En toute sincérit : Femme battante !

Naguib ALAGBE 10 avril 2020

C’est à ce que l’on dit, gagner de l’argent par soi-même en tant que femme, et être en quelque sorte, autonome financièrement, en couple ou non. Rien à voir donc à ce que l’on observe et qui apparaît comme principe par lequel il faudra se considérer comme telle. C’est comme d’habitude trop de confusion et rien d’autre.
Il est clair que s’y mettre, c’est risquer de ne pas en finir. Mais, il y a un minimum sur lequel il va falloir s’entendre. Alors, qu’est-ce que c’est concrètement ? En fait, c’est à chacun de se le définir pour peu que ça reste dans le champ combiné de la réussite aussi bien matérielle que sur le plan des valeurs.
Tout le débat est là, en fait, dans la difficulté à accommoder quête d’un confort social et attachement aux mœurs. Il faut le faire, il est vrai. C’est comme avoir du caractère au féminin. On ne saurait dire exactement ce qu’il faut y mettre. Il y a cependant, et le débat reste ouvert, que c’est tout sauf, refuser de se soumettre en tant que femme au foyer ou même, se convaincre comme un certain nombre, qu’il n’y a de bonheur et d’épanouissement pour la femme qu’en dehors d’un ménage bla bla bla. Confusion encore et toujours.
Il faudra admettre toutefois, que se battre, c’est montrer du caractère, s’insurger contre toute forme d’injustice et le faire avec la manière.
Ce qui conduit à dire donc que ce n’est pas qu’en donner l’impression. Le paraître ne suffit pas, c’est de la triche. Il faut l’être pour de vrai. Et ce n’est pas au prorata du nombre de relations que l’on a eues, ou du nombre de grands noms qu’on a connus et côtoyés. Erreur.
Il y a, et on ne le sait que trop, une espèce de mélange de genres entre s’imaginer femme battante et l’être réellement.
Pour moi, c’est tout sauf de l’incapacité à rester durablement dans une relation, pour ne proposer que de la lingerie à vendre en ligne, où servir de simple relai sans conviction aucune, aux idées que l’on comprend soi-même à peine. Ce n’est pas non plus du coaching façon, dans un langage à peine accessible et un niveau de langue très perfectible. Sinon qu’il ne faut rien y avoir contre, dès lors que ce n’est pas de l’à-peu-près ou du, « ils font je fais ».
Personnellement, je connais une femme véritablement battante qui ne sait ni ne peut rien dire en français, et qui du reste, n’a jamais eu accès à un téléphone connecté au réseau internet, mais dont les champs d’arachide et de maïs s’étendent à perte de vue et suscitent respect et admiration.
Et dire que son chanceux de mari n’a jamais eu à s’en plaindre malgré tout. Femme battante, ne l’est-elle pas ?





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