Entretien avec Inoussa Chabi Zimé, Maire de Parakou : « Il est temps que nos populations se disent au moins, je vais porter le masque… »

La rédaction 2 septembre 2021

Avec vous nous allons parler actualités. Vous savez le sujet qui tient le haut du pavé actuellement partout à travers le monde, c’est bien cette pandémie du coronavirus. Les chiffres grimpent. Vous n’êtes pas sans le savoir, au jour le jour les cas de contamination même les cas de décès. Les chiffres avancés font tellement peur mais au même moment, on remarque que dans le rang des populations, on n’observe pas les gestes barrières. Là dans la commune de Parakou quelle est la situation exacte ?
Il faut dire comme vous l’avez rappelé, le mal est en train de sévir dans le monde entier et particulièrement dans notre pays le Bénin. A voir les chiffres avancés par le ministère de la santé et au jour le jour avec les informations qui nous parviennent des centres de santé, il est normal de s’inquiéter et de s’alarmer même. Faites un tour à l’hôpital d’instruction des armées et vous constaterez que le mal existe et est en train de sévir. Mais le constat amer est le comportement de nos citoyens de Parakou parce que jusqu’à l’heure où nous parlons et malgré les sensibilisations, malgré les images que nous observons et que nous regardons tous les jours, les gens continuent toujours à ne pas observer les gestes barrières soi-disant que ça n’arrive qu’aux autres. C’est vrai ça n’arrive qu’aux autres mais avec ce que nous constatons aujourd’hui et observons, il est à craindre le pire. Rien qu’à faire un tour dans la ville et ne parlons même pas des marchés, vous allez faire le constat amer que même difficilement les gens portent le masque.

Justement on en parlait au cours d’un débat tout à l’heure, les marchés où il n’y a pas du tout le respect des gestes barrières. Vous, vous êtes le maire de la commune de Parakou, vous êtes la première autorité, alors pourquoi ne prenez-vous pas des mesures pour contraindre les usagers et même les visiteurs au port du masque simplement ?
Je tiens à vous dire que tous les usagers du marché quittent un ménage. Un ménage qui a un chef de ménage. Le chef de ménage à le choix de dire à sa femme ou à son enfant qu’avant d’aller au marché, de porter le masque. Avez-vous pris votre masque ? Déjà, ce serait un effort. Le chef de ménage lui-même ne porte pas de masque. Pourrait-il exiger le masque à sa femme ou à ses enfants, puisqu’il se refuse de croire en l’existence du mal, c’est ça qui se constaté dans nos marchés. Vous allez dans le marché, difficilement la distanciation est respectée. Malheureusement avec les places que nous avons, si nous voulons faire respecter la distanciation, il y aura des places que nous allons faire supprimer. Elles vont devoir rester à la maison. De quoi vont-elles se nourrir ? Il y a ce problème-là qui se pose. Maintenant exiger le masque, c’est vrai vous connaissez l’incivisme de nos populations et leurs comportements. On a fini par comprendre que la sensibilisation ne dit rien, parce que malgré tout ce qui a été fait depuis le début de cette pandémie, il faut que les gens s’habituent au moins au port du masque.

Vous allez prendre des mesures ?
A un moment donné, il faudra faire des incursions souvent dans le marché, les gens manipulent tout à la main, comme on l’a dit, le mal est le mal des mains sales. On manipule tout, on vend tout. Un usager peut même se contaminer et rentrer contaminer les autres, c’est-à-dire entrer sain dans le marché et en ressortir souillé. Vous voyez cette multiplication n’est pas seulement due aux rassemblements politiques, culturels et sportifs. Ce n’est pas seulement ça, même dans nos marchés, j’ai peur, c’est vrai que Dieu continue toujours de nous protéger mais jusqu’à quand ? Si nous constatons ce qui se passe dans les autres pays, comment Dieu va continuer de nous aider si nous-mêmes nous ne nous aimons pas ? C’est le mot qui est le plus utilisé, Dieu aime l’Afrique, le mal ne viendra pas, qu’est-ce que les autres ont fait pour être délaissés par Dieu ? Nous ne nous posons pas cette question. Il est temps que nos populations se disent au moins je vais porter le masque. Et aujourd’hui, nous avons eu la chance : le moyen efficace pour lutter contre cette pandémie à part l’observance des mesures barrières, c’est la vaccination.

J’allais en venir, qu’en est-il de la vaccination ici, est-ce que vous l’avez déjà fait Mr le Maire ?
Ce qui est normal nous devons donner l’exemple

Dans la ville de Parakou les agents sont dans quelle situation actuellement ?
Actuellement les agents sont en train de le faire parce que je le leur ai exigé, c’est vrai par une certaine sensibilisation parce que la vaccination est volontaire. Mais vu l’ampleur du mal, il vaut mieux prévenir que guérir. Et prévenir aujourd’hui c’est de se faire vacciner. Mais j’ai d’abord demandé à tous les agents d’aller au moins faire le test avant de se faire vacciner et après le test nous nous rendons compte que la maladie existe et que si nous ne prenons pas garde, nous risquons tous d’être contaminés. Le Maire qui est la première autorité de la ville s’est déjà fait vacciner, il y a de cela plus d’un mois. Il y a plus d’un mois, nous nous sommes fait vacciner, certains diront que c’est une contrainte pour le maire parce que le maire doit voyager et que s’il ne s’est pas vacciné il ne peut pas voyager. Le Maire avant ses voyages, s’aime lui-même et il veut vivre longtemps. Bien vrai que les gens pensent que tous ceux qui se sont fait vacciner vont mourir après deux ans mais ceux qui ne se sont pas fait vacciner peuvent mourir avant les deux ans, c’est-à-dire nous, nous avons encore espoir d’avoir une assurance de vie de deux ans.

Qu’est-ce qui vous a conforté dans votre position, celle d’aller vous faire vacciner ?
Nous n’avons même pas pipé mot. On nous a fait vacciner, les parents même ont suivi même la vaccination. Avant les cinq ans il fallait faire, je crois, 5 tours de vaccination. Nous l’avons fait contre notre volonté, je dis bien contre notre volonté.

Les contextes n’étaient pas les mêmes.
Vous parlez de quel contexte ?

ici la crise est déjà là. Là-bas vous êtes né de façon naturelle…
Quelle façon naturelle, on vous emmène à la vaccination. Mais en ce moment vous n’étiez pas mort, vous ne connaissez même pas la composition de ce vaccin-là. Mais on vous a vacciné. Vous avez survécu et après cela de nous-même de notre propre gré nous sommes allés nous vacciner contre la méningite. Mr Franck pouvez-vous me dire la composition du vaccin de la méningite ? Savez-vous comment ce vaccin a été fait ?
Je n’ai même pas cherché à le savoir. Mais malgré ça, nous l’avons fait. Sommes-nous morts ? Mais en notre temps, on disait même que bon si vous faites le vaccin contre la méningite, paraît-il que vous mourrez. Malgré cela, on accourait pour le faire. Aujourd’hui tout le monde est médecin chercheur, biologiste, on analyse tout. On sait la composition de tout parce qu’il y a les réseaux sociaux. Un chercheur qui démotive les populations. Le mal s’est déclenché où ? En Chine. Les chinois se sont arrangés pour trouver un vaccin. Aujourd’hui par rapport à l’ampleur du mal, est-ce que nous entendons parler de l’ampleur de ce mal en Chine ? Comment ont-ils fait. Qu’ont-ils utilisé ? Un vaccin ! Mais le vaccin qu’ils ont utilisé les empêche-t-il d’avoir le nombre de cadavres que nous avons connus. Pourquoi on a encore de doutes ?!

C’est de là-bas que les vaccins viennent et c’est de là-bas que la polémique est née…
Quel est le vaccin que nous avons fabriqué en Afrique ? Depuis que le mal s’est déclenché, dites-moi quel est le pays africain qui a mis en place un vaccin ? Aucun.

Mais le paludisme sévit depuis plusieurs années. Est-ce que l’empressement avec lequel les gens ont fabriqué le vaccin contre la Covid-19 est-il pareil pour le paludisme ?
Le palu ne sévit pas en Occident, en Europe comme cela sévit en Afrique. Aujourd’hui, que le mal sévit chez eux, ils ont pu avoir rapidement un vaccin. Profitons alors, profitons-en. C’est vrai, c’est un vaccin. Et nous n’allons pas attendre des années après pour avoir la preuve que le vaccin est performant avant de les utiliser. On risque de mourir

On risque de mourir…Mais Mr le Maire, le plus important, c’est la population. On dit à la population d’aller se faire vacciner. Qu’est-ce que vous faites dans ce sens concrètement même si la chose est un peu maîtrisable dans l’administration ?
Il s’agit d’abord de passer par l’information et la sensibilisation. Aujourd’hui, je crois que beaucoup ont compris. Il faut faire un tour dans les centres de vaccination pour constater l’affluence. Vous vous inscrivez actuellement sur une liste, et automatiquement, vous vous faites vacciner.
Actuellement, l’engouement a commencé et c’est notre souhait. Nous voulons que la population de Parakou se fasse vacciner à 99% afin que nous puissions dire que nous venons de franchir un pas, le pas du vaccin. Le reste, on attend de voir, mais on a peur de mourir. Oui, mais chacun de nous veut aller au paradis. Mais sans mourir nous n’irons pas au paradis.
Mais ce n’est pas pour cette raison qu’il faut susciter la mort. Parce qu’en refusant de se faire vacciner, on risque de propager le mal. Même dans nos écritures, il est dit qu’on ne doit pas se tuer, si on sait qu’en refusant d’aller à la vaccination et qu’on contracte la maladie, on peut développer la forme grave et en mourir. Et si vous mourez, vous aurez peut-être des comptes à rendre dans l’au-delà. Vous savez que chaque action dans cette situation de crise compte beaucoup.

En voulant vous faire vacciner, vous n’avez pas suscité les gens à vous emboîter les pas en tant que première autorité de la ville.
C’est vrai, les conditions ne m’ont pas permis de faire de la publicité autour de la vaccination parce qu’au moment où je devrais me vacciner, je voyageais. Je n’avais pas eu cette idée, mais si vous voulez que je vous sorte ma carte de vaccination, cela ne me dérangerait pas.

On a espoir que vous ferez beaucoup d’actions pour amener votre population à se faire vacciner.
Nous sommes en train réellement. Comme je vous l’ai dit, il faut vraiment sensibiliser certains, arriver à convaincre d’autres. Sans faire la vaccination, on peut mourir, c’est-à-dire il y a des gens qui meurent sans tomber malades. Comme le disent les vieux sages, le cadavre de demain ne meurt pas aujourd’hui. Il faut attendre demain. Ça veut dire beaucoup de choses. Quelqu’un qui devrait mourir après la vaccination mourra, quand il le fera. Chacun de nous est là à se dire qu’il ne va pas mourir. Qui vous dit que la journée de demain ou d’aujourd’hui vous appartient ? Personne ne peut le dire. Mieux vaut prévenir que guérir.

Je m’en voudrais de ne pas aborder quelques sujets qui reviennent avec insistance. Nous avons lu un communiqué : la lutte contre la divagation des bêtes. On en parle depuis longtemps. L’équipe précédente a pris des mesures draconiennes, des descentes ont été faites. Aujourd’hui vous renoncez. N’est-ce pas un abandon de plus ?
Je ne dirai pas un abandon de plus parce que le respect d’une décision au sein de notre population n’est pas permanent. C’est-à-dire quand vous posez un acte, les jours qui suivent on respecte. Mais quelque temps après on revient à la charge. Observez ce qui se passe avec le début du déguerpissement.

Tout ce qui se dit dans les médias sur la divagation des animaux n’a pas d’effet. On est en train de prêcher dans le désert.
Si nous prêchons dans le désert, il vaut mieux passer à l’acte, c’est-à-dire, commencer par à abattre ces bêtes. Comme les propriétaires n’ont pas d’enclos, nous allons les aider à empêcher ces bêtes-là de divaguer en les tuant. Nous allons le faire. Celui qui ne va pas être dans le cas est obligé d’entretenir ses bêtes à la maison.

Cette fois-ci, c’est pour combien de temps ?
Tant que les propriétaires ne vont pas prendre conscience et éviter de laisser les bêtes en divagation, nous allons continuer à frapper fort. Pour cette fois, nous n’allons pas attraper les bêtes, afin de contraindre les propriétaires à payer des amendes. Si la bête est tuée, elle ne sera plus en divagation. Si vous voyez encore une bête en divagation, c’est une autre. Ce n’est plus celle d’hier.

Ce qui tue ces genres d’opérations, ce sont les interventions des parents proches, des amis, des autorités et les commentaires sur votre personne. Et vous le savez bien !
Je sais très bien ce qui a été dit. Par rapport à cela, nous prenons très bien ces mesures. C’est vrai qu’en son temps, certains sont allés jusqu’à dire nous envoyons les bêtes dans nos fermes. Moi, je n’ai même pas de ferme. Nous allons tuer les bêtes, et on va les envoyer dans les prisons civiles pour que les gens puissent en faire un bon repas. On verra que le maire n’a pas besoin de ces bêtes pour se nourrir. On verra que le maire n’envoie pas ces bêtes vers les ‘’Menama’’ pour avoir de l’argent dans la caisse de la mairie. On va le faire devant tout le monde. Quand nous allons le faire, les gens vont prendre conscience, il n’y aura pas d’intervention quand la bête sera tuée. Il n’y aura plus de coups de fil de la nièce, de la belle famille, de la sœur ou du frère.

Deux petits autres sujets ici : la libération des espaces publics. Vous étiez sur le terrain avec le préfet du département du Borgou.
Les instructions ont été claires. On faisait le point je crois en début de semaine avec le directeur départemental du cadre de vie.

A ce jour, les axes qui ont été ciblés sont-ils déjà dégagés ?
C’est vrai qu’on ne peut pas être totalement satisfait. Mais aujourd’hui, on constate que ces axes sur lesquels nous avons agi continuent toujours. Les populations continuent de respecter au moins la parole de l’autorité. Mais ce n’est pas pour cette raison que nous allons fléchir. Même moi qui vous parle, sans les services de sécurité ni personne autour de moi, j’ai cessé d’occuper l’espace public. Ma famille et moi allons continuer par le faire, parce que c’est un travail de longue haleine. Nos populations n’ont pas la notion de civisme jusqu’à ce niveau-là. C’est vrai que comparaison n’est pas raison. Nous avons eu la chance d’aller dans un pays africain comme le nôtre. Tout le monde était en règle. Sans les forces de sécurité, les piétons avaient leurs masques. A un moment donné, les gens ont rompu avec le narcissisme. Aujourd’hui dans notre pays, lorsque vous allez appliquer une loi ou un texte, vous allez trouver quelqu’un vous dire ce n’est pas la démocratie, c’est de la dictature. Vous pouvez décider d’inscrire votre nom dans les annales de l’histoire en prenant des mesures qui puissent obliger à respecter les normes. Si vous nous demandez si nous n’avons pas peur de l’abattage des animaux, nous vous répondrons qu’il faut pouvoir écrire son nom dans l’histoire.

Nos voies sont suffisamment dégradées ici. Pis, c’est qu’il y a des ponts qui ne sont pas construits aujourd’hui et qui tuent les populations. Il y a des ponts qui sont construits, mais on constate après une pluie abondante que l’eau passe sur le pont, les populations n’arrivent pas à regagner leurs maisons une fois qu’il pleut. Le pont de DAMA, on en parle depuis des années. Ce pont a encore fait une victime la dernière fois. A quand la fin de ce calvaire ?
On dit souvent que tant qu’il y a à faire, rien n’est encore fait. C’est vrai qu’en matière d’assainissement, en matière d’infrastructure et autres, nous avons assez de problèmes. Et nous avons assez à faire et nous en sommes conscients. Mais à un moment donné, nous faisons un peu d’amalgame. Il y a ce qui est du ressort de la mairie et il y a ce qui est du ressort du l’Etat central. Le pont de DAMA est un pont que la municipalité ne peut pas financer seule. Mais nous avons fait des études. Il ne reste que le financement.
Pour réaliser le projet de construction du site de bout de vidange, il faut construire ce pont. Mais le coût est tellement énorme. Récemment, après cet incident, il a fallu la descente du Directeur départemental du Cadre de vie pour voir l’immensité de la tâche qui est là. Je profite de l’occasion pour présenter mes condoléances à la famille de la victime. Nous avons déjà fait près de trois déplacement sur ce pont. Les populations, quant à elles, s’arrangent pour colmater les brèches. Nous venons au secours en tant qu’individu et non en tant que mairie. Nous le faisons à chaque fois, mais il y a des infrastructures que la municipalité, à elle seule, ne peut pas réaliser. Les gens ignorent qu’il y a certaines voies qui sont du ressort de la mairie, et d’autres de l’Etat central. La voie qui passe devant le stade municipal pour aller à Pèrérè est une voie Inter-Etats. Mais les gens accablent les autorités municipales sur l’état de cette voie. Ce que nous avons fait, c’est de saisir ce ministère. Lorsque vous prenez la voie de Baka qui est une voix aussi dégradée, c’est une route Inter-Etats. Donc, il y a tout cela que nos populations ne savent pas. Les routes qui ne sont pas des routes Inter-Etats, nous avons le devoir de les entretenir. Mais nous sommes limités par les moyens…

Nous avons fait un peu le tour d’horizon de l’actualité ici à Parakou. Monsieur le maire quelle est l’ambiance au niveau du bureau municipal, la gestion des ressources humaines ? On sait que ce n’est pas chose facile, comment vous vous démenez dans ce domaine ?
C’est vrai, tout au début, ce n’était pas facile, surtout que nous sommes venus dans un marigot qu’on ne maîtrisait pas. Mais avec le temps, nous avons commencé par prendre le pli. Et par rapport aux relations interpersonnelles, il n’y a pas de problème. Au début, au sein du conseil municipal, il y avait de remue-ménage, de l’instabilité. Actuellement, nous pouvons dire merci à Dieu. Nous arrivons à parler de développement. La politique politicienne a déserté le forum. Et aujourd’hui, toutes tendances politiques confondues, nous ne parlons que de développement de Parakou, et c’est ce qu’il faut saluer.

On parle souvent de 1er Adjoint au maire de la commune de Parakou, votre prédécesseur. On dit dans l’opinion que s’il n’est pas à son poste, c’est que vous l’envoyez souvent en mission ?
Nous avons trois adjoints au maire et chaque adjoint a une délégation de pouvoir. Et par rapport à la délégation de pouvoir, chaque adjoint joue un rôle. Qu’on me dise que le premier adjoint n’est pas au poste, on doit se poser la question de savoir si le premier adjoint fait ce qu’il doit faire par rapport à la délégation. Les postes électifs (1er, 2è et 3è adjoints au maire) ne veulent pas dire que vous êtes un fonctionnaire qui vient au bureau à 8h sort à 12h30, revient à 14h sort à 17h 30. Il y a même plus de travail sur le terrain en dehors de la mairie qu’à la mairie. À la mairie, ce n’est que l’administratif, mais le reste par rapport au développement, c’est sur le terrain, c’est avec les relations
Quand le premier adjoint au Maire est à l’extérieur de la ville de Parakou, est ce que cela rapporte quelque chose à la ville ?
Donc c’est à nous de vous dire qu’il est utile à la mairie comme tous les autres adjoints. Et par rapport à sa délégation, nous ne nous plaignons pas.

Chaque matin, vous suivez la grogne matinale et vous entendez un refrain : Les machines de la ville, les machines de la ville. Où sont passées les machines, les voies sont dégradées. Il faut faire descendre les machines, il faut les envoyer dans les quartiers pour réfectionner les voies, on ne voit pas les machines, où sont finalement les machines ?
Merci de me donner l’opportunité de parler sur ces machines. Je vous dis, les machines sont là.

Où ?
Les machines sont à la Sitex. Vous avez dit tout à l’heure les machines de la mairie. C’est vrai que ce sont des machines qui ont été acquises au nom de la municipalité, c’est-à-dire au nom de la mairie de Parakou. Mais pour leur gestion, la mairie n’a pas sorti de l’argent pour acheter ces machines. Elles ont été acquises en faisant des titres, c’est-à-dire comme aller faire par exemple un prêt pour les acheter dans l’optique de rembourser. Alors, la mairie avait-elle la capacité de gérer ces machines jusqu’au remboursement total ou fallait-il créer une société qui va gérer ces machines jusqu’à payer la dette ? Une option a été la meilleure. On devrait mettre ces patrimoines directement à la disposition de la mairie, nous allons faire le bon vouloir des populations, c’est-à-dire ces machines ne vont travailler que seulement pour la mairie.
Ç’aurait été quand même mieux que nous commençions, parce que si les communes viennent voir que les voies de Parakou sont réfectionnées, sont bien tracées, les ouvertures de voies bien faites, elles seront obligées de faire recours à cette société là pour dire que Parakou a du potentiel, et que nous pourrons exploiter ces machines dans nos Communes.
D’abord, ces machines interviennent dans des chantiers en dehors de Parakou et par rapport à la qualité de ce qui se fait, les gens ne reprochent rien à ces sociétés. Mais, il fallait quand même tout faire pour rembourser ce qui a été contracté comme dette et pouvoir dire de nos jours, ces machines appartiennent à la municipalité de Parakou. Si elles sont mieux, elles vont intervenir ailleurs…
Transcription : Rédaction Fraternité





Dans la même rubrique