Violences préélectorales, corruption et impunité : Talon maintient la fermeté

Angelo DOSSOUMOU 3 mai 2021

Des mots forts, un ton de fermeté et c’est reparti pour une gouvernance du Bénin plus que jamais éloignée de la compromission. A la faveur de son interview sur Rfi et France 24 et même avant avec sa visite aux forces de l’ordre blessées et juste après l’annonce de sa victoire par la Cour constitutionnelle, Patrice Talon a été plus que clair. Chaque Béninois quel qui soit doit répondre de ses aces. Et mettre fin à la pagaille qui, pendant longtemps a maintenu le pays dans la dilapidation des maigres ressources de l’Etat et l’absence de sagesse puisque le gendarme n’inspire plus la crainte, c’est laisser les forces de sécurité et la justice faire leur travail. D’ailleurs, sur les aspects des violences préélectorales et de la corruption, on sait désormais que ce serait peine perdue que de mobiliser les sages et notables en vue d’aller à la présidence plaider quoi que ce soit.
Talon II ne fléchira pas. Au contraire, il sévira : « Je n’envisage point l’impunité à nouveau, de gracier ou d’amnistier. Ce qui s’est passé devient récurrent. Ce n’est pas envisageable qu’une fois encore les gens soient graciés. On a encore arrêté des gens qui ont été auteurs des actes de violences en 2019. Vous voulez qu’on les gracie à nouveau, ce serait une faute ». Alors, la seule solution qui s’offre aux personnes arrêtées notamment dans le dossier violence électorale, c’est de convaincre la justice de leur innocence. Autrement, elles n’auront pas d’autres alternatives que de payer pour leur faute. Justement, à ce sujet, Patrice Talon veut faire confiance à l’intégrité et à l’impartialité des magistrats de son pays et s’offusque des a priori surtout dans les médias étrangers. « Il faut arrêter de chanter aux pays africains que vous soupçonnez de manipulation de leur justice », a-t-il justement lancé aux journalistes de Rfi et France 24. Tout ceci pour dire que rien n’ébranlera sa détermination à garder cette rigueur qu’il a toujours voulu imprimer à sa gouvernance. Enfin, au cours des cinq prochaines années, que ceux qui veulent la sérénité et la tranquillité, qu’ils soient politiciens, hommes d’affaires ou journalistes ne se mettent pas au travers de la justice. Avec Talon, le requiem de la pagaille est train d’être chanté et cela risque de ne pas s’arrêter en si bon chemin.





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