Sam-King, artiste musicien : « Je vais bientôt signer dans un grand label béninois…. »

La rédaction 10 septembre 2020

Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. C’est encore plus vérifié quand il s’agit de Sam-King qui fait son entrée, lentement mais sûrement dans le monde du showbiz béninois. De son vrai nom Samson Houenagnon Gnonlonfoun, l’artiste Sam-King a à son actif plusieurs singles dans le genre Rap et l’Afrobeat. A travers cette interview, il parle de son parcours et de ses ambitions.

Pourquoi avez-vous choisi la musique ?
La musique à mon niveau n’a pas été un choix mais plutôt une passion que je cultivais en moi depuis mon bas âge, surtout le rap. Bref, je dirai que j’ai un amour particulier pour la musique

Combien d’années de carrière avez-vous et quels sont les albums que vous avez à votre actif ?
Je suis aujourd’hui dans ma sixième année de carrière. Pour le moment je n’ai pas encore d’album à mon actif. J’ai tout de même plusieurs singles. Deux d’entre eux sont sortis officiellement. Il s’agit de ‘’Oundo nan valider’’ (je dois valider) et ‘’akwe djin zon’’ (à cause de l’argent).

Quelle serait votre plus grande réalisation musicale ?
Parlant de succès, j’ai débuté en 2014 et j’ai fait beaucoup de singles de 2014 à 2018. Le 13 janvier 2019, j’ai sorti mon premier single officiel ‘’Oundo nan valider’’ qui m’a donné une grande visibilité. En plus de ça, j’ai sorti mon second single le 18 avril 2020 ‘’Akwe djin zon’’ qui a été joué en boucle par les mélomanes d’ici et d’ailleurs. En dehors de mes singles, j’ai eu à participer à plusieurs challenges qui ont fait de moi ce que je suis par exemple le challenge de l’artiste x-time où j’ai terminé 3ème, celui de l’artiste Level l’Oseille durant lequel j’ai été 2ème et il m’a récompensé et celui de Crisba qui est en cours et j’ai la conviction que je serai 1er. Je vais bientôt signer dans un grand label béninois. Il s’agit du label Je Viens Du Bénin (JVDB) de l’artiste X-TIME. Donc je ne me plains pas car le meilleur reste à venir. Pour le moment j’essaie de faire une musique qui plaira à mon pays c’est- à -dire aux béninois c’est pour cela que je m’exprime plus en langue Fon pour être bien suivi et compris. Mais lorsque je serai star et connu par tous je vais commencer par faire ma musique qu’est le rap en espagnol car c’est le rap qui m’inspire le plus.

Concilier les études et votre passion musicale est-il sans difficulté pour vous ?
Au début, j’ai vraiment eu de difficultés car j’ai priorisé la musique. Je ne parvenais pas à gérer les deux mais j’essaie de m’organiser pour que les deux aillent de pair. Malheureusement, cela a joué sur mes résultats car l’an dernier, j’ai repris la deuxième année du fait que je n’avais pas assez de temps pour étudier. Je passais tout mon temps à faire des shows cases dans les boîtes de nuit et les VIP mais je ne me suis pas découragé parce que la musique au Bénin est pleine d’espoir. J’avais des proches qui me soutenaient. Je dois quand même reconnaître que ça m’a vraiment touché de voir mes amis en 3ème année alors que je suis toujours en 2ème année. Mais je sais que la volonté de Dieu sera faite.

Que pensez-vous de la nouvelle génération d’artistes béninois ?
Les jeunes artistes dont vous parlez, j’en fais partie. Ce qui est une grâce car ce n’est pas donné à tout le monde. Je remercie au passage nos aînés qui nous ont montré le droit chemin que nous essayons tous d’emprunter. La jeunesse béninoise se bat pour que sa musique reste et demeure tout en donnant le meilleur d’elle-même. Je nous exhorte à prendre conscience et à faire valoriser notre musique car c’est capital.

En tant qu’artiste, comment traversez-vous cette période de pandémie de coronavirus ?
Cette pandémie de la Covid-19 a mis les artistes au chômage. Je tire l’essentiel de mes revenus de la musique notamment de mes prestations si bien que je n’ai plus aucune entrée depuis le début de cette pandémie. Les shows cases auxquels je participe me permettaient de subvenir à mes besoins mais malheureusement la pandémie a fait que tout est fermé. Bien que les choses reviennent en ordre petitement, j’ai juste eu à faire 2 évènements et même au cours de ces évènements les policiers sont venus sur les lieux, ce qui ne m’a pas permis de prendre la totalité de mes sous. Jusqu’à l’heure à laquelle je vous parle tout est dur et nous prions juste le Seigneur pour que cette pandémie prenne fin.

Votre mot de fin
Je remercie tous ceux qui me soutiennent de près ou de loin. Je dis un grand merci à tous mes fans qui sont toujours là pour le partage de mes œuvres. Je leur demande de toujours faire de même. Sans oublier mon manager ‘’cellule Josaphat’’ qui a accepté travailler avec moi et qui m’a fait confiance. Je demande très sincèrement au gouvernement de nous venir en aide, nous les jeunes artistes.
Propos recueillis par Audronne N’DAH (Stag.)





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