Entretien avec le Ddemp Martin Luther Adéromou : « Les effectifs pléthoriques dans certaines classes ne sont pas liés à la fusion »

Patrice SOKEGBE 18 octobre 2019

Que voulez-vous corriger en fusionnant les salles de classe ?
La fusion des salles de classe n’est pas une situation qui peut conduire à l’effectif pléthorique des classes. C’est après étude sur le terrain que cette décision de fusion a été prise. Il est vrai qu’il y a pénurie d’enseignants de la maternelle au primaire. Donc, pour résoudre ce problème de pénurie, l’autorité du milieu a estimé que dans les complexes scolaires où nous avons plusieurs groupes où les classes dont les effectifs sont réduits, on pourrait regrouper ces classes pour pouvoir avoir le nombre d’enseignant à peu près raisonnable dans chaque classe. C’est ce qui a conduit à la fusion. Une étude minutieuse a été effectuée sur le terrain, des équipes ont été renvoyées sur le terrain pour étudier les effectifs des classes, et c’est à partir de ces études que les fusions ont été réalisé.

Qu’est-ce que les études ont révélé ?
Les études ont révélé que dans certains complexes scolaires, on peut avoir 20 élèves par exemple au CI dans un groupe et 40 élèves au CI dans l’autre groupe. En fusionnant dans ce cas, on peut avoir un effectif de 50, parfois ça va à 60 ou 70. Donc c’est pour permettre que nous ayons des enseignants disponibles pour occuper d’autres classes, c’est ce qui a conduit à la fusion.

Quelle est la norme recommandée par nos instances en matière de d’effectif dans une classe ?
La norme, c’est 50 élèves

On a jusqu’à 140 écoliers dans certaines classes. Qu’est-ce qui a conduit à cela ?
Il faut dire que les effectifs pléthoriques dans certaines classes ne sont pas liés à la fusion. Nous avons dit tout à l’heure qu’il y a eu pénurie d’enseignant sur le terrain. Et dans les complexes scolaires où par exemple nous avons dans un groupe de 6 classes 4 enseignants, dans un autre où nous avons 3 ou 4 enseignants, il y a un déficit d’enseignants dans ce complexe. Et qu’est-ce-que les directeurs font ? En attendant de pouvoir recruter des communautaires pour leur venir en aide après l’assemblée générale des parents d’élèves et la décision communale, et après avoir adressé une lettre au ministère qui va donner son avis favorable, en attendant que tout ce processus soit réalisé, les directeurs d’écoles s’entendent donc pour fusionner des classes, histoire de ne pas laisser les enfants livrés à eux même. Donc, c’est ces cas de fusion qui ne sont pas dus à la fusion que l’autorité a décidée. Et pour régler effectivement ce problème les directeurs décident de fusionner les salles de classes et c’est ça qui conduit à l’effectif pléthorique.

Pendant que les aspirants au métier d’enseignant au secondaire au ont été déployés, ceux de la maternelle et du primaire attendent toujours. Qu’est-ce qui explique ce retard ?
C’est vrai que les aspirants au métier d’enseignant au secondaire ont déjà pris service. Mais les autorités de la maternelle et du primaire ne sont pas restées muettes face au déploiement des aspirants. Nous ignorons les raisons qui ont conduit à ce retard, mais elles ne sont pas restées sur les lauriers. Elles y travaillent pour que les aspirants soient bientôt redéployés.
Propos recueillis : Patrice SOKEGBE





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