Impressions de quelques participants au dialogue politique béninois

La rédaction 14 octobre 2019

Soumanou Toleba, Pdt Fcdb
« Le rapport final issu de ce dialogue politique va faire avancer notre pays »

Nous sommes venus avec une délégation de 30 personnes. Mais 12 sont restés pour les travaux. Je crois que le rapport final issu de ce dialogue politique va faire avancer notre pays. Je suis satisfait de la qualité des débats, parce que le facilitateur et les rapporteurs ont fait le travail dans les règles de l’art. Nous ne pouvons que féliciter les délégués, les participants en général, les responsables, les organisateurs et surtout le Président de la République

Paul HOUNKPE, Fcbe
« Nous voulons que les conclusions soient traduites en réalité »

« Beaucoup de nos militants sont en prison. Nous sommes préoccupés par cette situation. Nous sommes donc obligés de répondre à cette invitation pour plaider et implorer la clémence du Chef de l’Etat à régler cette situation. Nous voulons que les conclusions soient traduites en réalité. Et que le Chef de l’Etat fasse le geste nécessaire pour apaiser la tension en libérant nos militants et tous ceux qui sont arrêtés dans le cadre des problèmes politiques. Au-delà de cela, il est normal que nous puissions revisiter les textes et permettre que les formations politiques participent effectivement aux élections et qu’il n’y ait plus jamais d’exclusion. C’est le Bénin après tout. Si nous sommes en politique, c’est pour le pays. Et puisque nous sommes en crise et que tout le monde reconnaît qu’il y a crise, on ne peut pas ne pas dialoguer. Tout autre choix, c’est vouloir détruire le pays. Et nous sommes contre cet état de chose. Il faut donc assister, vivre l’ambiance qu’il y a eu pour comprendre que les Béninois ne se haïssent pas. Ce qui a manqué, c’est le contact. Nous nous sommes chamaillés et attaqués, mais tous ceux qui étaient là prenaient tout leur mal en patience. A chaque fois que le mercure semble s’élever, nous avons pu trouver les moyens nécessaires pour avancer.

Théophile Yarou, Fcbe
« Le Chef de l’Etat et son équipe poseront des actes allant dans le sens du dénouement de la crise »

« Nous sommes le parti qui a subi le plus de pression du pouvoir. Nous avons demandé lors des assises que ces brimades puissent s’arrêter, que les règles démocratiques puissent être respectées, que ceux qui sont en prison à cause des manifestations aux lendemains des élections législatives soient libérés. Ce n’est pas directement de leur faute. C’est vrai qu’ils ont commis des actes, mais ce sont les politiques et les décisions politiques qui ont abouti à cet état de choses. Le rapport a pris en compte tous ces éléments et nous espérons que le Chef de l’Etat et son Gouvernement poseront des actes allant dans le sens du dénouement de la crise ».

Claudine Prudencio, Pdte Udbn
« Regardons simplement le Bénin et travaillons ensemble »

Je suis sortie de ce dialogue vraiment ragaillardie. J’ai tout simplement constaté que le Chef de l’Etat a vu juste en nous invitant. Parce que, il y a pas mal de délégués qui ont pu vider leur sac et tout le monde a fait des recommandations. Il revient au Chef de l’Etat de voir ce qui est possible. Ce qui nous est plus cher en venant ici, c’est le Bénin. Et dans la salle, nous n’avons pas remarqué de clivage entre mouvance et opposition. Tout s’est déroulé dans la plus grande convivialité. Je crois que le Chef de l’Etat a eu vent de cela et il l’a évoqué dans son discours, ce qui est très bien. Il va falloir que nous continuions dans cette lancée. Nous sommes tous des enfants du Bénin. Quand il y a problème, il faut à l’avenir, trouver un creuset comme celui actuel afin de régler les différends. C’est également bien pour l’avenir de nos enfants. Il y a certains qui se demandent ce qui se passe dans le pays. Je crois que les 3 jours de dialogue politique vont permettre de calmer la tension dans le pays et c’est notre souhait. Je souhaiterais que le parti absent aux présentes assises mette la balle à terre et accepte échanger avec le Chef de l’Etat. Regardons simplement le Bénin et travaillons ensemble. Nous voyons le changement qui s’opère dans le pays. Nous voyons le projet d’asphaltage qui est en cours actuellement. Il y a avait de trous un peu partout à la Haie Vive. Mais aujourd’hui tout est bitumé. Nos écoliers ont des cantines pour manger. Que veut le peuple ? Je pense qu’il faut l’accompagner, l’encourager dans ce sens. Moi, je suis avec lui. Tout le Bénin est avec lui.

Paulin Akpona, Délégué Bloc Républicain
« Le Bénin étonne toujours le monde »

« En politique, c’est la théorie de Paradoc Condosec qui est appliquée. Cette théorie impose qu’on aille de compromis en compromis sans aller vers la compromission pour avoir un consensus autour d’un idéal national. Le Bénin étonne toujours le monde. Il vient encore d’étonner le monde, parce que l’essentiel a été fait. La classe politique toute entière s’est entendue sur l’essentiel. Vous avez vu l’émotion du chef de l’Etat dans la salle. Je dirai donc, une fois encore, que le Bénin a gagné. Nous disons merci au Président de la République qui a eu cette initiative pour que le Bénin continue sa marche vers le développement. Je suis heureux d’avoir participé et je suis fier d’être Béninois.

Gabriel Laurex Ajavon, Pdt flamme Renouvelée
« Tout le monde a mis en priorité l’unité nationale et la concorde »

Tout le monde a mis en priorité l’unité nationale et la concorde. Donc, prions pour que nos requêtes soient prises en compte et que nous finissions une bonne fois pour toute avec cette crise politique.

Alassane Soumanou, Fcbe
« Aujourd’hui, le dialogue permet d’avoir espoir »

« Nous sommes sortis satisfaits de ce dialogue politique, parce que tous les délégués sont tombés d’accord qu’il faudrait qu’il y ait apaisement. C’est sur cette base que nous sortons la tête haute. En réalité, nous sommes arrivés pour contribuer à l’apaisement de la situation politique. Ceci passe par le toilettage de la charte des partis politiques et du code électoral. Cela permettra de donner un privilège à tous les partis politiques qui vont porter tous les candidats. Nous demandons que les partis de l’opposition soient financés. Nous avons parlé de l’équité, pour qu’une bonne place soit accordée aux femmes. Aujourd’hui, le dialogue permet d’avoir espoir. Ce que nous avons gagné, c’est assez suffisant parce que personne ne peut rien faire en politique si on ne bénéficie pas de sa liberté.





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