos enfants sans modération. C’est à ce sujet que je cite l’exemple suivant. Il est tiré d’un classique du journalisme américain intitulé : « Les pères oublient ». C’est l’exemple d’un père très sévère avec son fils, le critiquant, le grondant, l’humiliant à longueur de journée. Un soir, le fils s’est glissé timidement dans le bureau de son père qui lisait. La réaction de ce dernier a été de dire « qu’est –ce que tu veux ? » Malgré ce mauvais accueil, le fils s’est approché du père et l’a serré tendrement avant de s’enfuir. Le père a entendu ses petits pas dans l’escalier. La suite, je vous le fais lire. C’est le père qui a été écrit cette lettre : « Eh bien mon fils, c’est alors que le livre m’a glissé des mains et qu’une terrible crainte m’a saisi. Voilà ce qu’avait fait de moi la manie des critiques et des reproches : un père grondeur ! Je te punissais de n’être qu’un enfant. Ce n’est pas que je manquais de tendresse, mais j’attendais trop de ta jeunesse. Je te mesurais à l’aune de mes propres années. (….) Plus rien d’autre ne compte maintenant, mon fils. Je suis venu à ton chevet dans l’obscurité et je me suis agenouillé là plein de honte. (….) Demain, tu verras, je serai un vrai papa. Je rirai quand tu riras. Je pleurerai quand tu pleureras ». (….).

2/ Complimenter honnêtement et sincèrement.
Le seul moyen au monde, d’amener une personne à accomplir une certaine action, c’est de susciter en elle le désir d’accomplir cette action. En obtenant l’obéissance par la force, il ne faut pas penser que c’est bien l’obéissance qu’on a obtenue. Le philosophe John Dewey disait que le mobile le plus puissant de la nature humaine est le « désir d’être important ». Freud dit à peu près la même chose en parlant de « désir d’être reconnu ». William James parlera lui aussi de « soif d’être apprécié ».
Celui qui peut honnêtement étancher cette soif chez les autres sera un grand gestionnaire des relations humaines. C’est ce besoin qui, depuis la nuit des temps, a impulsé les grands progrès individuels et collectifs. C’est ce désir, cette soif qui conduisit un pauvre petit commis sans instruction à étudier des livres de droit qu’il avait découverts dans une caisse de bric-à-brac. Ce petit commis, c’est Abraham Lincoln. L’histoire et le présent nous livrent beaucoup d’exemples de personnages célèbres s’efforçant de montrer à tout prix leur importance. Nous-mêmes le faisons en parlant de notre valeur ou de nos enfants, de nos parents, etc.
Alors, si quelqu’un se fixe l’objectif de conquérir les hommes, il faut qu’il puisse connaître et rendre justice à leur mérites. Une des premières personnes des Etats-Unis à toucher un salaire annuel d’un million de dollars fut Charles Schwab. Son secret, c’est de lui-même qui l’a révélé : « Je considère mon pouvoir d’éveiller l’enthousiasme chez les autres comme mon capital le plus précieux. C’est en encourageant l’individu qu’on révèle et qu’on développe ses meilleurs dons. (….) Je suis toujours prêt à louer et je déteste gronder. Si je trouve une chose bien faite, j’approuve sincèrement et je prodigue mes compliments ». C’est exactement le contraire que fait le commun des mortels. Quand une chose nous déplaît, nous crions et tempêtons ; mais quand nous sommes satisfaits, nous ne disons rien. Nous voyons toujours les défauts de près et les qualités de loin. Ceux qui font lecontraire ne sont pas nombreux. Ils réussissent dans la vie parce qu’ils n’ont presque pas de concurrent dans leur comportement. C’est le cas d’Andrew Carnegie, le célèbre Roi de l’Acier. Même après sa mort, il louait ses collaborateurs. En effet, il avait rédigé sa propre épitaphe comme suit : « Ici repose un homme qui sut s’entourer d’êtres plus intelligents que lui ». Voilà ce qu’il a fait écrire sur sa tombe.
J’ai aussi retenu pour vous cet exemple qui pourrait nous servir au quotidien : l’épouse d’un participant à l’entraînement Carnegie demande à son mari d’écrire une liste de six conseils qu’il jugerait bons de lui prodiguer pour faire d’elle une meilleure épouse. C’est à la paroisse qu’on lui a conseillé de faire une telle démarche, comme d’ailleurs les autres membres de son groupe paroissial. « Donne-moi le temps d’y réfléchir, je te donnerai une réponse demain », lui dit son mari. Le lendemain, il se lève tôt. Il passe chez le fleuriste et commande des fleurs à livrer à sa femme avec le message : « Impossible de trouver six point que j’aimerais modifier chez toi. Je t’aime telle que tu es ». Quand il rentre chez lui ce soir-là, la femme l’attend sur le pas de la porte, heureuse et émue. Cet homme n’est donc pas tombé dans le piège de la critique. Il a fait l’éloge de son épouse, car il savait que lui-même n’était pas infaillible. Mais les éloges doivent êtres sincères. Une grossière flatterie ne trompe pas les personnes intelligentes. C’est même une gaffe.
Au lieu donc de nous concentrer sur nous-mêmes, efforçons-nous de voir aussi les qualités de notre interlocuteur, même si c’est un enfant, ou notre enfant. Ce n’est pas en blessant l’amour-propre de l’autre qu’on le transforme.

3/ Intéressez-vous réellement aux autres.
L’homme fait mille fois plus d’amis en s’intéressant aux autres plutôt qu’en amenant les autres à s’intéresser à lui. Celui qui ne va vers autrui qu’en pensant à lui-même se tue dans de vains efforts. Malheureusement, c’est l’attitude la plus généralisée. La compagnie des téléphones de New-York a fait entre-temps une enquête pour savoir le mot le plus fréquemment utilisé. C’est le pronom personnel « Je ». Quand nous prenons une photo sur laquelle nous nous trouvons en compagnie d’autres personnes, quelle est la personne que nous nous empressons de regarder d’abord ? Je crois que c’est nous-mêmes. L’esprit « charité bien ordonnée commence par soi » est trop ancré en nous. Or, que dit le célèbre philosophe ALDER à ce sujet ? Dans son magnifique livre intitulé : « Le vrai sens de la vie », il écrit ceci : « L’individu qui ne s’intéresse pas à ses semblables est celui qui rencontre le plus de difficultés dans sa vie ».
Le Président Théodore Roosevelt avait une étonnante popularité. Ses domestiques mêmes l’adoraient. Son valet de chambre qui était un noir écrivit sur lui un livre intitulé : « Théodore Roosevelt, le héros de son valet ». Dans ce livre, l’auteur relate un incident significatif que je vous résume : un jour, la femme du valet avait interrogé le Président sur les perdrix. Elle n’en avait jamais vue. Le Président le lui décrivit avec minutie et s’en alla. Mais quelques temps après, le téléphone sonna chez eux. C’est le Président lui-même qui était à l’autre bout du fil. Il appelait pour dire à la femme qu’une perdrix venait de se poser non loin de sa fenêtre et que la femme pouvait la voir si elle voulait. Ces petites attentions lui étaient particulières. Quand il passait prêt de leur chalet, même s’ils étaient hors de vue, il criait « Coucou Annie ! Coucou James ! Un salut amical en passant ! ». Comment ne pas aimer un homme d’une grande personnalité se comportant ainsi avec les petites gens ? Je me permettrai personnellement d’avouer que je ne suis pas habitué à voir ça dans mon pays le pays où les seigneurs et les roitelets puent l’égoïsme par les entrailles.
Pour conquérir l’amitié des gens, nous ne devons pas hésiter à nous donner de la peine. Nous devons, en cas de besoin, accomplir des choses qui exigent du temps, de la réflexion, des efforts et de l’abnégation. Montrer intérêt et admiration sincères à autrui est une qualité qui permet de gagner sa sympathie, que ce soit par le contact physique ou par n’importe quel moyen de communication. Je souligne par exemple que le mauvais accueil au téléphone est très choquant pour le commun des gens.

4/ Ayez le sourire.
Il y avait une dame forte riche qui s’efforçait de briller et de produire une bonne impression sur les hommes. Elle se paraît de diamant et de perles. Malheureusement, elle ne faisait rien pour son visage qui respirait égoïsme et amertume. Elle n’avait pas compris qu’aux yeux des hommes, l’expression qu’une femme porte sur sa figure est beaucoup plus importante que ce qu’elle porte sur son corps. Charles Schwab, dont nous avons parlé plus loin estime que son succès était grandement dû à son sourire et à son pouvoir de se faire aimer.
Les actes sont plus parlants que les mots. Le sourire a un langage. Il signifie : « Vous me plaisez, je suis content de vous voir. Votre présence me rend heureux ». Il ne s’agit évidemment pas du sourire apprêté ou mécanique. Les gens savent reconnaître le sourire large et spontané qui séduit et réconforte. Le chef du personnel d’un grand magasin disait qu’il préférait engager une vendeuse qui a une instruction élémentaire mais au sourire délicieux plutôt qu’une diplômée au visage froid. Savez-vous pourquoi nous aimons nos chiens ? Parce que les folles démonstrations de joie qu’ils font en nous voyant nous flattent et nous émeuvent. Il faut que nous nous plaisions en la compagnie de nos semblables pour qu’ils se plaisent en la nôtre.
Le professeur William James de l’Université de Hayward estime que si nous avons perdu la joie, le meilleur moyen de la retrouver, c’est de nous comporter comme si elle était déjà en nous. Le moyen le plus sûr de connaître le bonheur serait de contrôler nos pensées. La félicité ne dépend pas des conditions extérieures. Elle est régie par notre attitude mentale. Notre satisfaction ne vient pas de ce que nous faisons, ni du lieu ou nous nous trouvons. Elle vient de ce que nous pensons. Shakespeare ne pensait pas le contraire, quand il disait : « Rien n’est mauvais, rien n’est bon. C’est notre pensée qui est le bonheur ou le malheur ». Et que nous conseille le professeur Elbert HUBBARD ? Lisez plutôt : « En sortant de chez vous, rentrez le menton, portez haut la tête, emplissez vos poumons de tout l’air qu’ils peuvent contenir ; aspirez les rayons du soleil, offrez à tous votre sourire et mettez votre cœur dans chaque poignée de main. Ne perdez pas une minute à songer à vos ennemis. Efforcez-vous de déterminer clairement dans votre pensée le but que vous voulez atteindre, puis, sans vous détourner, marchez droit vers cet idéal (….). Il vous suffira de créer en vous-même l’image de l’être que vous voulez devenir pour que, graduellement, s’opère en vous la transformation souhaitée…. » Que retenir donc de cette partie ? Que notre sourire est le messager de notre volonté. Il réchauffe le cœur de celui qui, toute la journée n’a côtoyé que des gens au visage fermé et renfrogné. Un sourire est un rayon de soleil. Quand on se sent tendu en raison du comportement d’un supérieur, d’un client, d’un professeur, d’un parent ou d’un enfant, un sourire nous rappelle que le bonheur n’est pas pourtant loin. L’auteur nous donne alors ce conseil : « Lorsque vous rencontrez un homme trop las pour vous donner le sourire, laissez-lui le vôtre. Car nul n’a plus besoin d’un sourire que celui qui n’en a plus à offrir ».

5/ Quand vous avez tort, admettez-le promptement et énergiquement.
L’auteur nous relate une aventure qu’il a personnellement vécue dans la banlieue de New York. Il y avait là un petit coin de forêt sauvage avec de belles fleurs et des écureuils. Un gendarme était chargé de veiller à ce que les animaux (comme le chien) ne soient pas laissés en divagation. Dale Carnegie a été pris en flagrant délit d’avoir laissé son chien en divagation. Compte tenu de son bon langage, le gendarme le pardonna et il promit de ne pas recommencer la même faute.
Mais un autre jour, le même gendarme le prit dans la même faute au même endroit. Que fit-il alors ? Il n’attendit pas que le gendarme l’interpellât. Il se hâta d’aller lui présenter ses excuses de la façon suivante : « Monsieur, vous m’avez prévenu la semaine dernière que, si je ramenais mon chien ici sans muselière, vous m’infligeriez une amende ».
Le gendarme ainsi désarmé eut un dialogue plutôt amical avec lui. Quand on est en faute et qu’on le reconnaît spontanément, cela attire plus facilement la magnanimité. Quand on sait que l’on mérite une remontrance, il vaut mieux prendre courageusement les devants et faire son mea culpa. S’infliger un blâme vaut mieux que de l’entendre d’une bouche étrangère. L’homme vulgaire peut rejeter le blâme sur les autres ou justifier ses erreurs avec toute l’énergie de son corps. Mais l’homme qui reconnaît ses fautes s’élève au-dessus de la masse. Il éprouve une joie noble et rare.

6/ Faites remarquer erreurs ou défauts de manière indirecte.
Je viens de vous dire ce que nous devons faire quand nous sommes en faute ? Mais que devons-nous faire quand notre interlocuteur est en faute ? Je me permets de vous donner plutôt un exemple de ce qu’il ne faut pas faire. Cet exemple est enfoui quelque part dans le livre. Je vous le résume : un jeune avocat plein de verve défendait un dossier devant la cour supérieure de New-York. Au cours de ce procès, l’un des juges a commis l’erreur de dire que le délai de prescription en droit maritime est de six ans. Alors, le jeune avocat, plein d’éloquence, fixe le juge dans les yeux et dit : « Il n’y a pas de prescription en droit maritime ».
Bien sûr, c’est lui qui a raison. Mais chacun a pu constater son triomphalisme, son plaisir à ridiculiser son vis-à-vis qui commettait une erreur comme tous les humains. Je ne sais pas si ceci a entraîné cela, mais le jeune avocat a perdu le procès. Bouddha disait que : « Ce n’est jamais la haine qui met fin à la haine : c’est l’amour ». Un malentendu n’est pas dissipé par un bras-de-fer, mais plutôt par le tact, la diplomatie, l’esprit de conciliation et le désir généreux de considérer l’autre comme un deuxième « nous-mêmes ». Cela permet de maîtriser la colère et de ne pas céder à la première impulsion. Il faut réfléchir aux idées qui nous opposent aux autres et les étudier avec soin, même s’il faut reculer et se donner un temps pour le faire. Si nous devons à tout prix modifier la conduite d’une personne, faisons-le sans l’irriter ni l’offenser.

Que conclure ?
Je n’ai présenté que six principes sur les trente que développe le livre. Je n’ai donc pas réussi le résumé promis. Cela aurait d’ailleurs été surprenant, car on ne résume pas un manuel. On le lit entièrement et on le consulte de temps en temps en cas de besoin. L’œuvre est en effet criante de vérités que nous côtoyons tous les jours sans souvent les percevoir. Certaines personnes l’ont adoptée comme leur bréviaire et elle a totalement changé leur vie. Certes, moi je ne crois pas au gris-gris ou aux leçons prêt-à-porter qui marchent à tous les coups. Mais l’auteur l’avait lui-même reconnu avec beaucoup de modestie quand il écrivit ceci : « Il serait naïf de croire que vous obtiendrez toujours de cette façon une réaction favorable. Mais si vous n’augmentez vos succès que de dix pour cent, vous êtes tout de même un leader dix pour cent plus efficace, ce qui, pour vous, est un avantage certain ». Alors, qu’est-ce qu’il nous coûte d’essayer ?

Denis AVIMADJESSI, écrivain

14-06-2017, La rédaction


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