criminalité faunique : 7 pointes d’ivoires saisies à Parakou

Patrice SOKEGBE 1er juillet 2020

La vigilance et le quadrillage de terrain dont font preuve les forces de sécurité publique ont encore payé. Sept (7) pointes d’ivoires d’éléphants pesant 19,25 kg ont été saisies et un présumé trafiquant arrêté le vendredi 26 juin 2020 à Parakou. L’arrestation a été faite avec une équipe mixte de la Police Républicaine de Parakou, renforcée par des éléments de l’Inspection Forestière du Borgou avec le soutien technique du Programme Appui à l’Application des lois sur la Faune et la Flore au Bénin (AALF-Bénin).

Le présumé trafiquant, il faut le signaler a été pris en flagrant délit de commercialisation des sept (7) pointes d’ivoires. L’éléphant étant une espèce intégralement protégée, la commercialisation, l’importation et l’exportation de son trophée sont interdites par l’article 154 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application.

Nul n’a le droit de faire circuler des trophées ou des dépouilles de cet animal sauvage sans certificat d’origine. Malgré ces interdictions juridiques, ce présumé trafiquant a circulé avec ces ivoires et a voulu les commercialiser. Au regard des infractions commises, il risque de lourdes peines si sa culpabilité est prouvée. Il pourrait payer une amende de 100.000F à 800.000 Fcfa et / ou écoper d’un emprisonnement de 3 mois à 5 ans. Les complices pour ces infractions, dès qu’ils seront retrouvés sont punis comme les auteurs principaux et condamnés solidairement aux amendes et frais dommages-intérêts.

L’éléphant, de son nom scientifique Loxodonta Africana est catégorisée en annexe I. Une espèce intégralement protégée par la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004. Comme d’autres espèces de sa catégorie, cet animal mérite l’attention de tous pour sa protection.
Mais le constat est que de vils individus sont toujours à ses trousses à cause de ses défenses. Ces sept (7) pointes d’ivoires sont issues d’au moins quatre (4) éléphants abattus. Or, l’actuel gouvernement continue de mettre les moyens pour la protection du patrimoine faunique. Il urge que les autres acteurs, en l’occurrence la justice accompagnent le gouvernement en n’accordant aucune clémence aux trafiquants afin de les conscientiser. Ainsi, ils peuvent servir d’exemple aux autres individus malintentionnés qui tapissent dans l’ombre.
C’est encore le moment d’inviter les autres acteurs de la lutte contre la criminalité faunique et AALF-Bénin du réseau EAGLE de resserrer leurs rangs pour soutenir davantage le gouvernement pour la sauvegarde des espèces menacées d’extinction.





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