Suites aux allégations du Président Ibrahim Traoré : l'indignation du gouvernement à l’Ambassadeur du Burkina Faso près le Bénin

17 juillet 2024

La déclaration du Président du Burkina Faso, Ibrahim Traoré au sujet de la présence des bases militaires françaises au Bénin, continue de faire des vagues. Dans la journée de ce mardi 16 juillet 2024, l’Ambassadeur du Burkina-Faso, en poste au Ghana, a été convoqué par le gouvernement à travers le Ministère des affaires étrangères du Bénin pour exprimer son indignation. Selon les informations, l’Ambassadeur du Burkina-Faso a bel et bien répondu à la convocation et a même été reçu par le ministre béninois des affaires étrangères Shegun Bakari.

En effet, face aux Forces vives de la nation le Jeudi 11 juillet 2024, le capitaine Ibrahim Traoré, président de la transition au Burkina Faso, a accusé le Benin et la Côte d’Ivoire de vouloir "déstabiliser" son pays. « Personne ne viendra nous dire qu’au Bénin il n’y a pas de bases françaises dirigées contre nous. Nous avons les preuves sous la main. Deux bases importantes. Nul ne peut le contester », a-t-il affirmé, tout en assurant également disposer d’enregistrements audio d’agents français au Bénin, qui animent des centres des opérations des terroristes, montent les opérations avec eux, et les aident à se soigner. « Nul ne peut le contester. Et je les mets au défi... Il y a bel et bien deux bases françaises au Bénin, une à Kandi et l’autre en allant vers Porga où je ne sais quelle localité », a-t-il insisté. Il a même affirmé que « des pistes ont été réaménagées à plus de 3 000 mètres de long » et que « des avions atterrissent, des gens équipent et forment des terroristes là-bas ».
Suite à ces propos, le porte-Parole du gouvernement béninois Wilfried Houngbédji a réagi sur sa page Facebook : "C’est l’hôpital qui se moque de la charité", avant de rappeler que c’est plutôt du Burkina et du Niger que proviennent les terroristes qui ont perpétré des attaques au Bénin. A travers la convocation de l’ambassadeur, le Bénin a la possibilité d’exprimer son mécontentement sur le sujet. Vivement que la tension baisse pour une vie paisible des populations.



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