Répression annoncée des véhicules à 4 roues : La police s’active, les usagers sur le qui-vive

6 mai 2024

Dans le viseur de la Police Républicaine. Les conducteurs de véhicules à 4 roues le seront très bientôt et ça fait déjà grincer des dents. En prélude à la répression annoncée, les hauts gradés ont en effet tenu, le jeudi 2 mai 2024, une séance de travail avec les syndicats des transporteurs, taxi-motos et tricycles. Ceci, en vue de renforcer la collaboration entre les deux acteurs. A l’occasion, plusieurs sujets ont été abordés, notamment les dispositions prises pour assurer le bon déroulement de la deuxième phase de l’opération de répression des infractions liées au non-respect du code de la route. D’après le Directeur général de la Police Républicaine, Soumaïla Yaya, il sera procédé, chez les transporteurs, au contrôle de la visite technique, de la Taxe sur Véhicule à Moteur (Tvm), de la police d’assurance, sans oublier le port obligatoire de la ceinture de sécurité et l’usage du téléphone au volant, la conduite en état d’ébriété, l’excès de vitesse en agglomération.
Au regard de cette séance de travail avec les syndicats, les usagers savent désormais à quoi s’en tenir pour les tout prochains jours. Il leur revient donc de se conformer aux textes régissant le trafic routier. Se conformer aux textes, c’est préserver sa vie et celle des autres. Les récents évènements entre la Police Républicaine et les usagers de la route sont le résultat de l’incivisme et de la désobéissance civile. Sous d’autres cieux, les infractions liées au non-respect du code de la route sont considérées comme des crimes et les peines encourues passent des lourdes amendes à la peine de prison ferme. Singapour, le Danemark et autres pays en sont des exemples en cette matière.
Evidemment, les hommes en uniforme ont, par endroits, abusé de leur autorité lors de la répression des véhicules à 2 roues. Une deuxième chance leur est offerte. C’est le moment pour eux de redorer l’image de la Police Républicaine. Dans les systèmes les plus organisés, la police fait des populations, les meilleurs collaborateurs. Pour se racheter, elle a l’obligation d’éviter des bavures et de faire de la répression annoncée, une opération de réconciliation. La quiétude et le vivre-ensemble en dépendent fortement.



Dans la même rubrique